L'activité du laboratoire d’analyses médicales Dernière mise à jour le 20/10/2016

Les investissements

Les principaux investissements, hors immobilier, sont constitués par l’aménagement du laboratoire, les automates d’analyses, le matériel informatique et le matériel imposé selon le décret du 27.12.95. Plus le matériel est spécialisé, plus son obsolescence est rapide et plus il est coûteux à l’achat et en maintenance. Le professionnel doit donc être certain que le volume d’actes à traiter sera rapidement suffisant pour amortir ses investissements. A défaut, il est préférable qu’il sous-traite ses prélèvements pour analyses à un laboratoire plus important déjà équipé.

 

La gestion

Le suivi au quotidien

Le professionnel suit le nombre d’actes (B,K, KB, PB, TB) effectués et le nombre de coefficients facturés. Le coefficient moyen par acte est plus élevé dans les laboratoires spécialisés. Il suit également la répartition entre les analyses effectuées par son laboratoire et les analyses données ou réalisées en sous-traitance. Cela lui permet notamment de définir sa stratégie d’investissement en fonction des volumes d’actes transmis.

 

Les honoraires

La rémunération des actes de biologie (lettre B) représente l’essentiel des honoraires perçus par les laboratoires. La valeur des actes est très variable.

 

Les charges à surveiller

Pour les petits laboratoires, l’amortissement du matériel et les réactifs (produits nécessaires à l’exécution des analyses) constituent les principales charges. Pour les laboratoires importants employant plus de 20 salariés (15%), les charges de personnel doivent être maîtrisées. La qualification requise des techniciens et leur nombre imposé par tranches d’actes (un technicien par million de lettres clés B jusqu’à 3 millions et un technicien par tranche de 2 millions de lettres B au-delà). régulent les effectifs. Le groupement de SEL permet aux petits et moyens laboratoires de réduire leurs coûts d’amortissements et d’achats de réactifs.

 

La maîtrise du résultat

Le résultat dépend de la capacité du laboratoire à effectuer des actes spécialisés à forte rentabilité et à s’orienter vers des secteurs où les prix sont moins fermement encadrés (agro-alimentaire, vétérinaire…). Pour les actes classiques, le durcissement de la politique de maîtrise des dépenses de santé conduit à une diminution du chiffre d’affaires et de la marge brute. Les achats de réactifs (les groupements d’achats entre laboratoires se développent), les charges de personnel et les investissements doivent être parfaitement maîtrisés (créations de SEL).

 

La gestion financière et les besoins en trésorerie

La stagnation du chiffre d’affaires et la baisse des niveaux de marge ne permettent plus aux professionnels la moindre erreur dans leur stratégie d’investissement. Les investissements lourds ne peuvent se justifier que lorsqu’ils s’accompagnent d’une certitude d’engendrer un volume d’actes suffisant pour les amortir. La trésorerie est généralement positive, permettant d’obtenir de 0,5 à 1% du chiffre d’affaires en produits financiers.

 

  Laboratoire d’analyses médicales
Evolution du nombre de création

 

2015

2014

2013

2012

2011

2010

107(1)

415

114

91

87

103

(1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises au cours de l’année.

 

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