Les points de vigilance du commerce de matériel agricole Dernière mise à jour le 18/12/2018

Les principales difficultés du métier

Le secteur du commerce de matériel agricole reste très exposé aux évolutions conjoncturelles et structurelles de l’agriculture. Ces évolutions entraînent une baisse des investissements qui fragilisent les professionnels du secteur contraints de développer des activités d’appoint (location, entretien, réparation…) pour tenter de maintenir leur chiffre d’affaires malgré une chute de leur volume de vente.

 

• La dépendance aux décisions d’investissement des agriculteurs

Le secteur est très dépendant de l’activité agricole locale, dans la mesure où les professionnels du secteur ont une mono-clientèle, les agriculteurs, dont les revenus sont aléatoires.

 

• La concurrence croissante des loueurs de machines agricoles

En effet, la location ne cesse de gagner des parts de marché à la vente. Dans un contexte économique incertain, cette alternative séduit de nombreux clients désireux de s’affranchir des coûts de maintenance et d’alléger le poids des dettes. Ainsi, les résultats des loueurs de matériel agricole, en termes de chiffre d’affaires, sont nettement supérieurs à ceux des distributeurs. Pour lutter contre cette concurrence, ces derniers développent leurs services et certains décident même de diversifier leur offre en l’étendant à la location.

 

• Le risque financier

Le poids des investissements (immobilisations, matériel et stocks) étant particulièrement lourd, leur rentabilité est rarement assurée. Les fonds propres doivent être élevés, représentant plus de 50% des capitaux permanents.

 

• La mutualisation de l’agriculture

En effet, la mutualisation du travail, du capital et du matériel permet de réduire les coûts de production, ce qui conduit les agriculteurs à s’associer en groupements agricoles d’exploitations ou à s’associer à l’une des coopératives d’utilisation du matériel agricole (CUMA). Ainsi, le partage du matériel au sein de cercles permet aux agriculteurs de réduire leur volume d’achat personnel, d’éviter les dépenses d’entretien et de profiter de matériel récent.

Dans ce contexte, les entreprises bien implantées et reconnues, qui disposent de fonds propres importants, qui sont dirigés par de véritables gestionnaires connaissant bien l’agriculture , sont les mieux placées pour résister.

 

Evolution du nombre de défaillance "AGRICULTURE, SYLVICULTURE, PECHE"

 

2017

2016

2015

2014

2013

2012

2011

2010

 

1 486 (1)

1 438

1 365

1 380

1 336

1 243

1 245

1 237

Taux de survie au-delà des 5 premières années

Commerce

Moyenne tous secteurs

52,0 % (2)

60,4 %

(1) Source :  Banque de France.

(2) Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2010.

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