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Fleuriste

Mise à jour : 15/12/2010



Le marché

Le marché



Le secteur souffre de la baisse de la consommation de fleurs depuis plusieurs années. Le contexte économique défavorable conjugué aux pressions concurrentielles de plus en plus fortes contribue à cette diminution.

La montée en puissance des autres canaux de distribution tend à créer un contexte concurrentiel difficile : grandes surfaces alimentaires, surfaces de bricolage, jardineries, producteurs cherchent à capter des parts de marché du secteur en proposant une gamme étendue de végétaux d’intérieur (fleurs coupées, plantes en pot, compositions). Ainsi, seules les jardineries ont connu une progression de leurs chiffres d’affaires en valeur et en volume.

Toutefois, pour faire face à cette concurrence, les fleuristes détiennent un certain nombre d’avantages concurrentiels : leur image de spécialiste, leur capacité à conseiller les clients, leur implantation en centre-ville … Ils restent le premier circuit de distribution du secteur avec près de 54% de parts de marché.

Alors que la vente de fleurs coupées chute tant en valeur qu’en volume, les végétaux d’extérieurs et les produits décoratifs constituent de véritables relais de croissance pour les professionnels du secteur (produits à plus forte valeur ajoutée).

Tendances :


Bien que le secteur restera dominé par les indépendants, les enseignes continueront de se développer (campagnes publicitaires, développement international …). Dans ce contexte de double concurrence (multiplication des circuits de distribution et développement des réseaux sous enseigne), les indépendants peineront à faire face à la hausse des prix des loyers et des fonds de commerce, ce qui contraindra un grand nombre d’entre eux à céder leur pas-de-porte à des activités plus lucratives ou à adhérer à une enseigne. Seuls ceux qui tendront à se différencier par des concepts novateurs exploitant l’aspect créateur du métier, parviendront à tirer leur épingle du jeu.

L’organisation du marché :



- Les boutiques de fleuristes : elles dominent encore le marché. Ces fleuristes assurent des services complémentaires comme la commande téléphonique, la livraison à domicile ou adhèrent à des sociétés de transmission florale (Interflora …).

- Les réseaux sous enseigne : leur développement devrait se poursuivre. Leur technique de vente est semblable à celle des autres secteurs : produits standards à forte valeur ajoutée, notoriété de la marque et puissance des centrales d’achat (Monceau Fleurs, Jardin des Fleurs …).

- Les grandes surfaces alimentaires : constituent le deuxième circuit de distribution de végétaux. Très organisées, elles poursuivent leur progression dans le secteur “cadeaux”.

- Les fleuristes de marché : leur nombre est en constante diminution. Cependant, beaucoup de fleuristes en boutique ou de producteurs se déplacent sur plusieurs marchés dans la semaine en plus de leur activité principale.

- Les jardineries : elles proposent des végétaux d’intérieur (fleurs coupées, plantes en pot mais également compositions florales) et d’extérieur, ainsi que des produits complémentaires ayant trait au jardinage. Depuis quelques années, elles diversifient progressivement leur offre ( animalerie, décoration, produits manufacturés destinés aux loisirs de plein-air …).

- Les grandes surfaces de bricolage : elles sont le principal circuit challenger des jardineries. Elles constituent le premier circuit de distribution sur le marché du jardin en termes de part de marché en valeur. Elles étendent désormais leur offre aux végétaux d’intérieur.

- La distribution par Internet : représente un support commercial complémentaire efficace pour les fleuristes, notamment ceux sous enseigne et semble offrir de bonnes perspectives.


Nombre d’entreprises du secteur en 2009 Chiffre d’affaires du secteur en 2008 Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur
(en milliards d’euros) (Indice ICA base 100 en 2000)
18 510 5,180 Md€ Commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2009 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2009) (Source : Insee, Suse (Système unifié de statistiques d’entreprises) 2009 129,3
2008 127,9
2007 123,2
2006 121,0
2005 118,2
2004 117,2
2003 115,8
2002 112,7
(Source : Insee, Bulletin Statistique)


 


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Le métier et la règlementation

Les aptitudes professionnelles


La distribution de plantes et de fleurs nécessite une formation spécifique à la fois technique, commerciale et en gestion. Le CAP de fleuriste est complété par des formations plus qualifiantes tel le Brevet de Maîtrise. Les compétences du fleuriste doivent être multiples, à la fois orientées vers l’horticulture, les techniques de l’architecture végétale, la vente et le marketing. Dans les réseaux, les franchiseurs assurent entièrement la formation de leurs franchisés.

Au-delà de ses capacités relationnelles (accueil, conseil, empathie à l’égard du client…), le professionnel doit avoir un goût prononcé pour la décoration florale et donc un sens de l’esthétique ainsi qu’une sensibilité à la nature. Il doit être aussi un bon acheteur et un technicien compétent. Il doit faire preuve d’originalité dans la conception des bouquets, l’agencement et la décoration de sa boutique. C’est un métier qui exige une grande disponibilité et une bonne forme physique (travail en station debout, travail dans le froid et l’humidité…).

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

L’inscription au Répertoire des Métiers est obligatoire.

Les principaux points de la règlementation professionnelle

Accueillant du public, le local doit répondre aux normes de sécurité relatives aux établissements recevant du public. Les installations doivent respecter les règles de la tranquillité du voisinage (décret 95-408 du 18 avril 1995).

Le professionnel doit respecter les normes d’hygiène des locaux (Arrêté du 9 mai 1995).

Les prix sont librement déterminés.

La loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 (2008-776) a débouché sur des mesures portant sur :


- Les délais de paiement aux fournisseurs : la LME plafonne les délais de paiement à 60 jours à compter de la date d’émission de la facture (ou 45 jours fin de mois). Un plan de négociation secteur par secteur permettra de réduire encore davantage les délais de paiement en 2010. Les sanctions en cas de dépassement de ces délais sont renforcées.


- Les baux commerciaux : les loyers des locaux commerciaux sont indexés sur un nouvel indice de révision des loyers (Indice des Loyers Commerciaux) intégrant une méthode de calcul pondéré (calculé pour 50% sur l’indice des prix à la consommation, pour 25% sur l’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail et pour 25% sur l’indice des prix à la consommation).


Le statut juridique et fiscal du professionnel


Le statut juridique

Le professionnel, qui est un artisan, opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.

Dans le secteur, la majorité des structures est exploitée sous forme d’entreprises individuelles (56 %).

La catégorie d’imposition

Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Catégorie d’imposition des BIC (prestations de services)
Chiffre d’affaires Régime Fiscal
Chiffre d’affaires < 32 100 € Micro BIC ou Auto entrepreneur
Chiffre d’affaires < 231 000 € Réel simplifié
Chiffre d’affaires > 231 000 € Réel normal

Le mode d’imposition

Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis, soit :

- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.

Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyer n’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).

- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).

Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40%, auquel s’applique ensuite un crédit d’impôt plafonné à 230 € pour un couple et 115 € pour une personne seule. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 18%.

Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.

Le taux de TVA

Le taux de TVA à 5,5% s’applique aux produits qui n’ont subi aucune transformation : fleurs fraîches ou séchées (vendues avec ou sans feuillage), les plantes vivantes, les plants horticoles (arbres et arbustes) d’ornement, ainsi que les plants utilisés pour l’horticulture maraîchère et les arbres fruitiers. Le gazon en plaque est également soumis au taux réduit.

Le taux de TVA à 19,6% s’applique aux compositions florales, aux fleurs ou plantes naturelles ayant fait l’objet d’un traitement spécifique (colorées, teintées, stabilisées, lyophilisées ou givrées) ainsi qu’aux fleurs ou plantes artificielles.


Le statut social du professionnel


Les cotisations sociales

  Auto entrepreneur (BIC, prestations de service) Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2)
Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 32 100)
Tranches de revenus ou de rémunérations(3)
< 35 352 € (1 PSS) < 141 408 € (4 PSS) < 176 760 € (5 PSS) > 176 760 € (5 PSS)
Assurance maladie maternité 21,3 % 6,5  % 5,9  % 5,9  % /
Indemnités journalières maladie 0,7  % 0,7  % 0,7  % /
Allocations familiales 5,4 % 5,4 % 5,4 % 5,4 %
Assurance vieillesse 16,65 % / / /
Assurance invalidité décès 1,8 % / / /
Participation formation 0,29 % / / /
Retraite complémentaire 7,1 % 7,5 % / /
Total + CSG + CRDS 46,44 % (4) 27,5 % (4) 20  % (4) 13,4  % (4)


PSS = Plafond de la Sécurité Sociale (35 352 € pour 2011)

(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).

(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.

(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.

(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 12,1 %

La protection sociale

Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Incapacité temporaire Indemnité journalière : 1/720ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,6 € (1/720ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,1 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans.
Pension pour incapacité totale au métier artisanal Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 17 776 € en 2011) les trois premières années, puis 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1PSS (soit 10 605 € pour 2011) jusqu’au 60ème anniversaire. Minimum versé = 3 181,67 €
Invalidité totale Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 17 676 € en 2011) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 3 181,67 €
Décès Capital : 6 924 € si cotisant, 2 769,60 € si retraité

Rente : néant

Décès : pour les enfants à charges Capital : 1 731 €
Rente : néant


La retraite

  Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Retraite de base

Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence)

Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (35 352 € pour 2011)

Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953)

Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 17 676 € pour 2011

Retraite complémentaire

La retraite complémentaire est obligatoire.

7,1% des revenus < 35 352 € (1 PSS) + 7,5% des revenus < 141 408 € (entre 1 et 4 PSS)        

X valeur du point X nb d’années
Coût d’acquisition du point        
Coût d’acquisition du point : 4,324 €
Valeur du point : 0,30970 € (points acquis depuis 1997)

L’exercice de l’activité

L’installation


La création est le mode d’installation le plus répandu. Le franchisé doit respecter un cahier des charges très précis mais profite de la notoriété et de la centrale d’achats de la marque. La qualité de l’emplacement conditionne la réussite commerciale.

En cas de reprise, la valeur du fonds varie selon l’importance du chiffre d’affaires et surtout de la qualité de l’emplacement et des équipements de la chaîne du froid.

Les investissements


Les agencements, la décoration, les véhicules de livraison et la chambre climatique constituent l’essentiel des investissements.

La gestion


Le suivi au quotidien

Le professionnel suit l’évolution de ses ventes et de son stock. Il suit plus particulièrement les produits à faible durée de vie (fleurs coupées…) et les produits saisonniers (notamment les chrysanthèmes et le muguet). Dans ce dernier cas, il est impératif de bien programmer les commandes.

Les recettes de l’activité

L’activité présente un caractère saisonnier et est fortement liée aux évènements familiaux (mariages, communions …) et aux périodes de fêtes (Saint-Valentin, 1er Mai, Fête des Mères, Toussaint …). Le chiffre d’affaires est constitué à 80% par les ventes de fleurs coupées et de plantes fleuries (“le bouquet fleuriste” restant le produit le plus vendu). Les compositions florales, où les marges sont les plus importantes, représentent 15 % des ventes. Le reste du chiffre d’affaires correspond à des ventes d’accessoires (vases, présentoirs, articles de décoration).

Les charges à surveiller

La maîtrise des charges repose essentiellement sur l’optimisation des achats et des stocks : programmation des commandes, négociation des prix et suivi rigoureux de la rotation des produits les plus fragiles (plantes fleuries et fleurs coupées). Les achats représentent plus de 45% du chiffre d’affaires. Ensuite viennent les charges de personnel.

La maîtrise du résultat

Le résultat dépend d’abord de la maîtrise du taux de marge brute. Ce dernier sera d’autant plus élevé si le professionnel maîtrise parfaitement la gestion de ses achats, commercialise des compositions florales à forte valeur ajoutée et propose des services annexes (livraison, location…). La réduction des pertes, notamment pour les fleurs coupées, et le suivi des charges de personnel sont également essentiels.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Des besoins de trésorerie peuvent se faire sentir en raison de la saisonnalité des ventes.

Evolution du nombre de création (1) Les ratios de gestion clefs
2009 1 426 Chiffre d’affaires moyen 164 K€
2008 918 Marge brute (en % du CA) 52,93 %
2007 1 059 Excédent brut d’exploitation (en % du CA) 18,58 %
2006 799 Rotation des stocks (en jours de CA) 27 J
2005 761 Crédit clients (en jours de CA) 6 J
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2008 - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises au cours de l’année 2008) Crédit fournisseurs (en jours de CA) 39 J
Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) - 7 J
(Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006)


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)



(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les difficultés du métier

Les difficultés du métier


Le commerce de détail de fleurs reste un secteur à risque en raison de sa dépendance à la conjoncture et du développement de circuits de distribution concurrents et des réseaux sous enseignes.

Les principales difficultés à prévoir pour les créateurs sont :

• L’intensité de la concurrence :

Les grandes surfaces alimentaires, les grandes surfaces de bricolage et les jardineries se sont montrées très offensives en intégrant des fleuristeries au sein de leurs points de vente, en développant l’achat pour soi, en proposant des produits standards à haute valeur ajoutée, en développant les produits cadeaux et en proposant un choix important.


• La dépendance météorologique :

Les végétaux sont caractérisés par une forte dépendance aux aléas climatiques. Ainsi, les prix à la consommation des fleurs sont fortement dépendants de la météo.


• L’évolution des circuits de distribution :

L’émergence de nouveaux circuits de distribution, comme les groupements d’artisans décorateurs, les réseaux de commerçants indépendants ou la vente en ligne, va conduire à une concentration de la distribution.


Dans ce contexte, les boutiques qui résisteront le mieux sont celles qui disposent de fonds propres suffisants, de conditions d’achat négociées auprès d’une centrale, d’un emplacement de premier ordre et qui proposent un accueil et un conseil à la clientèle irréprochables, un agencement et une offre de qualité (notamment composition florale), et des services annexes (commande par téléphone, décoration …). L’adhésion à une société de transmission florale (Interflora ….) ou à un réseau de commerces indépendants organisés est un atout important de réussite.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2008 Nc Commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé 54,2 %
2007 187 Commerce et réparation 46,1 %
2006 218 Moyenne tous secteurs 51,9 %
2005 206 (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2004 220
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)

Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


FNFF
Fédération Nationale des Fleuristes de France
17 rue Janssen - 75019 Paris
Tel : 01 40 40 25 00
http://www.fnff.fr

UNIPHOR
Union Nationale des Intérêts Professionnels Horticoles
29C Bd Edgar Quinet - 75014 Paris
Tel : 01.43.21.43.49 - Fax : 01.43.21.49.93
http://www.uniphor.fr

FranceAgriMer - ONIFLHOR
12 rue Henri Rol-Tanguy - TSA 40004 - 93555 Montreuil Sous Bois Cedex
Tel : 01 73 30 33 00 - Fax : 01.73.30.35.90
http://www.oniflhor.fr


Le commerce indépendant organisé dans le secteur


Franchise Magazine
http://www.franchise-magazine.com

Ac Franchise
http://www.ac-franchise.com

Observatoire de la Franchise
http://www.observatoiredelafranchise.fr

Fédération Française de la Franchise
http://www.franchise-fff.com

Fédération du Commerce Associé
http://www.commerce-associe.fr


Les données statistiques


Insee, Enquête Annuelle d’Entreprise dans le commerce, Les résultats complets de l’année 2006 en NAF Rév.1
524X Fleurs


Les données de gestion


- Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises


- Aircga : l’association Inter-Régionale de Centres de Gestion Agréés Association de 14 Centres de Gestion Agréés répartis sur tout le territoire et représentant plus de 50 000 entreprises artisanales, commerciales et prestataires de services ainsi que des exploitations agricoles.
Statistiques financières des comptes des entreprises, rubrique "La TPE en chiffres", "Comptes des TPE"


Les études sectorielles


- APCE : "Fleuriste", mise à jour : 11/2009


- Xerfi : "Distribution de fleurs et plantes" , mis en ligne le 14/12/2009


- Dafsa


- Eurostaf


- Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études


- Research & Markets : moteur de recherche d’études


Votre zone de chalandise


- Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…


- Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale


Vos interlocuteurs pour vos cotisations, votre protection sociale et votre retraite


- Le Régime Social des Indépendants, RSI



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