Mise à jour : 15/12/2010
Malgré les efforts menés depuis quelques années par les professionnels du secteur pour valoriser leur image de marque (opérations d’information et de sensibilisation sur les risques de l’alcool au volant) et pour offrir des prestations de meilleure qualité (complexes multi-salles, soirées à thème…), on constate chaque année un taux élevé de fermetures de discothèques .
Outre la concurrence des bars d’ambiance musicale et des soirées étudiantes, les discothèques sont confrontées à une évolution des modes de loisirs des jeunes qui constituent leur clientèle cible (70% des clients ont entre 16 et 25 ans). En effet ces derniers plébiscitent de plus en plus les manifestations moins encadrées de type « rave party » ou « free party » (10% des 20/24 ans fréquentent les raves parties).
De plus, dans un contexte économique difficile, les jeunes limitent leur budget loisirs. Les établissements sont contraints de limiter leurs tarifs tout en augmentant leurs prestations (animateurs à la mode, invités prestigieux…) ce qui nuit à leur niveau de marge.
Dans ce contexte les professionnels du secteur se doivent d’élargir leurs activités en aménageant des bars d’ambiance et des espaces restauration pour élargir leur clientèle en début de soirée. La qualité de l’accueil est essentielle (catégorisation d’une clientèle type VIP pour valoriser les habitués, consommations offertes…).
Les établissements développent de plus en plus de synergies avec des établissements de loisirs connexes (bars, cinémas, salles de jeux…) afin de créer des lieux de loisirs complets en périphérie de ville. Les établissements de petites tailles sont amenés à disparaître en raison de leur incapacité à répondre aux attentes d’une clientèle très exigeante.
Les professionnels du secteur ont de plus en plus recours aux NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) pour séduire leur jeune clientèle (constitution de fichiers d’e-mail et de numéros de téléphone portable (envoi de SMS) pour informer les clients de soirées évènements…).
Les grandes discothèques, dont la capacité d’accueil dépasse 1 000 personnes, sont encore très peu nombreuses. Elles sont de véritables centres de loisirs nocturnes, attirant leur clientèle jusqu’à 200 km alentour.
Les discothèques de taille moyenne (200 à 1 000 places) proposent généralement des musiques, salles, ambiances différentes de façon à attirer plusieurs types de clientèle.
Les petites discothèques ciblent leur clientèle. Leur activité est souvent saisonnière.
| Nombre d’entreprises du secteur en 2008 |
Chiffre d’affaires du secteur en 2008 |
Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
|
(en milliards d’euros) |
(Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
|
2 143 |
1,067 Md€ |
Discothèques
|
|||
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2008 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2008) |
(Source : UMIH) |
2009 | Nc | ||
| 2008 | Nc | ||||
| 2007 | Nc | ||||
| 2006 | Nc | ||||
| 2005 | Nc | ||||
| 2004 | Nc | ||||
| 2003 | Nc | ||||
| 2002 | Nc | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
Le professionnel doit porter un soin particulier à l’accueil et au service. Il doit comprendre les attentes de sa clientèle et veiller en permanence à ce que sa politique d’animation et de prix y répondent. Le choix du disc-jockey et la gestion du personnel chargé du service et de la sécurité sont primordiaux. Enfin le professionnel doit avoir des notions de comptabilité et de gestion financière.
Le statut juridique
Le professionnel, qui est un artisan, opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
Dans le secteur, la plupart des entreprises sont exploitées sous forme de société.
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
| Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ) | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 80 300 € | Micro BIC ou Auto entrepreneur |
| Chiffre d’affaires < 766 000 € | Réel simplifié |
| Chiffre d’affaires > 766 000 € | Réel normal |
Le mode d’imposition
Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis, soit :
- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire.
- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40%, auquel s’applique ensuite un crédit d’impôt plafonné à 230 € pour un couple et 115 € pour une personne seule. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 18%.
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
Dans le secteur, la TVA est de 19,60%.
Les cotisations sociales
| auto-entrepreneur (BIC, activité de vente) | Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
|
Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 80 300 euros) |
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| Tranches de revenus ou de rémunérations(3) | |||||
| < 35 352 € (1 PSS) | < 106 056 € (3 PSS) | < 176 760 € (5 PSS) | > 176 760 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité |
12 % pour les activité de vente |
6,5 % | 5,,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | / | |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse | 16,65 % | / | / | / | |
| Assurance invalidité décès | 1,3 % | / | / | / | |
| Participation formation | 0,15 % | / | / | / | |
| Retraite complémentaire | 6,5 % | 6,5 % | / | / | |
| Total + CSG + CRDS | 45,2 % (4) | 26,5 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) | |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 12,1 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/720ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,6 € (1/720ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,1 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Invalidité partielle | Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 605 € en 2011) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 3 181,67 € |
| Invalidité totale | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 17 676 € en 2010) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 7 204,48 € |
| Décès : pour le conjoint | Capital : 6 924 € Rente : néant |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : néant Rente : néant |
La retraite
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence) Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (35 352 € pour 2011) Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953) Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 17 676 € pour 2011 |
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| Retraite complémentaire |
La retraite complémentaire est obligatoire.
Valeur du point : 1,110 € |
Le suivi au quotidien
Le professionnel suit l’évolution de son chiffre d’affaires en dissociant les entrées et les consommations. Le niveau de fréquentation ne constitue pas un critère très fiable du fait du nombre de billets gratuits distribués de plus en plus fréquemment à l’entrée des discothèques.
Les recettes de l’activité
Elles sont largement concentrées sur 2 soirées, le vendredi et le samedi. L’essentiel des recettes est constitué par les ventes de boissons. Elles peuvent être complétées, dans les discothèques importantes, par la restauration.
Les charges à surveiller
Le poste de charge le plus important est constitué par les frais de personnel, suivis des loyers.
La maîtrise du résultat
Le résultat dépend essentiellement du maintien du chiffre d’affaires. Les charges de personnel doivent également être parfaitement maîtrisées. Enfin, il faut que les investissements soient proportionnels à la taille et à la rentabilité de l’établissement.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Les fonds propres doivent représenter 50% des ressources stables. La trésorerie doit être toujours positive grâce aux paiements comptants des clients et aux délais fournisseurs. Il faut veiller à ce que les excédents de trésorerie ne masquent pas des difficultés économiques. Ils ne doivent notamment pas servir à financer des investissements à moyen ou long terme.
| Evolution du nombre de création (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2009 | Nc | Chiffre d’affaires moyen | 211 K€ |
| 2008 | 76 | Marge brute (en % du CA) | 89,30 % |
| 2007 | 190 | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 21,30 % |
| 2006 | 84 | Rotation des stocks (en jours de CA) | 0 |
| 2005 | 96 | Crédit clients (en jours de CA) | 7 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 47 | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | 33 | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2008 | 147 | Discothèque | Nc |
| 2007 | 123 |
Hôtels, Cafés, Restaurants |
42,3 % |
| 2006 | 149 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2005 | 159 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2004 | 127 | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
SNDLL
Syndicat National des Discothèques et Lieux de Loisirs
74-76 avenue de la Grande Armée - 75017 Paris
Tel : 01 40 55 93 15
http://www.discotheques.fr
UMIH
Union des Métiers et des Industries de l’hôtellerie
22, rue d’Anjou - 75008 PARIS
Tel : 01 40 55 93 15
http://www.umih.fr
SACEM
Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique
225 avenue Charles de Gaulle - 92200 Neuilly sur Seine
Tel : 01 47 75 47 15
http://www.sacem.fr
Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises
Aircga : l’association Inter-Régionale de Centres de Gestion Agréés
Association de 14 Centres de Gestion Agréés répartis sur tout le territoire et représentant plus de 50 000 entreprises artisanales, commerciales et prestataires de services ainsi que des exploitations agricoles.
Statistiques financières des comptes des entreprises, rubrique "La TPE en chiffres", "Comptes des TPE"
Dafsa
Eurostaf
Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études
Research & Markets : moteur de recherche d’études
Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI