L'activité des agences de production audiovisuelle Dernière mise à jour le 20/11/2017

L’installation

La création est le mode d’installation le plus répandu. Le créateur, le plus souvent un ancien cadre du secteur, doit disposer d’un bon carnet d’adresses pour décrocher rapidement ses premiers contrats.

Les besoins en surface d’exploitation dépendent des prestations intégrées par l’agence (studio d’enregistrement, studio vidéo, etc.).


Les investissements

Bien que les moyens de production tendent à se démocratiser avec le développement du numérique, les investissements en matériel restent élevés : caméra, drone, projecteur, machinerie, matériel de prise de son, prompteur, fond d’incrustation, plateforme de mixage, station de montage, station d’infographie, etc.

Les autres investissements concernent les véhicules, les licences des logiciels (à renouveler chaque année) ainsi que les frais de formation.

L'obsolescence rapide du matériel impose de renouveler régulièrement les investissements. Pour les équipements onéreux et/ou répondant à des besoins très ponctuels, la location à des prestataires externes peut constituer une alternative à l’achat, surtout en phase de démarrage.

 

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit l'évolution de ses encaissements et de son carnet de commande tout en démarchant de nouveaux clients et en répondant à des appels d’offre. Les agences importantes produisent entre 150 et 300 films à l’année.

Le professionnel réalise une veille quotidienne rigoureuse sur son domaine d'activité afin de suivre les évolutions technologiques, très nombreuses dans ce secteur.

Il participe aux salons professionnels et aux festivals, se constitue un carnet d’adresses (techniciens, studios, comédiens, matériel) et se forme constamment à l'usage des nouvelles techniques de production.

Enfin, il participe aux compétitions de production audiovisuelle organisées lors des festivals (Films & Companies, Cannes Corporate Media and TV Awards, etc). Ces participations lui assurent une couverture médiatique importante. Par ailleurs, l’obtention de récompenses peut lui permettre de se distinguer lorsqu’il répond à un appel d’offres.

 

Les recettes de l’activité

Le chiffre d'affaires réalisé est très variable et dépend des projets réalisés (durée de la production audiovisuelle, technicité).

Les professionnels du secteur facturent soit à la journée (400 à 800 euros) soit au forfait (à partir de 500 euros et jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros).

Des prestations complémentaires peuvent générer un chiffre d’affaires supplémentaire : formation, sous-traitance d’opération de post-production pour d’autres agences, accompagnement à la diffusion (référencement, mise en place d’outils de suivi des consultations), location de matériel, etc.


Les charges à surveiller

L'amortissement du matériel, ainsi que des agencements et installations pour les agences intégrants les studios, représente la principale charge.

Les frais de personnel peuvent constituer un autre poste de charges important en raison du niveau élevé de qualification requis pour exercer dans le secteur. Pour les agences qui sous-traitent une partie de leurs prestations, la sous-traitance est aussi une charge importante.

La formation continue du personnel est indispensable et représente également une charge non négligeable.

Enfin, les frais de déplacement peuvent également être importants (clients, sous-traitants, lieux de tournage, etc.).

 

La maîtrise du résultat

Le professionnel doit parfaitement maîtriser ses investissements matériels et ses coûts de production. Une bonne connaissance des moyens techniques qui s’offrent à lui est indispensable à la rentabilité de l’activité (gain de temps, simplicité de mise en œuvre).

Il doit également suivre ses charges de personnel et trouver l’équilibre entre internalisation des compétences et sous-traitance.


La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les fonds propres doivent être élevés afin de financer les investissements (matériel, véhicule, aménagement et équipements des locaux) et le fond de roulement. En effet, l’activité génère des besoins en trésorerie en raison délais de paiement des clients, surtout quand il s’agit de clients institutionnels. En phase de démarrage, quatre à six mois de fonds de roulement sont nécessaires.

 

    Production de films institutionnels et publicitaires 
Evolution du nombre de création

2016

2015

2014

2013

2012

2011

2010

1 129 (1)

1 000

1 086

1 223

1 187

1 191

1 174

(1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises.

 

 

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