Mise à jour : 15/12/2010
Certains facteurs sont défavorables à l’activité du secteur :
Sous l’effet conjugué des campagnes d’information contre les risques liés à la consommation excessive d’alcool, de l’intérêt croissant pour l’hygiène de vie, ainsi que du renforcement des sanctions contre l’alcool au volant, la consommation d’alcool est en régression.
Longtemps considérés comme des lieux d’échanges sociaux, les cafés souffrent de la montée en puissance du « cocooning ». Ainsi, les comportements évoluent : les consommateurs s’approvisionnent dans les grandes surfaces ou auprès des cavistes au détriment des cafés.
L’interdiction de fumer dans les cafés, effective depuis le 1er janvier 2008, pénalise les professionnels du secteur qui voient la fréquentation de leur établissement diminuer.
Développés sous l’impulsion de grands brasseurs (Kronenbourg, Heineken), ce sont les bars à thèmes et les bars sous enseigne qui résistent le mieux. Ces établissements séduisent une clientèle jeune et citadine.
Le nombre d’établissements indépendants diminuera au profit des réseaux (Starbucks) qui multiplieront les rachats de fonds de commerce les mieux situés.
En outre, la baisse de la TVA à 5,5 % dans la restauration (hors boissons alcoolisées) depuis le 1er juillet 2009 pourrait soutenir l’activité du secteur.
Les débits de boissons sont classés en trois types d’établissements :
- les débits de boissons à consommer sur place (cafés),
- les débits à emporter (épiceries, cavistes),
- les restaurants (les boissons sont vendues uniquement à l’occasion des repas).
| Nombre d’entreprises du secteur en 2008 | Chiffre d’affaires du secteur en 2008 | Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliards d’euros) | (Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
| Cafés tabacs | 8 675 | Cafés tabacs | 1,910 Md€ | Débits de boissons | |
| Débits de boissons | 26 120 | Débits de boissons | 2,805 Md€ | ||
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2008 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2008) | (Source : Insee, Suse (Système unifié de statistiques d’entreprises) | 2009 | 114,7 | ||
| 2008 | 115,7 | ||||
| 2007 | 121,4 | ||||
| 2006 | 123,3 | ||||
| 2005 | 120,2 | ||||
| 2004 | 118,4 | ||||
| 2003 | 115,3 | ||||
| 2002 | 113,7 | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
La personnalité du cafetier est déterminante pour la réussite de l’affaire. Son goût du contact et sa convivialité fidélisent la clientèle. Le professionnel doit être prêt à participer à l’ensemble des tâches courantes (service, entretien) et accepter des horaires de travail très contraignants (soirs, week-end, jours fériés). En outre, pour réussir, le cafetier doit avoir de solides compétences en gestion.
Le statut juridique
Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
Dans le secteur, l’exploitation sous forme d’entreprise individuelle est la plus répandue.
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
| Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements) | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 80 300 € | Micro BIC ou Auto entrepreneur |
| Chiffre d’affaires < 766 000 € | Réel simplifié |
| Chiffre d’affaires > 766 000 € | Réel normal |
Le mode d’imposition
Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis, soit :
- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyer n’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).
- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40%, auquel s’applique ensuite un crédit d’impôt plafonné à 230 € pour un couple et 115 € pour une personne seule. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 18%.
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
Depuis le 1er juillet 2009, le secteur bénéficie d’un taux de TVA réduit à 5,5% (hors boissons alcoolisées dont la TVA est de 19,6 %).
Les cotisations sociales
| Auto entrepreneur (BIC, activité de vente) | Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 80 300 euros) | |||||
| Tranches de revenus ou de rémunérations(3) | |||||
| < 35 352 € (1 PSS) | < 106 056 € (3 PSS) | < 176 760 € (5 PSS) | > 176 760 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité | 12 % | 6,5 % | 5,,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | / | |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse | 16,65 % | / | / | / | |
| Assurance invalidité décès | 1,3 % | / | / | / | |
| Participation formation | 0,15 % | / | / | / | |
| Retraite complémentaire | 6,5 % | 6,5 % | / | / | |
| Total + CSG + CRDS | 45,2 % (4) | 26,5 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) | |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 12,1 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/720ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,6 € (1/720ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,1 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Invalidité partielle | Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 605 € en 2011) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 3 181,67 € |
| Invalidité totale | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 17 676 € en 2010) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 7 204,48 € |
| Décès : pour le conjoint | Capital : 6 924 € Rente : néant |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : néant Rente : néant |
La retraite
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence) Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (35 352 € pour 2011) Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953) Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 17 676 € pour 2011 |
|||||||||||||||
| Retraite complémentaire |
La retraite complémentaire est obligatoire.
Valeur du point : 1,110 € |
Le suivi au quotidien
Le cafetier suit principalement ses recettes journalières. En fonction du coefficient multiplicateur moyen, il détermine rapidement sa marge. Pour apprécier la rentabilité de ses activités annexes (coupe-faim, petite restauration, presse, tabletterie, …) et gérer ses approvisionnements, il doit suivre la répartition de ses ventes par produits.
Les recettes de l’activité
Les boissons les plus consommées sont les sodas, jus de fruits, cafés et bières. La petite restauration et la vente de produits annexes (coupe-faim, repas rapide, tabletterie, …) sont très variables d’un établissement à l’autre.
Les charges à surveiller
L’emplacement ayant un rôle primordial dans la fréquentation du café, le loyer constitue généralement une charge importante.
La maîtrise du résultat
Les conditions d’acquisition du fonds de commerce (prix d’achat et auto financement), ainsi que le montant des loyers, sont déterminants.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Les fonds propres doivent représenter au minimum 30% des capitaux permanents afin d’assurer un niveau de rentabilité suffisant et d’éviter les situations de surendettement. La trésorerie doit toujours être positive du fait des paiements comptants et des délais accordés par les brasseurs.
| Evolution du nombre de création (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2009 | 2 079 (débits de boissons) | Chiffre d’affaires moyen | 149 K€ |
| 2008 | 1 860 | Marge brute (en % du CA) | 66,80 % |
| 2007 | 1 871 | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 26,95 % |
| 2006 | 517 | Rotation des stocks (en jours de CA) | 32 J |
| 2005 | 496 | Crédit clients (en jours de CA) | 3 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 63 J | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | - 14 J | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2008 | Nc | Débits de boissons | 33,2 % |
| 2007 | 609 | Hôtels, cafés, restaurants | 42,3 % |
| 2006 | 577 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2005 | 632 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2004 | 639 | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
Franchise Magazine
http://www.franchise-magazine.com
Ac Franchise
http://www.ac-franchise.com
Observatoire de la Franchise
http://www.observatoiredelafranchise.fr
Fédération Française de la Franchise
http://www.franchise-fff.com
Fédération du Commerce Associé
http://www.commerce-associe.fr
Insee, Enquête Annuelle d’Entreprise dans le commerce, Les résultats complets de l’année 2006 en NAF Rév.1
554 : Cafés
Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises
Aircga : l’association Inter-Régionale de Centres de Gestion Agréés
Association de 14 Centres de Gestion Agréés répartis sur tout le territoire et représentant plus de 50 000 entreprises artisanales, commerciales et prestataires de services ainsi que des exploitations agricoles.
Statistiques financières des comptes des entreprises, rubrique "La TPE en chiffres", "Comptes des TPE"
APCE : "Débit de boissons, cafés, bars à thème et cybercafés", mise à jour : 10/2008
Xerfi : "Cafés, cafés-tabac et débits de boisson", mis en ligne le 20/04/2009
Dafsa
Eurostaf
Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études
Research & Markets : moteur de recherche d’études
Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI