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Professions libérales


Vétérinaire

Mise à jour : 01/02/2012



Le marché

Le marché


Depuis plusieurs années, le chiffre d’affaires des vétérinaires progresse tant en valeur qu’en volume. Leur activité fait preuve d’un véritable dynamisme.

Les professionnels du secteur profitent d’une croissance régulière de la demande en soins vétérinaires. La clientèle des professionnels est composée pour l’essentiel de propriétaires d’animaux domestiques. L’urbanisation de la population, l’importance du nombre d’animaux domestiques et l’intérêt croissant des particuliers pour leur animal de compagnie, sont autant de facteurs qui ont développé l’activité urbaine de la profession. Concernant l’activité rurale, la multiplication des crises sanitaires a obligé les éleveurs à intensifier leurs dépenses dans les soins préventifs (vaccinations, hygiène, alimentation etc…) afin d’éviter la contamination d’un élevage entier. Cette tendance, conjuguée à l’augmentation du cheptel bovin, permet aux professionnels qui exercent dans le milieu rural de voir leur chiffre d’affaires augmenter.

En outre, les professionnels élargissent leur domaine de compétences à la vente de médicaments, à l’alimentation, aux produits d’hygiène et aux accessoires. Cette diversification leur permet d’accroitre leur chiffre d’affaires.

Toutefois, bien que l’accès à la profession soit limité par un numerus clausus, des diplômés européens viennent exercer en France. De plus, les vétérinaires subissent la concurrence des Grandes Surfaces Alimentaires (qui captent l’essentiel des parts de marché de l’alimentaire) et des réseaux organisés spécialisés.

Tendances


La majorité des jeunes diplômés opteront pour une activité urbaine, moins pénible et plus sûre que l’activité rurale. Cette tendance entraînera une pénurie importante de professionnels dans les campagnes alors que la demande devient de plus en plus importante suite à la multiplication des crises sanitaires qui touchent les élevages.


L’organisation du marché


- L’association au sein des cliniques vétérinaires est de plus en plus courante. Elle permet d’élargir l’offre des soins, tout en diminuant les charges par praticien.

- L’exercice individuel reste courant en zones rurales. Généralement le praticien a une activité "mixte" et complète ses revenus grâce à des missions de service public (contrôles d’hygiène) et/ou à des activités associées (expertises pour le compte de laboratoires,…).


Nombre de vétérinaires en 2010

Honoraires des vétérinaires en 2009

(en milliards d’euros)

16 102

2,254 Md€

(Source : ONV)

(Source : Insee, Esane)



 


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Le métier et la règlementation

Les aptitudes professionnelles


Le professionnel est titulaire du diplôme d’État de vétérinaire, qu’il a obtenu au terme 6 ans d’études (principales écoles vétérinaires : Toulouse, Paris, Lyon…). Depuis 2000, le Conseil Nationale de la Spécialisation Vétérinaire à mis en place des formations pour permettre aux professionnels de se spécialiser (ophtalmologie, neurologie, dermatologie..).

Généralement passionné par son métier, il doit travailler énormément. Le samedi est une journée de très forte affluence. Le métier exige un vif intérêt pour l’évolution des technologies. Une grande habileté manuelle est requise pour les interventions chirurgicales. La résistance physique et la force sont nécessaires en exercice rural. Savoir communiquer est très utile pour conquérir et fidéliser la clientèle. Enfin, la gestion d’une clinique nécessite rigueur et capacité à piloter les investissements et le personnel.

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

Le diplôme d’État est obligatoire. Il doit être enregistré à la préfecture et au tribunal de Grande Instance du lieu d’exercice. Le domicile professionnel est limité à trois appellations définies selon ses prestations (arrêté du 04/12/03) : cabinet vétérinaire, clinique vétérinaire ou centre hospitalier vétérinaire. Le Code de Déontologie Vétérinaire prévoit une close de non concurrence. Ainsi, un stagiaire ne peut installer son cabinet à moins de 25 km du cabinet de son maître de stage pour les villes de moins de 100 000 habitants , et à moins de 3 km pour les villes de plus de 100 000 habitants.


Les principaux points de la règlementation professionnelle

Les conditions d’exercice de la profession sont définies par :


- le Code Rural (Titre IV),


- le Code de la Santé Publique (pour les médicaments vétérinaires),


- le Code de la Déontologie Vétérinaire (décret n°92-157 du 19/02/92).

Le praticien doit posséder un mandat sanitaire pour exercer (décret no 90-1033 du 19/11/90) et pour les vaccinations antirabiques aux carnivores domestiques (décret no 96-596 du 27/06/96).

Les honoraires sont librement déterminés.


Le statut juridique et fiscal du professionnel


Le statut juridique

L’exercice à plusieurs s’effectue généralement sous forme de société civile professionnelle ou de société d’exercice libéral.

La catégorie d’imposition

A titre individuel, le médecin spécialiste est soumis au régime fiscal des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).

Catégorie d’imposition des BNC
Chiffre d’affaires Régime Fiscal
Chiffre d’affaires < 33 300 € Micro BNC
Chiffre d’affaires > 33 300 € Déclaration contrôlée

Le mode d’imposition

Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.

Les bénéfices non commerciaux sont déterminés et imposés avec les particularités suivantes :


- le bénéfice à retenir est toujours celui réalisé au cours de l’année civile,


- les documents fiscaux ne comprennent pas de bilan,


- les dépenses doivent être retenues pour leur montant réel. Toutefois, une évaluation forfaitaire est admise pour les frais de voiture.


Le statut social du professionnel


Les cotisations sociales

Tranches de revenus (1)
30 916 € (0,85 PSS) 36 372 € (1 PSS) 181 860 € (5 PSS) 181 860 € (5 PSS)
Assurance maladie maternité 6,5 % 6,5 % 5,9 % /
Allocations familiales 5,4 % 5,4 % 5,4 % 5,4 %
Assurance vieillesse 8,6 % 1,6 % 1,6 % /
Assurance invalidité décès Classe minimum : 402,60 €

Classe medium : 805,20 €

Classe maximum : 1 207,80 €
Retraite complémentaire 30 AMO

Prix d’achat du point = 415,41 € pour 2012


PSS = Plafond de la Sécurité Sociale (36 372 € pour 2012)


La protection sociale

Incapacité temporaire Indemnité journalière : néant
Invalidité partielle Classe minimum : 6 207,36 €

Classe medium : 12 414,72 €

Classe maximum : 18 622,08 €
Invalidité totale Classe minimum : 8 315,52 €

Classe medium : 16 631,04 €

Classe maximum : 24 946,56 €

Majorations si marié et enfants.

Décès : pour le conjoint Capital décès :

Classe minimum : 27 420 €

Classe medium : 54 840 €

Classe maximum : 82 260 €


Rente décès :

Classe minimum : 3 513,60 €

Classe medium : 7 027,20 €

Classe maximum : 10 540,80 €

Décès : pour les enfants à charges Classe minimum : 3 006,08 €

Classe medium : 6 012,16 €

Classe maximum : 9 018,24 €


La retraite

  RETRAITE
Retraite de base

Pension pleine : 65 ans quelle que soit la durée d’assurance (à partir de 65 ans en fonction du nombre de trimestres d’assurance cotisés)

8,6% des revenus < 30 916 € (0,85 PSS) + 1,6% des revenus < 181 860 € (entre 0,85 et 5 PSS)        

X valeur du point X nb d’années
Coût d’acquisition du point        

Coût d’acquisition du point de la tranche 1 (au taux de 8,6%) : 5,90 € (450 points maximum par an)

Coût d’acquisition du point de la tranche 2 (au taux de 1,6%) : 24,15 € (100 points maximum par an)

Valeur du point au 1er avril 2011 : 0,5432 €

Retraite complémentaire

Valeur du point : 33,89 € en 2012

Retraite = nombre de points X valeur du point X nb d’années



l’exercice de l’activité

L’installation


Lors de la création le professionnel doit prendre en compte la démographie animale , l’environnement économique et l’environnement para vétérinaire (pharmacie, SPA, éleveurs…) du futur lieu d’exercice. Les meilleures chances de réussites se situent en zones semi-urbaines peu concurrencées.


Les investissements


Ils sont de plus en plus élevés du fait des progrès technologiques et de l’augmentation de la taille des cabinets vétérinaires. Certains investissements sont incontournables pour obtenir le titre de clinique vétérinaire (installation radiologique notamment). Il en va de même pour les investissements immobiliers lorsque plusieurs vétérinaires souhaitent se regrouper pour créer un nouveau cabinet ou une clinique.

La gestion


Le suivi au quotidien

Le vétérinaire suit le chiffre d’affaires mensuel, qu’il compare à celui de l’année précédente, et la répartition entre les activités de prestations de services (consultations, visites, vaccinations, actes chirurgicaux…) et les activités commerciales (vente de médicaments, produits spécialisés, aliments).

Les recettes

Elles sont très irrégulières. Les épidémies et les “poussées de piroplasmoses”, à l’automne principalement, entraînent des hausses très significatives d’activité à certaines périodes de l’année. Le chiffre d’affaires se décompose entre les consultations, les actes chirurgicaux et les ventes de produits vétérinaires (distribution de médicaments, aliments et accessoires…). En zone rurale, le poste des ventes représente près de 60% du chiffre d’affaires global. En zone urbaine, ce poste atteint rarement 40% du chiffre d’affaires.

Les charges à surveiller

Les principales charges sont celles relatives au personnel (de 10 à 15% en moyenne) suivies des cotisations sociales obligatoires (5 à 10% du chiffre d’affaires). La gestion du personnel est rendue difficile par l’irrégularité de l’activité.

La maîtrise du résultat

A chiffre d’affaires égal, le résultat est supérieur si les actes médicaux sont plus importants que les ventes de produits. L’activité chirurgicale notamment contribue à augmenter sensiblement le résultat. Le professionnel doit maîtriser ses charges de personnel.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Lorsque les investissements sont élevés (cliniques vétérinaires, acquisition des murs, matériel sophistiqué,…), les apports en fonds propres doivent représenter 30 à 40% des besoins de financement. Les stocks de produits spécialisés et l’irrégularité des recettes entraînent des besoins en fonds de trésorerie.

Evolution du nombre de création (1)  
Actvités vétérinaires    
2010 600    
2009 599    
2008 600    
2007 533    
2006 499    
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2008 - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises au cours de l’année 2008)    
   
 


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les difficultés du métier

Les difficultés du métier


Les principales difficultés à prévoir pour les créateurs sont :

• La création de nouveaux cabinets en zones fortement concurrencées :

La fidélisation de la clientèle, déjà attachée à un vétérinaire en place, est longue et aléatoire. Mieux vaut privilégier l’association.


• Le montant des investissements :

Le poids des investissements pour la création d’une clinique vétérinaire ou pour le rachat de parts est lourd. On doit prévoir un autofinancement minimum de 30 à 40% du montant de l’investissement.


Dans les années à venir, la profession devrait continuer d’évoluer favorablement grâce au regroupement et à la diversification des activités.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 12

Vétérinaires

 

82,9 %

2009 6 Moyenne tous secteurs 51,9 %
2008 6 (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)

Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


SNVEL
Syndicat National des Vétérinaires d’Exercice Libéral
10 place Léon Blum - 75011 Paris
Tel : 01.44.93.30.60
http://www.vetopro.fr

CSOV
Conseil Supérieur de l’Ordre des Vétérinaires
34 Rue Bréguet - 75011 Paris
Tel : 01.53.36.16.00
http://www.veterinaire.fr/ordre-v2.htm



La presse spécialisée


La semaine Vétérinaire
http://www.wk-vet.fr/publication/html/semaine-veterinaire/site-officiel-semaine-veterinaire.html

La revue de Médecine Vétérinaire
http://www.revmedvet.com


Les données de gestion


- Unasa : Union Nationale des Associations Agréées


Les études sectorielles


- Xerfi


- Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études


- Research & Markets : moteur de recherche d’études


Votre zone d’activité


- Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…


- Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale


Vos interlocuteurs pour vos cotisations, votre protection sociale et votre retraite


- CARPV : Caisse Autonome de Retraites et de Prévoyance des Vétérinaires pour la prévoyance et la retraite

- RSI : maladie, maternité, allocations familiales



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