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Artisanat


Scierie

Mise à jour : 01/02/2012



Le marché

Le marché


Très liée au secteur du bâtiment et à celui de l’ameublement et de l’emballage, l’activité des scieries est sensible aux aléas conjoncturels. Après une période de progression des exportations et un niveau soutenu de la demande intérieure, les professionnels évoluent aujourd’hui dans un contexte plus difficile.

Sur le plan structurel, le secteur de la scierie poursuit sa mutation : sous l’effet d’un important mouvement de concentration, le nombre d’entreprises s’est réduit de moitié en 10 ans (10% des entreprises réalisent 60% du chiffre d’affaires du secteur).

Cependant, les entreprises de sciage demeurent en majorité des PME disposant de capitaux propres insuffisants pour faire face aux importants besoins en investissements dans un secteur à faible rentabilité. En effet, seules une mécanisation et une automatisation poussées permettent de diminuer les coûts de production.

Les pressions concurrentielles (Canada, Europe du Nord) poussent les opérateurs à adopter différentes stratégies : la diversification (2/3 des scieries exercent une activité mixte) ou l’intégration de secondes transformations (parquets, lambris, mobilier de jardin, kits pour les aménagements extérieurs…).

Tendances


La concentration du secteur va se poursuivre.

Les professionnels du secteur devront promouvoir des produits plus élaborés que les sciages bruts.


L’organisation du marché


- Les scieries compétitives sur le marché international, dont la production atteint 50 000 m³ par an pour les résineux (la plus grosse unité atteignant 200 000 m³), dépendent de grands groupes, souvent papetiers.

- Les petites scieries, produisant chacune quelques centaines de m³ par an, qui approvisionnent les artisans (ébénistes, menuisiers, charpentiers) et les marchés locaux. Elles ont aussi le plus souvent une activité d’exploitant forestier.


Nombre d’entreprises du secteur en 2010 Chiffre d’affaires du secteur en 2009 Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur
(en milliards d’euros) (Indice ICA base 100 en 2000)
2 706   2,472 Md€

Sciage et rabotage du bois - Marché intérieur et export

(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2010 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2010)

(Source : Insee, Esane)

2010 112,1
2009 103,1
2008 122,7
2007 126,7
2006 115,8
2005 107,2
2004 104,7
2003 99,7
(Source : Insee, Bulletin Statistique)

 


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Le métier et la règlementation

Les aptitudes professionnelles


L’intégration de plus en plus nécessaire et systématique de l’informatique exige un niveau de qualification minimum. Le CAP “Première transformation du bois” peut être préparé en lycée professionnel ou dans un centre de formation d’apprentis. Le scieur débutant s’occupe généralement des opérations secondaires sur une “scie de reprise”, puis il est chargé du délignage et du tronçonnage avant de se voir confier le poste de “scieur de tête” et, enfin, de “chef de parc”.

A des acquis technologiques, le professionnel doit ajouter des qualités d’attention car le sciage reste une opération délicate. Il doit connaître les différentes essences de bois et leurs produits dérivés. Ses capacités de négociation sont essentielles car les achats constituent une phase décisive qui conditionne l’activité de l’entreprise. Enfin, les contraintes physiques sont fortes.

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

Une carte professionnelle, délivrée par la Direction régionale de la forêt et des produits forestiers, est obligatoire. Elle nécessite une inscription préalable au registre du commerce. Le professionnel doit également se renseigner en mairie pour connaître le POS et les conditions d’installation. En effet, selon les machines et les activités, une autorisation ou une déclaration auprès de la préfecture sera nécessaire.

Les principaux points de la règlementation professionnelle

L’activité est potentiellement soumise à la réglementation des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE).

La loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 (2008-776) a débouché sur des mesures portant sur les délais de paiement aux fournisseurs. La LME plafonne les délais de paiement à 60 jours à compter de la date d’émission de la facture (ou 45 jours fin de mois). Un plan de négociation secteur par secteur permettra de réduire encore davantage les délais de paiement en 2010. Les collectivités territoriales vont progressivement aligner leurs délais de paiement avec ceux de l’Etat (35 jours à partir du 1er janvier 2010, 30 jours à partir du 1er juillet 2010). Les sanctions en cas de dépassement de ces délais sont renforcées.


Le statut juridique et fiscal du professionnel


Le statut juridique

Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.

Dans ce secteur, la majorité des entreprises est exploitée sous forme de société (52%).

La catégorie d’imposition

Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Catégorie d’imposition des BIC (prestations de services)
Chiffre d’affaires Régime Fiscal
Chiffre d’affaires < 33 300 € Micro BIC ou Auto entrepreneur
Chiffre d’affaires < 239 000 € Réel simplifié
Chiffre d’affaires > 239 000 € Réel normal

Le mode d’imposition

Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis, soit :

- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.

Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1,7 % pour les activités de prestations de services). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (50% pour les activités de prestations de service).

- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).

Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).

Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.

Le taux de TVA

Dans ce secteur, le taux de TVA est de 19,6%. L’article 13 de la loi 2011-1977 de Finances rectificative pour 2011 du 28 décembre 2011 (JO du 29 décembre 2011) introduit un taux de TVA réduit de 7% applicable au bois de chauffage à compter du 1er janvier 2012.

Le statut social du professionnel


Les cotisations sociales

  Auto entrepreneur (BIC) Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2)
Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 33 300 euros)
Tranches de revenus ou de rémunérations(3)
< 36 372 € (1 PSS) < 145 488 € (4 PSS) < 181 860 € (5 PSS) > 181 860 € (5 PSS)
Assurance maladie maternité 21,3 % 6,5  % 5,9  % 5,9  % /
Indemnités journalières maladie 0,7  % 0,7  % 0,7  % /
Allocations familiales 5,4 % 5,4 % 5,4 % 5,4 %
Assurance vieillesse 16,65 % / / /
Assurance invalidité décès 1,8 % / / /
Participation formation 0,15 % / / /
Retraite complémentaire 7,2 % 7,6 % / /
Total + CSG + CRDS 46,4 % (4) 27,6 % (4) 20  % (4) 13,4  % (4)


(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).

(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.

(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.

(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %


La protection sociale

Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Incapacité temporaire Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/730ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans.
Pension pour incapacité totale au métier artisanal Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) les trois premières années, puis 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1PSS (soit 10 911 € pour 2012) jusqu’au 60ème anniversaire. Minimum versé = 3 248,48 €
Invalidité totale Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 €
Décès Capital : 7 274 € si cotisant, 2 909 € si retraité

Rente : néant

Décès : pour les enfants à charges Capital : 1 818 €
Rente : néant


La retraite

  Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Retraite de base

Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence)

Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012)

Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953)

Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012

Retraite complémentaire

La retraite complémentaire est obligatoire.

7,1% des revenus < 36 372 € (1 PSS) + 7,5% des revenus < 145 488 € (entre 1 et 4 PSS)        

X valeur du point X nb d’années
Coût d’acquisition du point        
Coût d’acquisition du point : 4,79053 €
Valeur du point : 0,31620 € (points acquis depuis 1997)


L’exercice de l’activité

L’installation


Les entreprises s’installent à proximité des ressources forestières, qu’elles leur soient propres (2 entreprises sur 3 exploitent leurs propres domaines) ou non. Un terrain d’une surface minimum de 15 000 m² pour les plus petites scieries est nécessaire.

La valeur de l’entreprise dépend, en premier lieu, de l’état du matériel et des agencements, ainsi que de son emplacement par rapport aux massifs forestiers. La qualité et la diversité du portefeuille clients sont également essentielles. A noter que la qualification et la stabilité du personnel sont aussi des éléments importants.


Les investissements


Le coût des investissements est particulièrement élevé, tant au niveau de l’infrastructure qu’à celui des équipements.

La gestion


Le suivi au quotidien

Le professionnel suit l’évolution de son chiffre d’affaires et de son carnet de commande. Il doit savoir anticiper les commandes pour acheter des coupes de bois et prévoir un délai de séchage suffisant pour revendre un produit de qualité. Le professionnel a le choix entre acheter sur pied (dans ce cas, il assure ou fait sous-traiter à des bûcherons l’abattage des arbres) ou acheter directement du prêt à scier (troncs d’arbres déjà coupés et préparés). Il suit également ses stocks, qui représentent 4 à 5 mois d’achats. Il doit veiller à ne pas sur-stocker mais disposer cependant d’un stock suffisant (les ruptures de stocks étant très préjudiciables commercialement).

Les recettes de l’activité

Pour une entreprise de taille moyenne (effectif 5 personnes), le chiffre d’affaires s’établit à 300 K€ HT. Les donneurs d’ordre étant essentiellement des sociétés du bâtiment (environ 60% des ventes), les commandes sont, en général, plus importantes au printemps. Les autres ventes se répartissent entre l’ameublement (15%), la fabrication d’emballages et de palettes (10%) et le solde entre différents secteurs (industries papetières 6% …).

Les charges à surveiller

Les achats de bois représentent 40 à 45% du chiffre d’affaires. Les charges de personnel sont le second poste, avec 18% du chiffre d’affaires, suivi par les coûts de production, de maintenance et d’entretien du matériel (12%). Les amortissements sont également élevés du fait de l’importance du coût du matériel (4 à 8% du chiffre d’affaires).

La maîtrise du résultat

Dans les petites scieries, le résultat dépend surtout de la maîtrise des ventes, des achats et de la gestion des stocks. Dans les structures plus importantes, le professionnel doit faire preuve d’une bonne maîtrise des achats et des stocks et aussi d’une gestion rigoureuse et optimum du personnel et des immobilisations. Les machines, très coûteuses, doivent être rentabilisées au maximum.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les fonds propres doivent être élevés afin de financer les investissements et le besoin en fonds de roulement (supérieur à 30 jours de CA HT). Une gestion attentive de la trésorerie est indispensable du fait des effets conjugués de l’importance des stocks et des créances clients.


Evolution du nombre de création (1) Les ratios de gestion clefs
2010 168 Chiffre d’affaires moyen 208 K€
2009 199 Marge brute (en % du CA) 64.60 %
2008 114 Excédent brut d’exploitation (en % du CA) 20,74 %
2007 113 Rotation des stocks (en jours de CA) 119 J
2006 91 Crédit clients (en jours de CA) 62 J
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) Crédit fournisseurs (en jours de CA) 73 J
Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) 44 J
(Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006)


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les difficultés du métier

Les difficultés du métier


Nécessitant des équipements très onéreux, l’activité de scieur de bois est très risquée. Le secteur est fortement dépendant des fluctuations économiques.

Les principales difficultés pour le créateur sont :

• La maîtrise des achats et des coûts de production :

L’achat est une opération fondamentale qui nécessite une grande connaissance des matériaux, des besoins de la clientèle et des coûts directs et indirects (transport, production de base, conditionnement, commercialisation, traitement des déchets). Une mauvaise maîtrise des approvisionnements entraîne systématiquement un surcroît de stocks qui se traduira par des difficultés de trésorerie.


• Le sous-investissement et le sur-investissement :

Le sous-investissement a pour conséquence le manque de productivité et l’incapacité à faire face à la concurrence. A l’inverse, beaucoup d’entreprises se sont engagées dans une stratégie d’équipement et de croissance risquée. En effet, les coûts d’approvisionnement, de transport, de prospection de surfaces pour s’approvisionner augmentent avec la taille de l’entreprise.


Dans ce contexte, les PME bien équipées, exploitant un domaine local et maîtrisant leurs coûts de production ont les meilleures chances de réussite.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 35

Scierie

44,4 %
2009 39 Moyenne tous secteurs 51,9 %
2008 26
2007 28 (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2006 39
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)


Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


FNB
Fédération Nationale du Bois
6 rue François 1er - 75008 Paris
Tel : 01 56 69 52 00
http://www.fnbois.com

CNIB
Confédération Nationale des Industries du Bois
33 rue de Naples - 75008 Paris
Tel : 01 53 42 15 50

IDF
Institut pour le Développement Forestier
23 avenue Bosquet - 75007 Paris
Tel : 01 40 62 22 80


La presse spécialisée


Le Portail des Forestiers Privés
http://www.foretpriveefrancaise.com

FCBA Info
http://www.fcbainfo.fr/index.php


Les données statistiques


Direction générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS)
Le Bois en chiffre en 2008


Les données de gestion


- Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises



Les études sectorielles


- Xerfi


- Dafsa


- Eurostaf


- Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études


- Research & Markets : moteur de recherche d’études


Votre zone de chalandise


- Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…


- Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale


Vos interlocuteurs pour vos cotisations, votre protection sociale et votre retraite


- Le Régime Social des Indépendants, RSI



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