Mise à jour : 15/12/2010
Toutefois, la tendance structurelle des résidents à prendre leurs vacances en France et la baisse du taux de TVA à 5,5% sur l’activité restauration (concerne ¾ des hôtels) seront autant de facteurs permettant de soutenir en partie l’activité des professionnels. En outre, la réforme de la classification de l’hôtellerie (entrée en vigueur en octobre 2009) permettra une clarification de l’offre (classification de 1 à 5 étoiles remplaçant les anciennes normes:0 à 4étoiles Luxe) Enfin, la mise en place du Prêt Participatif pour la Rénovation Hôtelière (PPRH) favorisera la modernisation du parc hôtelier.
- Les hôtels indépendants représentent encore la majeure partie des professionnels du secteur (environ 82% du nombre d’hôtels total)
- Les chaînes intégrées (Ibis, Mercure, Hôtel F1, Campanile…) : elles représentent plus du tiers du nombre de chambres, chaque établissement possédant en moyenne 80 chambres, soit une capacité beaucoup plus élevée que la moyenne du secteur.
- Les groupements d’indépendants (Logis de France, Relais et Châteaux…), en général constitués à partir d’une thématique forte, permettent aux hôtels indépendants de développer des centrales de réservation, des normes de services, des concepts et des systèmes de contrôle-qualité. La capacité d’hébergement moyenne est de 24 chambres par hôtel. Elles se positionnent surtout sur l’hôtellerie moyen et haut de gamme.
| Nombre d’entreprises du secteur en 2009 | Chiffre d’affaires du secteur en 2008 | Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliards d’euros) | (Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
| 33 575 | 17,384 Md€ |
Hôtels et hébergement similaire |
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| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2009 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2009) | (Source : Insee, Suse (Système unifié de statistiques d’entreprises) | 2009 | 124,7 | ||
| 2008 | 131,9 | ||||
| 2007 | 130,1 | ||||
| 2006 | 121,1 | ||||
| 2005 | 116,2 | ||||
| 2004 | 110,8 | ||||
| 2003 | 107,6 | ||||
| 2002 | 108,0 | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
Le statut juridique
Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
Dans le secteur, la plupart des entreprises est exploitée sous forme de société (71%).
La SARL et l’EURL sont les formes de sociétés les plus répandues dans ce secteur. Depuis le 1er août 2003 (loi 2003-721), l’obligation d’un capital minimum pour constituer ce type de société est supprimée.
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
| Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements) | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 80 300 € | Micro BIC ou Auto entrepreneur |
| Chiffre d’affaires < 766 000 € | Réel simplifié |
| Chiffre d’affaires > 766 000 € | Réel normal |
Le mode d’imposition
Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis, soit :
- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyer n’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).
- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40%, auquel s’applique ensuite un crédit d’impôt plafonné à 230 € pour un couple et 115 € pour une personne seule. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 18%.
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
La TVA est de 5,5% pour l’hébergement.et la restauration (hors boissons alcoolisées).
Les cotisations sociales
| Auto entrepreneur (BIC, activité de vente) | Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 80 300 euros) | |||||
| Tranches de revenus ou de rémunérations(3) | |||||
| < 35 352 € (1 PSS) | < 106 056 € (3 PSS) | < 176 760 € (5 PSS) | > 176 760 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité | 12 % | 6,5 % | 5,,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | / | |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse | 16,65 % | / | / | / | |
| Assurance invalidité décès | 1,3 % | / | / | / | |
| Participation formation | 0,15 % | / | / | / | |
| Retraite complémentaire | 6,5 % | 6,5 % | / | / | |
| Total + CSG + CRDS | 45,2 % (4) | 26,5 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) | |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 12,1 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/720ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,6 € (1/720ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,1 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Invalidité partielle | Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 605 € en 2011) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 3 181,67 € |
| Invalidité totale | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 17 676 € en 2010) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 7 204,48 € |
| Décès : pour le conjoint | Capital : 6 924 € Rente : néant |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : néant Rente : néant |
La retraite
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence) Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (35 352 € pour 2011) Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953) Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 17 676 € pour 2011 |
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| Retraite complémentaire |
La retraite complémentaire est obligatoire.
Valeur du point : 1,110 € |
Le suivi au quotidien
Hôtel seul : Le ratio le plus suivi est le taux d’occupation (total des nuitées rapporté au nombre de chambres sur 365 jours). Pour une bonne rentabilité, ce ratio doit être >60%. En zone touristique, le taux de réservation avant saison est davantage utilisé afin d’anticiper le taux d’occupation prévisionnel. Le prix moyen des nuitées est également très suivi, le petit déjeuner permettant d’augmenter les tarifs. A noter qu’il existe toujours une différence entre les prix affichés et le prix moyen, les tours opérateurs et les entreprises négociant les tarifs. Le prix moyen d’une nuitée, toutes catégories confondues, s’élève à 50 €.
Hôtel-restaurant : En plus des ratios traditionnels (taux d’occupation, nuitées), l’hôtellerie doit suivre également l’activité de restauration. Le ratio le plus suivi est le nombre de couverts moyen/jour. Le prix moyen du couvert est également important ainsi que le “prime coast” qui doit être >60% (addition du coût des matières premières et des frais de personnel). Pour l’activité bar, l’hôtelier se doit de suivre la recette journalière. En fonction du coefficient multiplicateur moyen, il détermine sa marge.
Les recettes de l’activité
Pour les hôtels seuls, le CA dépend du nombre de chambres, de la catégorie, du prix moyen de la nuitée et du taux d’occupation. Les hôtels adhérents à un réseau intégré génèrent un CA plus important (taux d’occupation et prix moyen de nuitée plus élevés). Pour les hôtels restaurants, l’activité de restauration est primordiale (en moyenne, 60% du CA d’un hôtel restaurant provient de la restauration).
Les charges à surveiller
Les charges les plus importantes sont les frais de personnel (18-23% du CA) notamment en cas de gestion d’un hôtel-restaurant. Les hôteliers-restaurateurs font souvent appel à des apprentis ou des temporaires. Ils ont des difficultés à trouver du personnel stable du fait des contraintes horaires. Les dotations aux amortissements (7-10% du CA) et les frais financiers (jusqu’à 4 % du CA) sont ensuite les postes de charges les plus importants. Les charges d’entretien, fréquence et coûts élevés des rénovations, sont également importantes (les frais de blanchissage sont de 450 à 1 400 € par chambre).
La maîtrise du résultat
Le résultat dépend en premier lieu de la maîtrise du CA, du suivi du taux d’occupation et de réservation, et aussi du prix moyen de la nuitée. La gestion du personnel est essentielle (environ 20% du CA), tout particulièrement pour l’hôtel-restaurant. Les travaux d’entretien réguliers, bien que coûteux, sont indispensables pour pérenniser l’activité.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Les fonds propres doivent être élevés et représenter plus de 40% des ressources totales (poids des investissements particulièrement élevé et retour sur investissement particulièrement lent, surtout pour l’hôtellerie) . La gestion de la trésorerie est facilitée par le paiement comptant des clients.
| Evolution du nombre de création (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2009 | 875 | Chiffre d’affaires moyen | 189 K€ |
| 2008 | 972 | Marge brute (en % du CA) | 91,34 % |
| 2007 | 858 | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 32,92 % |
| 2006 | 424 | Rotation des stocks (en jours de CA) | 27 J |
| 2005 | 468 | Crédit clients (en jours de CA) | 9 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 73 J | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | - 21 J | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
Dans ce contexte, les meilleures garanties de réussite sont réunies pour les hôtels dont la situation financière très saine leur permet de faire face à une conjoncture difficile en investissant pour adapter leur offre aux souhaits de la clientèle. Le professionnalisme, un système de réservation performant et un excellent référencement sont indispensables. L’adhésion à un groupement est un atout incontestable.
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2008 | 347 | Hôtel avec restaurant | 58,3 % |
| 2007 | 325 | Hôtel sans restaurant | 55,6 % |
| 2006 | 375 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2005 | 414 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2004 | 398 | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
Franchise Magazine
http://www.franchise-magazine.com
Ac Franchise
http://www.ac-franchise.com
Observatoire de la Franchise
http://www.observatoiredelafranchise.fr
Fédération Française de la Franchise
http://www.franchise-fff.com
Fédération du Commerce Associé
http://www.commerce-associe.fr
Insee, Enquête Annuelle d’Entreprise dans les services, Les résultats complets de l’année 2006 en NAF Rév.1
55.1A,C Hôtels de tourisme
Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises
Aircga : l’association Inter-Régionale de Centres de Gestion Agréés
Association de 14 Centres de Gestion Agréés répartis sur tout le territoire et représentant plus de 50 000 entreprises artisanales, commerciales et prestataires de services ainsi que des exploitations agricoles.
Statistiques financières des comptes des entreprises, rubrique "La TPE en chiffres", "Comptes des TPE"
APCE : "Hôtellerie", mise à jour : 10/2009
Xerfi : "Hôtellerie", mise en ligne : 18/05//2009
Dafsa
Eurostaf
Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études
Research & Markets : moteur de recherche d’études
Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI