Le marché de l'auto-école Dernière mise à jour le 25/11/2019

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Compétences

  • Qualification professionnelle
  • Aptitudes commerciales
  • Maîtrise de la gestion

Spécificités

  • Poids des investissements
  • Importance de la qualité de l'emplacement
  • Intensité de la concurrence

Vie privée

  • Niveau de rémunération
  • Degré des contraintes horaires
  • Facilité de remplacement

Les professionnels du secteur évoluent dans un secteur en profonde mutation depuis la réforme du permis de conduire instaurée par la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances de 2015 (dite loi Macron) :

- l’émergence de nouveaux modèles économiques : la libéralisation du secteur a attisé les convoitises de nouveaux acteurs sur Internet (envoituresimone.com, ornikar.com, auto-ecole.net, lepermislibre.fr, etc.) qui proposent des cours théoriques à distance, la location de véhicule à double-commande ou la mise en relation entre élèves et moniteurs indépendants. Le succès de ces sites repose sur un positionnement tarifaire très attractif (en moyenne, ils affichent un coût global pour le permis deux fois moins élevé qu’en auto-école traditionnelle). Or, le critère prix est déterminant dans le choix du centre de formation pour le consommateur. Dans ce contexte de très fortes pressions tarifaires, les auto-écoles traditionnelles peinent à rivaliser.

- la réduction des délais pour passer l’examen (et pour le repasser en cas d’échec) : l’externalisation des épreuves théoriques confiées à des opérateurs privés depuis 2016 (La Poste, SGS, Code’n Go, Pointcode), la réduction de la durée de l’épreuve pratique et la modification de la méthode d’attribution des places d’examen, sont autant de mesures qui visent à atteindre l’objectif d’un délai moyen de 45 jours pour passer le permis (contre 98 jours en 2014 et 66 jours aujourd’hui). Cette réduction des délais d’attente entraîne une baisse du nombre d’heures de conduite prises au-delà du forfait de base (20 heures au minimum), pénalisant le volume d’activité des auto-écoles.

- le développement de la conduite accompagnée : les pouvoirs publics ont mis en place plusieurs mesures pour promouvoir davantage la conduite accompagnée afin qu’à terme, 50% des jeunes passent par ce dispositif pour obtenir leur permis : abaissement de l’âge pour débuter la conduite accompagnée à 15 ans, possibilité ouverte aux bénéficiaires de la conduite accompagnée de passer le permis à 17 ans, promotion de la conduite accompagnée lors des journées défense et citoyenneté, etc. En raison d’un coût moyen inférieur de 500 euros par rapport à la formation classique (taux de réussite plus élevé, moins d’heures de conduite au-delà du seuil minimum des 20 heures), le développement de la conduite accompagnée pèse sur le chiffre d’affaires des auto-écoles.

Le développement de la formation sur simulateur de conduite (depuis juillet 2019, la part des heures sur simulateur passe de 5 heures à 10 heures), l’essor de l’apprentissage sur boîte automatique (qui nécessite 13 heures de formation contre 20 heures pour la conduite sur boîte manuelle) et la possibilité de recourir à la conduite supervisée après la formation initiale de 20 heures ou en cas d’échec à l’épreuve pratique, concourent aussi à la diminution du coût du permis (le gouvernement souhaite en diminuer le montant moyen de 30%). Les professionnels devront donc faire face à une baisse du chiffre d’affaires moyen par candidat. Dans ce contexte, les professionnels du secteur seront contraints de se diversifier (stages de récupération de points, stages d’éco-conduite, stages de perfectionnement, ASSR en milieu scolaire, etc.) et à consentir des investissements pour rester compétitifs (équipements en simulateur notamment). L’accès sur Internet au taux de réussite des auto-écoles favorisera les établissements performants.

Par ailleurs, l'adhésion au label "qualité des formations au sein des écoles de conduite" (arrêté du 26 février 2018) devient essentielle pour bénéficier d’avantages concurrentiels et se diversifier :

- proposer en exclusivité certaines formations qualifiantes de 7 heures (formation en complément du permis B pour conduire et manœuvrer un véhicule attelé d’une remorque répondant à certaines conditions, formation à la conduite des véhicules équipés d'une boîte de vitesse manuelle pour les détenteurs du permis de conduire limité aux véhicules avec changement de vitesse automatique),

- proposer en exclusivité les formations post-permis (sensibiliser aux dangers de la route six mois après l'obtention du permis de conduite),

- proposer en exclusivité le dispositif du permis à un euro par jour,

- bénéficier du référencement de l’école de conduite sur le site internet de la sécurité routière,

- proposer une formation à la conduite dans le cadre du compte personnel de formation grâce à une procédure de référencement simplifiée auprès des organismes financiers.

Tendances

La libéralisation du secteur se poursuivra. En effet, plusieurs projets de réforme sont à l’étude : passage de l’examen du code pendant le service national universel, instauration d’un agrément national (suppression de l'obligation de détenir un agrément par département), mise en place d’un comparateur en ligne, et inscription individuelle des candidats pour l’examen pratique. Les organisations professionnelles du secteur s'opposent à ces projets de réforme qui, selon elles, favoriseront l'activité des plateformes en ligne au détriment des acteurs traditionnels.

 

L’organisation du marché

- les exploitants indépendants constituent l’essentiel des professionnels du secteur. En effet, la majorité des entreprises sont de petites tailles (l’exploitant ne possédant souvent aucun salarié).

 

- les groupements d’auto-écoles, qui sont encore peu nombreux.

 

    Auto-Ecole
Nombre d'entreprises du secteur 2017

12 506 (1)

Chiffre d'affaires du secteur (en milliards d'euros) 2016

1,885 Md€ (2)

(1) Source : INSEE, démographie des entreprises et des établissements 2017 - champs marchand non agricole, Stocks d'entreprise au 31 décembre 2017.

(2) Source : INSEE, ESANE.

 

En savoir plus sur ce secteur : Auto-Ecole

Les principales organisations professionnelles

UNIC
Union Nationale des Indépendants de la Conduite
7 rue André Lebourblanc - 78590 Noisy-Le-Roi
Tel : 01 30 56 64 64
http://www.unic-ae.org

 

FNEC
Fédération Nationale des Enseignants de la Conduite
Impasse de l'hôpital - 90100 Delle
Tel : 06 81 89 96 71
http://www.fnec.info

 

CNPA
Conseil National des Professions de l’Automobile
50 rue Rouget de Lisle - 92158 Suresnes Cedex
Tel : 01 40 99 55 00
http://www.cnpa.fr

 

UNIDEC
Union Nationale des Enseignants de la Conduite
Parc d’affaires SILIC BP n°50243 - 2 rue de la couture - 94 568 RUNGIS Cedex
Tel : 01 41 73 28 03
http://www.unidec.org

 

La presse spécialisée

La Tribune des Auto-Ecoles
http://www.tribune-auto-ecoles.fr

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