Mise à jour : 15/09/2011
En 2010, les professionnels du secteur ont bénéficié d’une reprise des transactions dans l’ancien (2/3 de l’activité en valeur de la profession avec l’activité de location).
Plusieurs facteurs ont bénéficié au secteur :
l’instauration du dispositif d’aide à l’accession à la propriété PTZ+ (Prêt à Taux Zéro+) qui profite essentiellement au segment ancien de l’immobilier (70% des PTZ+),
la faiblesse des taux d’intérêt,
les facteurs socio-démographiques : le vieillissement de la population et la hausse des foyers monoparentaux entraînent un accroissement régulier du nombre de ménages, ce qui contribue à soutenir la demande en logements.
Les professionnels tendent à rejoindre les réseaux sous enseigne et à se diversifier sur des segments comme l’administration de biens et de la gestion locative réduisant ainsi leur dépendance à l’évolution du marché des transactions.
A très court terme, les professionnels devront faire face à de nouvelles difficultés qui pèseront sur leur activité :
la hausse des taux d’intérêt qui affectera la solvabilité des ménages,
l’intensification des pressions sur les commissions perçues par les professionnels,
l’impact de la réforme des plus-values immobilières à compter du 1er février 2012 qui pourrait peser sur le volume des ventes des résidences secondaires ou des biens destinés à la location (exonération totale sur les plus-values après 30 ans de détention du bien contre 15 ans aujourd’hui).
| Nombre d’entreprises du secteur en 2009 | Chiffre d’affaires du secteur en 2008 | Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliards d’euros) | (Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
| 59 430 | 12,382 Md€ | Agences immobilières | |||
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2009 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2009) | (Source : Insee, Suse (Système unifié de statistiques d’entreprises) | 2009 | 142,7 | ||
| 2008 | 154,2 | ||||
| 2007 | 156,7 | ||||
| 2006 | 152,3 | ||||
| 2005 | 145,1 | ||||
| 2004 | 134,0 | ||||
| 2003 | 121,1 | ||||
| 2002 | 114,7 | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
Le statut juridique
Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
Les professionnels du secteur optent généralement pour la constitution de sociétés (69%).
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
| Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements) | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 234 000 € | Réel simplifié |
| Chiffre d’affaires > 234 000 € | Réel normal |
Le mode d’imposition
- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40%. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 19%.
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
Dans ce secteur, la TVA est de 19,6%.
Les cotisations sociales
| Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL(2) | ||||
|---|---|---|---|---|
| Tranches de revenus ou de rémunérations | ||||
| < 35 352 € (1 PSS) | < 141 408 € (4 PSS) | < 176 760 € (5 PSS) | > 176 760 € (5 PSS) | |
| Assurance maladie maternité | 6,5 % | 5,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | / |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % |
| Assurance vieillesse | 16,65 % | / | / | / |
| Assurance invalidité décès | 1,3 % | / | / | / |
| Participation formation | 0,15 % | / | / | / |
| Retraite complémentaire | 6,5 % | 7,5 % | / | / |
| Total + CSG + CRDS | 45,2 % (4) | 26,5 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 12,3 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/720ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,6 € (1/720ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,1 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Invalidité partielle | Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 605 € en 2011) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 3 181,67 € |
| Invalidité totale | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 17 676 € en 2011) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 460,37 €. Minimum versé = 7 204,48 € |
| Décès : pour le conjoint | Capital : 6 924 € Rente : néant |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : néant Rente : néant |
La retraite
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence) Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (35 352 € pour 2011) Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953) Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 17 676 € pour 2011 |
|||||||||||||||
| Retraite complémentaire |
La retraite complémentaire est obligatoire.
Valeur du point : 1,110 € |
Le suivi au quotidien
Le professionnel suit son compte de gestion (loyers, commissions sur loyers, qui génèrent un chiffre d’affaires récurrent) et son compte de transactions s’il détient des fonds au titre de tiers. Il suit de très près son fichier client, en veillant surtout à ce que les mandats d’exclusivité soient suffisamment nombreux pour qu’il puisse proposer une gamme de produits différenciés aux acquéreurs. Il affecte ses dépenses de publicité en priorité aux mandats d’exclusivité, puisqu’il a l’assurance d’effectuer seul la vente.
Les recettes de l’activité
Le montant de la commission est fixé librement après accord avec le vendeur. Elle est constituée par un pourcentage du prix de vente (3 à 10% selon l’importance de la transaction) ou par un montant forfaitaire. Les commissions sont payées par l’acquéreur et déduites du prix de vente. La gestion locative, qui représente 10 à 40% des recettes, est rémunérée sous forme de “frais d’agence” et de frais de gestion.
Les charges à surveiller
Dans les petites agences, les frais de publicité constituent la principale charge. Le contexte de ralentissement de l’activité rend nécessaire une gestion rigoureuse des charges de personnel. Les loyers et les frais de déplacement doivent aussi être parfaitement maîtrisés.
La maîtrise du résultat
Dans les petites agences, surtout spécialisées dans la transaction, le résultat est très aléatoire. Il dépend de quelques opérations qui se dénouent favorablement ou non. Dans les agences plus importantes, le chiffre d’affaires étant plus stable, le résultat dépend surtout de la capacité à maîtriser les charges de personnel et les frais de publicité.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
En phase d’installation, les capitaux propres doivent financer le besoin en fonds de roulement sur 6 à 8 mois, du fait de la lenteur du démarrage d’activité. Les besoins en trésorerie sont fréquents, même en phase de développement, du fait du mode de rémunération (versement des honoraires chez le notaire au terme de la vente). Ils doivent être financés en grande partie sur les fonds de roulement.
| Evolution du nombre de création (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2009 | 5 930 | Chiffre d’affaires moyen | 239 K€ |
| 2008 | 5 817 | Marge brute (en % du CA) | 94,11 % |
| 2007 | 6 596 | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 34,21 % |
| 2006 | 5 843 | Rotation des stocks (en jours de CA) | / |
| 2005 | 6 189 | Crédit clients (en jours de CA) | 21 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2008 - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises au cours de l’année 2008) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 37 J | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | 1 J | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
Dans ce contexte, les agences les plus performantes sont celles qui ont “pignon sur rue”, du fait de leur emplacement de premier choix, de leur notoriété et de l’expertise de l’agent immobilier.
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2008 | 900 | Agences immobilières | 47,5 % |
| 2007 | 518 | Services aux entreprises, activités immobilières | 54,3 % |
| 2006 | 434 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2005 | 365 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2004 | 368 | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||