Mise à jour : 15/12/2010
La concentration du secteur se poursuivra, au détriment des opérateurs indépendants.
Face au déclin des supports traditionnels et à l’émergence de nouveaux médias, les professionnels du secteur devront s’adapter et innover.
| Nombre d’entreprises du secteur en 2009 | Chiffre d’affaires du secteur en 2008 | Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliards d’euros) | (Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
| Conseil en relations publiques et communication | 5 276 | 12,223 Md€ | Agences, conseil en publicité | ||
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2009 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2009) | (Source : Insee, Suse (Système unifié de statistiques d’entreprises) | 2009 | 170,4 | ||
| 2008 | 167,0 | ||||
| 2007 | 158,2 | ||||
| 2006 | 148,7 | ||||
| 2005 | 141,3 | ||||
| 2004 | 132,6 | ||||
| 2003 | 119,7 | ||||
| 2002 | 115,7 | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
Le statut juridique
Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
Dans le secteur la plupart des entreprises sont exploitées sous forme de sociétés.
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).
|
Catégorie d’imposition des BNC | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 32 100 € | Micro BNC / Auto-entrepreneur |
| Chiffre d’affaires > 32 100 € | Déclaration contrôlée |
Le mode d’imposition
Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis, soit :
à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire, si le revenu fiscal de référence du foyer n’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 2,2 % pour les professions libérales rattachées à la CIPAV). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration, après un abattement forfaitaire (50% pour les activités de prestations de service).
à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40%, auquel s’applique ensuite un crédit d’impôt plafonné à 230 € pour un couple et 115 € pour une personne seule. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 18%.
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
Dans ce secteur, le taux de TVA applicable est de 19,60 %.
Les cotisations sociales
| Auto-entrepreneur (BNC affilié à la CIPAV) |
Tranches de revenus ou de rémunérations (Exercice libéral, associé d’une SCP, associé EURL, gérant majoritaire SARL ou SELARL) |
||||
|---|---|---|---|---|---|
|
Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 32 100 euros) |
|||||
| < 30 049 € (0,85 PSS) | < 34 620€ (1 PSS) | < 176 760 € (5 PSS) | > 176 760 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité | 18,3 % | 6,5 % | 5,9 % | 5,9 % | / |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse | 8,6 % | 1,6 % | 1,6 % | / | |
| Assurance invalidité décès | Forfait | ||||
| Retraite complémentaire |
Forfait en fonction des revenus professionnels |
||||
| Total + CSG + CRDS | 28,5 % + forfaits | 21,5 % + forfaits | 21,5 % + forfaits | 13,4 % + forfaits | |
PSS = Plafond de la Sécurité Sociale (35 352 € pour 2011)
La protection sociale
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : néant |
| Invalidité partielle | Rente proportionnelle au taux d’invalidité (pas de rente pour les enfants en cas d’invalidité partielle) |
| Invalidité totale | Rente annuelle : 4 960 € , 14 880 € ou 24 800 € selon la classe de cotisations Rente à chaque enfant jusqu’à 21 ans ou 25 ans s’il poursuit des études : 1 488 €, 4 464 € ou 7 440 € selon la classe de cotisations |
| Décès |
Capital : 14 880 €, 44 640 € ou 74 400 € selon la classe de cotisations
Rente : 1 488 €, 4 464 € ou 7 440 € selon la classe de cotisations |
| Décès : pour les enfants à charges | Rente jusqu’à 21 ans ou 25 ans s’il poursuit ses études : 1 488 €, 4 464 € ou 7 440 € selon la classe de cotisations |
La retraite
| Retraite de base | Pension pleine : 65 ans quelle que soit la durée d’assurance (à partir de 65 ans en fonction du nombre de trimestres d’assurance cotisés) Coût d’acquisition du point de la tranche 1 (au taux de 8,6%) : 5,74 € (450 points maximum par an) Coût d’acquisition du point de la tranche 2 (au taux de 1,6%) : 23,47 € (100 points maximum par an) Valeur du point au 1er avril 2009 : 0,5272 € |
| Retraite complémentaire |
Nombre de points attribués par an selon la classe de cotisation : |
Le suivi au quotidien
Le professionnel veille à l’exécution des plans médias tout en démarchant de nouveaux clients ou en répondant à des appels d’offres. Il veille à la rentabilité de son activité en établissant des budgets de campagnes lui permettant de s’assurer une marge commerciale suffisante.
Les recettes de l’activité :
Les professionnels du secteur facturent soit un forfait soit un nombre d’heures de travail effectué pour une mission.
Les charges à surveiller
Les charges de personnel et les frais de déplacement constituent les charges les plus importantes. Pour les agences qui sous-traitent le plan média, la sous-traitance constitue une part importante des charges.
La maîtrise du résultat
Les professionnels du secteur doivent veiller au maintien de leur chiffre d’affaires en se constituant un portefeuille de clients potentiels importants.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Les besoins en trésorerie sont peu importants dans ce secteur. Un fonds de roulement de 30 jours minimum est nécessaire en raison des délais de paiement des clients.
| Evolution du nombre de création (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2009 | Nc | Chiffre d’affaires moyen | 189 K€ |
| 2008 | 1 451 | Marge brute (en % du CA) | 85,56 % |
| 2007 | 1 709 | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 27,54 % |
| 2006 | 1 539 | Rotation des stocks (en jours de CA) | 0 J |
| 2005 | 1 527 | Crédit clients (en jours de CA) | 65 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2008 - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises au cours de l’année 2008) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 92 J | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | 35 J | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2008 | 396 |
Agences, conseil en publicité |
48,1 % |
| 2007 | 351 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2006 | 371 | ||
| 2005 | 414 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2004 | 428 | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
Insee, Enquête Annuelle d’Entreprise dans les services, Les résultats complets de l’année 2006 en NAF Rév.1
744B Agences, conseil en publicité
Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises
Aircga : l’association Inter-Régionale de Centres de Gestion Agréés
Association de 14 Centres de Gestion Agréés répartis sur tout le territoire et représentant plus de 50 000 entreprises artisanales, commerciales et prestataires de services ainsi que des exploitations agricoles.
Statistiques financières des comptes des entreprises, rubrique "La TPE en chiffres", "Comptes des TPE"
APCE : "Agence et conseil en publicité", mise à jour : 03/2008
Dafsa
Eurostaf
Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études
Research & Markets : moteur de recherche d’études
Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI
Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse CIPAV