Mise à jour : 01/02/2012
La faible progression du pouvoir d’achat et de la croissance devrait nuire au chiffre d’affaires en volume des professionnels, les entreprises poursuivant la réduction de leurs frais annexes. Les artisans du secteur devront poursuivre leurs efforts pour développer des relais de croissance en diversifiant leur activité et leur clientèle.
- Les traiteurs traditionnels, outre l’aspect culinaire, offrent une prestation de services complète (décoration, salle, service, animation…). Ils ne travaillent que sur commandes et devis.
- Les "pluri-spécialisés" (les traiteurs de quartier) vendent des plats cuisinés dans leur commerce. Ils acceptent également les commandes d’entreprises ou de particuliers (banquets, noces, baptême,…) et peuvent livrer à domicile.
| Nombre d’entreprises du secteur en 2010 | Chiffre d’affaires du secteur en 2009 | Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliards d’euros) | (Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
| 7 393 | 2,627 Md€ |
Services des traiteurs |
|||
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2010 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2010) |
(Source : Insee, Esane) |
2010 | 137,4 | ||
| 2009 | 130,0 | ||||
| 2008 | 130,4 | ||||
| 2007 | 125,3 | ||||
| 2006 | 117,5 | ||||
| 2005 | 110,7 | ||||
| 2004 | 107,6 | ||||
| 2003 | 104,7 | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
Le statut juridique
Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
| Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements) | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 83 200 € | Micro BIC ou Auto entrepreneur |
| Chiffre d’affaires < 793 000 € | Réel simplifié |
| Chiffre d’affaires > 793 000 € | Réel normal |
Le mode d’imposition
Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis, soit :
- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).
- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
Dans ce secteur, le taux de TVA applicable est de 19,6 % pour les services et 5,50% pour l’alimentation. L’article 13 de la loi 2011-1977 de Finances rectificative pour 2011 du 28 décembre 2011 (JO du 29 décembre 2011) introduit un taux de TVA réduit de 7% pour les ventes à emporter ou à livrer de produits alimentaires préparée en vue d’une consommation immédiate et les ventes de produits alimentaires à consommer sur place (sandwichs, salades avec assaisonnement et/ou couverts, quiches, pizzas). Les produits vendus par un traiteur en association avec un service (fourniture de salle, de matériel, de personnel…) sont soumis au taux de 7% (l’ensemble est considéré comme un service de restauration sur place).
Les cotisations sociales
| Auto entrepreneur (BIC) | Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 83 200 euros) | |||||
| Tranches de revenus ou de rémunérations(3) | |||||
| < 36 372 € (1 PSS) | < 145 488 € (4 PSS) | < 181 860 € (5 PSS) | > 181 860 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité | 12 % | 6,5 % | 5,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | / | |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse | 16,65 % | / | / | / | |
| Assurance invalidité décès | 1,8 % | / | / | / | |
| Participation formation | 0,15 % | / | / | / | |
| Retraite complémentaire | 7,2 % | 7,6 % | / | / | |
| Total + CSG + CRDS | 46,4 % (4) | 27,6 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) | |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/730ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Pension pour incapacité totale au métier artisanal | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) les trois premières années, puis 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1PSS (soit 10 911 € pour 2012) jusqu’au 60ème anniversaire. Minimum versé = 3 248,48 € |
| Invalidité totale | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 € |
| Décès | Capital : 7 274 € si cotisant, 2 909 € si retraité Rente : néant |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : 1 818 € Rente : néant |
La retraite
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence) Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012) Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012 |
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| Retraite complémentaire |
La retraite complémentaire est obligatoire.
Valeur du point : 0,31620 € (points acquis depuis 1997) |
Le suivi au quotidien
Le traiteur traditionnel suit :
son carnet de commande, qu’il doit impérativement remplir avec 1 à 3 mois d’anticipation pour les petites structures et 3 à 6 mois pour les plus importantes,
la répartition de son chiffre d’affaires entre reventes en l’état (boissons, fruits, conserves), plats préparés et activités de services,
le prix moyen par personne hors service et service compris, de la prestation.
Le traiteur pluri-spécialisé suit le nombre de repas emportés, leur prix moyen et ses recettes journalières.
Les charges à surveiller
Le poids des charges de personnel croît avec l’importance de l’affaire. Pour un traiteur traditionnel réalisant 800 K€ de chiffre d’affaires, elles représentent 24% du volume des ventes, contre 12% pour une entreprise réalisant 230 K€. Les amortissements et provisions sont ensuite le poste le plus élevé (4%).
La maîtrise du résultat
Le résultat dépend en premier lieu du taux de marge brute, qui est lui même lié à la politique des prix et à la maîtrise des achats. Le taux de perte doit être notamment le plus faible possible. La maîtrise des charges de personnel est essentielle, le professionnel devant gérer ses effectifs au plus juste en faisant appel à de la main d’œuvre d’appoint pour assurer le service lors des réceptions importantes. Les investissements doivent également être parfaitement adaptés.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Les fonds propres doivent représenter plus de 30% des ressources stables, les investissements étant très élevés. La gestion de trésorerie est facilitée par le paiement comptant des clients pour les "pluri-spécialisés". Pour les traiteurs traditionnels, des besoins sont fréquents lorsque d’importants marchés sont traités avec des administrations ou des collectivités publiques.
| Evolution du nombre de création (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 3 147 | Chiffre d’affaires moyen | 215 K€ |
| 2009 | 2 735 | Marge brute (en % du CA) | 60,74 % |
| 2008 | 935 | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 20,79 % |
| 2007 | 920 | Rotation des stocks (en jours de CA) | 4 J |
| 2006 | 629 | Crédit clients (en jours de CA) | 18 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 48 J | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | - 27J | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
Dans ce contexte, seules les affaires à forte notoriété, parfaitement gérées et disposant d’une bonne capacité financière (déterminant pour les professionnels qui doivent renouveler leurs équipements pour accroître leur activité et répondre aux évolutions réglementaires) réunissent toutes les chances de réussite.
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 150 |
Traiteur |
33,8 % |
| 2009 | 130 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2008 | 91 | ||
| 2007 | 82 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2006 | 80 | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
Insee, Fiches sectorielles (ESA, enquête sectorielle annuelle)
http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=fiche-sectorielle.htm
Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises
Dafsa
Eurostaf
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Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI