Dans le cadre de la mise en oeuvre de votre projet de commerce indépendant organisé, trois points méritent votre attention :
- le Document d’Information Précontractuel (DIP),
- le montant des droits d’entrée et les redevances,
- la formation.
Le Document d’Information Précontractuel (DIP)
Conformément à la Loi Doubin du 31 décembre 1989, le franchiseur avec lequel vous allez signer est dans l’obligation juridique de vous communiquer toutes les informations détaillées dont vous avez besoin, pour vous faire une idée précise du réseau et de ses dirigeants.
Les articles R.330-1 et R.330-2 du code du commerce imposent aux entreprises qui développent un réseau (sous forme de franchise, concession, commission affiliation et autre forme de partenariat) de fournir, 20 jours au moins avant la signature de tout contrat, un document donnant des informations sincères, qui permette au franchisé de s’engager en toute connaissance de cause.
Le DIP recense notamment les informations suivantes :
- l’identité de l’entreprise, sa date de création et la nature de son activité,
- le nom des dirigeants et leur parcours professionnel,
- la présentation du réseau avec le nombre de franchises et l’évolution historique du réseau (entrées et sorties du réseau),
- les bilans et compte de résultat du franchiseur sur les deux derniers exercices,
- des informations globales sur le marché, son évolution et les perspectives locales,
- le projet de contrat de franchise.
L’adhésion à un réseau se fait la plupart du temps contre versement d’un droit d’entrée, auquel se rajoute le paiement de redevances en cours d’exploitation.
Ces frais peuvent ne pas être négligeables, mais le chiffre d’affaires et le retour sur investissement du franchisé peuvent être rapidement à la hauteur des efforts financiers consentis.
- Le droit d’entrée
Le droit d’entrée est une somme que le franchisé doit régler, la plupart du temps, pour adhérer à un réseau.
Son montant varie fortement selon le secteur d’activité choisi, mais également selon la notoriété de l’enseigne.
De façon générale, le droit d’entrée correspond à la facturation de ce que le nouvel adhérent trouvera comme avantages lors de son adhésion au réseau, c’est-à-dire le plus souvent le pouvoir d’attraction de la marque sur les clients et les services apportés par le franchiseur pour l’aide à l’ouverture :
- la recherche d’emplacement
- la publicité d’ouverture
- la formation initiale, ou la transmission du savoir faire.
Le montant à payer peut être conséquent lors de l’adhésion (notamment dans le secteur de la restauration), mais il est surtout à mettre en rapport avec le niveau d’assistance initiale dont vous bénéficierez à l’ouverture de votre point de vente.
- Les redevances (ou royalties)
Les redevances sont des contreparties financières contractuellement définies, payées par les franchisés à leur tête de réseau.
Elles correspondent à la rémunération du travail de formation continue, d’assistance, de soutien et d’animation du réseau, fourni par le franchiseur.
Elles représentent en moyenne 4 à 6% du CA lorsqu’elles sont proportionnelles au CA réalisé. Certaines enseignes ont opté pour des redevances forfaitaires.
A ces redevances, il faut rajouter une contribution payée par chaque franchisé pour le financement de la publicité et des campagnes de communication au niveau national : la redevance publicitaire.
Il est important que chaque franchisé sache en début d’exercice, de combien dispose le franchiseur en budget publicitaire, et comment il souhaite l’investir.
La formation initiale, dispensée à la signature du contrat de franchise dans la grande majorité des cas, revêt une importance toute particulière :
- elle est le moyen pour chaque franchisé d’acquérir les grands fondamentaux, les théories et la pratique qui seront utiles au franchisé pour exercer son activité
- elle est signe d’un transfert de savoir-faire du franchiseur vers ses franchisés.
Selon une étude de la Fédération Française de la Franchise, la formation, ainsi que l’aide apportée par le franchiseur au démarrage, constituent les deux axes prioritaires des franchisés.
Il vous faut donc vérifier en quoi consiste précisément cette formation.
La meilleure façon de valider le contenu de la formation dispensée par une tête de réseau, est d’échanger directement avec les franchisés déjà installés et de leur poser vos questions :
- Que vous a apporté réellement la formation ? Quel en était le contenu, les thèmes abordés ?
- Quels sont les points négatifs de cette formation ?
- Qui supporte les coûts de cette formation ?
Le dernier point est important, car dans un contexte de crise et de diminution des droits d’entrée pour recruter plus de candidats, certains franchiseurs ont décidé de sortir du droit d’entrée les coûts induits par la formation. C’est donc un poste qui, dans ce cas précis, se rajoute dans votre plan de financement, et qui peut ne pas être négligeable.
La durée moyenne de la formation est de 21 jours (source Enquête annuelle franchise Magazine), mais elle est très variable en fonction des secteurs d’activité, pouvant aller de 3 jours en moyenne dans l’optique, à 200 jours en moyenne dans le hamburger. Ces variations s’expliquent par la sélection des candidats (dans l’optique, tous les candidats sont titulaires de diplômes), le niveau de savoir-faire transmis, les expériences des franchisés.