Mise à jour : 15/12/2010
L’activité du secteur continuera à se développer tant en volume qu’en valeur. Toutefois les animaleries indépendantes tendront à disparaître au profit des réseaux sous enseignes.
- Les éleveurs qui organisent la reproduction et commercialisent une partie de l’élevage.
- Les importateurs : ce sont les intermédiaires entre producteurs étrangers (animaux exotiques) et animaleries. Ils s’occupent des démarches administratives auprès des services des douanes et des vétérinaires concernés.
- Les animaleries indépendantes, le plus souvent situées en centre ville, elles commercialisent les vivants et sont la plupart du temps spécialisées (reptiles, poissons…).
- Les grandes et moyennes surfaces spécialisées proposent une offre très diversifiée d’espèces mais aussi d’aliments et d’accessoires animaliers.
| Nombre d’entreprises du secteuR EN 2008 | Chiffre d’affaires du secteur en 2008 | Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliards d’euros) | (Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
| 1 136 | Nc | Commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé | |||
| (Source : Animal Distribution) | (Source : Insee, Suse (Système unifié de statistiques d’entreprises) | 2009 | 129,3 | ||
| 2008 | 127,9 | ||||
| 2007 | 123,2 | ||||
| 2006 | 121,0 | ||||
| 2005 | 118,2 | ||||
| 2004 | 117,2 | ||||
| 2003 | 115,8 | ||||
| 2002 | 112,7 | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
Le statut juridique
Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
Dans le secteur, la plupart des entreprises est exploitée sous forme de société.
La SARL et l’EURL sont les formes de sociétés les plus répandues dans ce secteur. Depuis le 1er août 2003 (loi 2003-721) l’obligation d’un capital minimum pour constituer ce type de société est supprimée.
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
| Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements) | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 80 300 € | Micro BIC ou Auto entrepreneur |
| Chiffre d’affaires < 766 000 € | Réel simplifié |
| Chiffre d’affaires > 766 000 € | Réel normal |
Le mode d’imposition
- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).
- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40%, auquel s’applique ensuite un crédit d’impôt plafonné à 230 € pour un couple et 115 € pour une personne seule. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 18%.
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
Le taux de TVA est de 19,6% dans ce secteur.
Les cotisations sociales
| Auto entrepreneur (BIC, activité de vente) | Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 80 300 euros) | |||||
| Tranches de revenus ou de rémunérations(3) | |||||
| < 35 352 € (1 PSS) | < 106 056 € (3 PSS) | < 176 760 € (5 PSS) | > 176 760 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité | 12 % | 6,5 % | 5,,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | / | |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse | 16,65 % | / | / | / | |
| Assurance invalidité décès | 1,3 % | / | / | / | |
| Participation formation | 0,15 % | / | / | / | |
| Retraite complémentaire | 6,5 % | 6,5 % | / | / | |
| Total + CSG + CRDS | 45,2 % (4) | 26,5 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) | |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 12,1 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/720ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,6 € (1/720ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,1 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Invalidité partielle | Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 605 € en 2011) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 3 181,67 € |
| Invalidité totale | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 17 676 € en 2010) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 7 204,48 € |
| Décès : pour le conjoint | Capital : 6 924 € Rente : néant |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : néant Rente : néant |
La retraite
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence) Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (35 352 € pour 2011) Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953) Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 17 676 € pour 2011 |
|||||||||||||||
| Retraite complémentaire |
La retraite complémentaire est obligatoire.
Valeur du point : 1,110 € |
Le suivi au quotidien
Pour les animaux, le professionnel devra s’assurer de leur bon état physique auprès de l’éleveur ou de l’importateur et les maintenir dans de bonnes conditions.
Cela est indispensable pour éviter les pertes. Pour limiter ses besoins en trésorerie, il maintiendra une rotation rapide des stocks animaliers mais aussi d’alimentation et d’accessoires.
Les recettes de l’activité
Le chiffre d’affaires moyen d’une animalerie est sensiblement différent selon que le commerce soit spécialisé dans la commercialisation d’une espèce ou positionné sur le "multivivants" d’une part, ou alors basé sur la vente d’accessoires et de produits alimentaires. Si l’activité ne présente pas de caractère saisonnier, les fêtes de fin d’année et le début du printemps sont propices à l’achat d’animaux.
Les charges à surveiller
Les charges sont constituées pour plus de 60% par l’achat des animaux et des autres stocks ainsi que par les frais d’entretien animalier (nourriture, hygiène et soins vétérinaires).Suivent les frais de personnel, les loyers (élevés en centre- ville), ainsi que les redevances dues au réseau d’affiliation.
La maîtrise du résultat
Le résultat dépend avant tout d’un bon équilibre entre les ventes d’animaux et celles des produits associés. La maîtrise des stocks, la formation du personnel à des tâches polyvalentes afin de limiter le nombre d’intervenants, ainsi que le suivi du chiffre d’affaires par salarié sont également indispensables.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Les fonds propres doivent être élevés pour une activité multivivants, du fait de l’importance des investissements et des besoins en trésorerie au démarrage de l’activité (2 mois).
| Evolution du nombre de création (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2009 | Nc | Chiffre d’affaires moyen | 200 K€ |
| 2008 | Nc | Marge brute (en % du CA) | 47,65 % |
| 2007 | Nc | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 18,10 % |
| 2006 | Nc | Rotation des stocks (en jours de CA) | 90 J |
| 2005 | Nc | Crédit clients (en jours de CA) | 11 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 64 J | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | 35 J | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
• La concentration des réseaux de distribution :
A l’exception des animaliers spécialisés, la tendance est à la concentration des structures de commercialisation.
• L’intensité de la concurrence :
Sur le segment de la vente d’animaux, les spécialistes garderont l’avantage. Toutefois, sur le segment des accessoires et de l’alimentation, les pressions concurrentielles vont s’accentuer de la part des GSA, GSB et jardinerie.
Pour les multi-spécialistes (animaux de différentes espèces + accessoires + alimentation), l’adhésion à un réseau sous enseigne peut constituer un atout important.
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2008 | Nc |
Commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé |
54,2 % |
| 2007 | Nc | Commerce et réparation | 46,1 % |
| 2006 | Nc | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2005 | Nc | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2004 | Nc | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
Franchise Magazine
http://www.franchise-magazine.com
Ac Franchise
http://www.ac-franchise.com
Observatoire de la Franchise
http://www.observatoiredelafranchise.fr
Fédération Française de la Franchise
http://www.franchise-fff.com
Fédération du Commerce Associé
http://www.commerce-associe.fr
Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises
Aircga : l’association Inter-Régionale de Centres de Gestion Agréés
Association de 14 Centres de Gestion Agréés répartis sur tout le territoire et représentant plus de 50 000 entreprises artisanales, commerciales et prestataires de services ainsi que des exploitations agricoles.
Statistiques financières des comptes des entreprises, rubrique "La TPE en chiffres", "Comptes des TPE"
APCE : ""Toilettage animalier", mise à jour : 11/2008"
Dafsa
Eurostaf
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Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI