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Réfléchir à la création de mon entreprise

60 min

pour tout savoir
sur cette étape

Devez-vous vous associer ?

Souhaitez-vous être seul maître de vos décisions ou bien compléter vos compétences, partager la gestion et le quotidien d’une entreprise à plusieurs ? Examinez les alternatives et les avantages de chaque situation.

S’associer ou non ?

Les raisons de s’associer sont multiples. Elles peuvent être sociales, commerciales, juridiques, patrimoniales, fiscales, intellectuelles ou amicales.

 En créant une société, vous donnez naissance à une personne morale, qui peut donc posséder des biens, passer des contrats et agir en justice. Pensez à vous accorder (avant de commencer) sur les statuts, la manière de diriger, la répartition des tâches, la structure choisie (selon les régimes fiscaux et régimes sociaux des associés), les stratégies, etc.

Si vous pensez rester seul, vous et votre entreprise formerez une seule et même personne : les démarches administratives seront moins lourdes, vous prendrez vous-même les décisions et engagerez votre propre responsabilité. Vous pourrez cependant protéger une partie de votre patrimoine personnel en créant une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), en adoptant le statut d’EIRL (entrepreneur individuel à responsabilité limitée), ou encore en faisant une déclaration d’insaisissabilité chez un notaire.

Bien choisir votre associé

Dans l’option d’association, le choix de votre associé est décisif dans la réussite de votre projet. Que recherchez-vous comme qualité chez votre associé ? 

Vous pensez à vous associer en couple, en famille ou encore entre amis ?

Choisissez un partenaire qui partage vos valeurs et qui soit complémentaire par ses compétences. Soyez vigilant dans son choix…

Veillez à faire rédiger votre contrat d’association par un expert : en cas de litige, tout doit être clairement écrit.

Écrivez dès l’origine “qui fait quoi”, afin que la répartition soit limpide et connue de tous.

Travailler avec votre conjoint 

Si votre conjoint exerce une activité régulière dans votre entreprise, il doit obligatoirement opter pour l’un des trois statuts suivants.

  • Conjoint associé : les deux époux ont une idée en commun et souhaitent s’associer (à parts égales ou non) dans la société. Le conjoint associé est un travailleur indépendant et, à ce titre, cotise auprès du régime social des travailleurs non salariés (TNS).
  • Conjoint collaborateur : statut adopté par le conjoint d’un entrepreneur individuel, de l’associé unique d’une EURL ou du gérant majoritaire d’une SARL ou SELARL de 20 salariés au plus. Le conjoint doit collaborer à l’entreprise régulièrement et effectivement, ne pas percevoir de rémunération et ne pas être associé dans la société. Le conjoint collaborateur verse des cotisations sociales obligatoires qui lui permettent de se constituer un droit personnel à la retraite (base et complémentaire) et de bénéficier d’une couverture sociale en cas d’invalidité ou de décès.
  • Conjoint salarié : statut qui répond exactement à celui d’un salarié (contrat de travail, salaire proportionnel à sa qualification…). Le conjoint est affilié et cotise au régime général des salariés.

Les partenaires d’un Pacs ou les concubins peuvent bénéficier du statut de conjoint associé et de conjoint salarié. En revanche, seuls les conjoints et les partenaires d’un Pacs peuvent bénéficier du statut de conjoint collaborateur.

 

 

Le conseil de Sophie

Conseillère Professionnels au Crédit Agricole

Le conseil de Sophie, conseillère Professionnels au Crédit Agricole

La création d’entreprise est une aventure qui demande de l’endurance, l’envie doit vous guider ! Vous devez, à ce stade du projet, prendre le temps de la réflexion, mettre vos idées au clair et bien évaluer vos motivations au regard des exigences de votre projet.