L'activité de l’édition de revues et de périodiques Dernière mise à jour le 28/04/2016

L’installation

La création constitue la première forme d’installation, plus particulièrement dans l’édition de journaux spécialisés ou à diffusion géographique restreinte.

 

Les investissements

Le montant des investissements varie considérablement d’une entreprise à l’autre en fonction de son positionnement sur le marché et surtout le degré d’externalisation ou de sous-traitance de certaines tâches.

Le Centre National du Livre accorde aux entreprises d’édition des prêts à taux zéro destinés à accompagner le développement et la pérennisation des éditeurs. Les prêts ne peuvent excéder 50 % des besoins de financement. Des prêts peuvent également être accordés à de nouvelles structures d’édition indépendantes en cas de reprise d'un fonds éditorial (les apports en fonds propres doivent représenter au moins 30 % des besoins de financement).

L ‘Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC) apporte sa garantie financière pour des investissements  de développement (la garantie représente généralement 50% du montant du crédit et peut atteindre 70% pour les crédits inférieurs à 150 000 euros ). 

 

La gestion

Le suivi au quotidien

Les éditeurs de revues et de périodiques suivent en premier lieu la part du chiffre d’affaires dégagé par la publicité et les abonnements. Le suivi des abonnements est particulièrement important, un nombre d’abonnements élevé étant un critère important pour attirer de nouveaux annonceurs. Par ailleurs, la réalisation d’un journal ou d’un magazine requiert une parfaite organisation dans la chaîne de production afin d’éviter tout retard et une gestion très rigoureuse des ventes et de la distribution pour limiter les invendus.

 

Les recettes de l’activité

Il existe une grande disparité entre entreprises et branches du secteur. Le chiffre d’affaires des maisons d’édition de livres est essentiellement constitué des ventes de livres (de 80 à 100% du CA). Pour la presse, les ventes représentent entre 50 et 60% du CA, le solde étant constitué de recettes publicitaires et de petites annonces. A noter le cas spécifique de la presse gratuite dont le CA est fait de publicité et de petites annonces. Pour la presse magazine, les ventes représentent plus de 70% du chiffre d’affaires et les recettes publicitaires moins de 30%.

 

Les charges à surveiller

Les charges fixes sont élevées et incompressibles, représentant de 40 à 55 % du chiffre d’affaires. Elles sont suivies par les charges de personnel (25 à 40% du CA). A noter que le poids des invendus joue un rôle important dans l’équilibre des charges de la diffusion.

 

La maîtrise du résultat

La rentabilité du secteur de l’édition dépend avant tout d’un bon équilibre entre l’estimation du potentiel du marché de diffusion et les tirages à réaliser à la production. Un nombre de tirages trop faible pénalise la rentabilité (les tarifs d’impression sont fortement dégressifs selon la quantité), un marché trop étroit engendre des invendus également coûteux. Il est nécessaire aussi d’avoir une très bonne organisation de production et de gestion de personnel. Pour les activités de presse, le contrôle et l’optimisation des ventes par abonnement et recettes publicitaires sont capitales. En effet, elles représentent une part élevée des recettes (de 30 à 50% en moyenne) et permettent de mieux maîtriser les recettes et la gestion de la trésorerie en dégageant des produits financiers significatifs (de 1,5 à 3,5% du CA).

 

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Tout le secteur se caractérise par un besoin en fonds propres élevé, indispensables aux investissements et au financement d’une nouvelle publication (financement des charges fixes). La situation en trésorerie est très variable d’une branche à l’autre. Pour l’édition de livres, dont le chiffre d’affaires provient exclusivement des ventes, le BFR est positif (30 à 40 j/CA). Pour la presse, grâce aux recettes publicitaires et aux abonnements, le BFR est négatif, permettant de dégager une trésorerie positive.

 

  L’édition de revues et périodiques
Evolution du nombre de création

 

2015

329(1)

Les ratios de gestion clefs

Chiffre d'affaires moyen

Marge brute

Excédent brut d'exploitation

Rotation des stocks

Crédit clients

Crédits fournisseurs

Besoin en fonds de roulement

694 K€ (2)

80,3 % du CA

29,7 % du CA

56 jours de CA

97 jours de CA

86 jours de CA

90 jours de CA

(1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises.

(2) Source : Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2009 & 2010. Données exprimées en % et jours de chiffre d'affaires.

 

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