L'activité du médecin spécialiste Dernière mise à jour le 20/10/2016

L’installation

La création est le mode d’installation le plus répandu, grâce surtout au développement de certaines spécialités (neuro-psychiatrie, biologie…). Toutefois, les créations sont rares dans les spécialités nécessitant des investissements élevés en matériel (cardiologie, radiologie…).

La cession d’un cabinet est considérée comme une vente de droit de présentation à la patientèle. Le cédant est imposé selon le régime des plus-values et le successeur doit payer les droits d’enregistrement (même barème que celui applicable aux fonds de commerce). La norme d’achat varie selon l’activité : elle est supérieure pour les spécialités à fortes marges qui nécessitent peu d’investissements (anesthésistes, urologues…).

L’association est plus répandue lorsqu’il est utile de mettre en commun des investissements (cardiologie, radiologie…) et de partager des charges. Le choix de la structure juridique est lié à la volonté des associés : soit de partager les honoraires (SCP, contrat d’exercice en commun, SEL) soit de partager uniquement les moyens (société civile de moyens, société en participation).

 

Les investissements

Peu élevés pour certaines spécialités (anesthésistes, pédiatres…) ils sont particulièrement lourd pour les cardiologues, les radiologues et les ophtalmologues. De plus, les progrès médicaux et technologiques nécessitent des amortissements rapides (5 à 7 ans).

 

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit le nombre de consultations (actes en CS) et les actes techniques qu’il réalise en cabinet ou en clinique.

 

Les honoraires

Elles se répartissent entre les consultations et les actes techniques. Les proportions sont très variables d’une spécialité à l’autre. Les honoraires des pédiatres, psychiatres, gynécologues sont principalement constitués de consultations. Ils disposent de revenus moyens les moins élevés. Les dépassements de tarifs conventionnés sont beaucoup plus fréquents chez les médecins spécialistes : beaucoup optent pour le secteur 2 parce que leur mode de fonctionnement est peu compatible avec le conventionnement du secteur 1 (consultations très longues nécessitant de pratiquer des dépassements).

 

La maîtrise du résultat

Le résultat est plus élevé dans les spécialités qui nécessitent peu d’investissements et peu de charges (chirurgiens, anesthésistes…). Les spécialistes qui ont besoin d’équipements sophistiqués (cardiologues, radiologues…) doivent bien maîtriser leurs investissements et les charges de personnel pour obtenir des revenus élevés. Enfin, les spécialités qui recourent peu aux actes techniques (pédiatres, psychiatres…) doivent réaliser 4 à 5 000 actes en CS (consultations) pour obtenir des revenus confortables.

 

La gestion financière et les besoins en trésorerie

En phase d’installation, le médecin spécialiste doit disposer d’un fonds de roulement égal à 3 à 4 mois d’honoraires moyens. En rythme de croisière, ce montant peut diminuer à 1 à 2 mois.

 

  Médecin spécialiste
Evolution du nombre de création

2015

2014

2013

2012

2011

2010

2 890 (1)

2 768

1 783

1 841

1 941

1 927

(1) Source : "Médecins spécialistes seuls" - Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises.

 

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