Creation entreprise - Je suis entrepreneur : Pour bien construire chaque étape de mon projet création d'entreprise
Envoyer à un(e) ami(e)Imprimer cet article

Infos métiers

Artisanat


Plâtrerie

Mise à jour : 01/02/2012



Le marché

Le marché


Après une conjoncture maussade dans le BTP (2009 et 2010), 2011 a marqué une reprise de la croissance du secteur.

Cette reprise a principalement résulté de la hausse des mises en chantiers de logements neufs, segment stimulé par le dispositif Scellier (près de 2/3 des ventes dans le neuf en 2010) et par des taux d’intérêt très attractifs pour les ménages.

Le segment de l’entretien-rénovation constitue, dans une moindre mesure, un autre moteur de la reprise dans le secteur du BTP, sous l’effet conjugué du maintien du taux de TVA à 5,5% jusqu’au 31/12/2011 (pour les logements de plus de 2 ans) et des dispositifs favorisant les travaux d’amélioration des performances énergétiques des logements (Prêt Eco à taux zéro, crédits d’impôts…).

Toutefois, le secteur souffre de l’arrivé sur le marché des produits industriels secs (comme le placoplâtre) qui, étant plus simple à installer, fait perdre des parts de marché des plâtriers au profit des non-spécialistes (dont les particuliers eux même). Enfin les professionnels doivent faire face à une hausse de leur coût due à l’augmentation du prix des matières premières (plâtre et acier, nécessaire aux armatures soutenant le placoplâtre) et du carburant.

En outre, les professionnels du secteur restent confrontés à des difficultés de trésorerie en raison de la réduction des délais de paiement aux fournisseurs et de la hausse du prix des matières premières et de l’énergie.

Dans ce contexte, les professionnels sont contraints de développer des relais de croissance (l’isolation acoustique et thermique, la peinture, l’électricité, la menuiserie, voire la décoration d’intérieure….) pour compenser leur perte de chiffre d’affaires sur leurs activités traditionnelles.

Tendances


La reprise dans le BTP devrait marquer le pas en 2012 en raison de plusieurs facteurs défavorables au secteur :

- la réduction du dispositif Scellier à compter de 2012 (la réduction d’impôt passe de 22% du montant de l’investissement à 13%) et sa suppression à compter de 2013,

- le recentrage du Prêt à Taux Zéro amélioré (PTZ+),

- le relèvement du taux de TVA réduit de 5,5% à 7% à compter du 1er janvier 2012 pour les travaux d’améliorations des habitations achevées depuis plus de 2 ans,

- la hausse des taux d’intérêt,

- la hausse des coûts de construction (hausse du prix des matières premières),

- enfin, les réductions des aides fiscales en faveur des travaux d’amélioration des performances énergétiques.

L’organisation du marché



• Selon le maître d’ouvrage et la taille de l’entreprise :


- Les petites entreprises , avec comme clients les particuliers, travaillent essentiellement dans l’immobilier domestique. Elles représentent plus de 95% des entreprises du secteur.


- Les entreprises plus importantes, aptes à répondre aux cahiers des charges d’appel d’offre, interviennent auprès des administrations, HLM, sociétés …

• Selon le type d’ouvrage :


- Le logement privé ou locatif, individuel ou collectif, représente le principal débouché des entreprises de plâtrerie (51% du chiffre d’affaires).


- Les bâtiments à usage collectif.


- Les bureaux, privés ou locatifs, individuels ou collectifs.


- Les ateliers d’usines.

• Selon la nature de l’intervention :


- Les travaux dans le neuf, pénalisés par la chute des mises en chantier tant dans le résidentiel que dans le non résidentiel.


- La rénovation, favorisée par la réglementation et la baisse du taux de TVA à 5,5% (mesure valable jusqu’à fin 2010).


Nombre d’entreprises du secteur en 2010 Chiffre d’affaires du secteur en 2009 Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur
(en milliards d’euros) (Indice ICA base 100 en 2000)
19 868 5,541 Md€ Travaux de finition
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2010 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2010) (Source : Insee, Esane) 2010 145,2
2009 147,0
2008 150,7
2007 144,3
2006 133,5
2005 126,1
2004 120,4
2003 113,6
(Source : Insee, Bulletin Statistique)


 


Note de l'article :
1 vote
Vous aussi notez cet article

Le métier et la règlementation

Les aptitudes professionnelles


Les différents diplômes permettant l’accès à la profession sont : le CAP (plâtrier, plaquiste, staffeur ornemaniste, monteur en isolation thermique et acoustique), le BEP (finition), le Bac Pro (plâtrerie plaque, aménagement finition) Le Brevet des Métiers d’Art (volumes, staff et ses matériaux) ainsi que le BTS (aménagement finition).

L’apparition des produits industriels secs exige une polyvalence nécessaire à la mise en oeuvre de ces matériaux. La décoration et le maquettisme représentent des activités valorisantes pour les plâtriers traditionnels. Le professionnel doit parfaitement connaître les différentes techniques, donner des conseils avisés à ses clients et proposer les produits selon leur finalité acoustique, thermique. Il doit aussi respecter les règles de sécurité, maîtriser les différents styles architecturaux et artistiques et posséder les connaissances de base des métiers qui lui sont complémentaires (électricité, étanchéité, isolation) …


L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

En tant qu’artisan, le professionnel doit être titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou d’un brevet d’études professionnelles (BEP) ou d’un diplôme ou d’un titre homologué de niveau égal ou supérieur, délivré pour l’exercice de son activité. A défaut, il doit justifier d’une expérience professionnelle de trois années en qualité de salarié ou d’indépendant (loi du 5 juillet 1996).

L’inscription au Répertoire des Métiers est obligatoire.

Depuis le 1er avril 2010, l’auto-entrepreneur qui crée une activité artisanale à titre principal, doit obligatoirement s’inscrire au répertoire des métiers.


Les principaux points de la règlementation professionnelle

Le plâtrier est tenu à la garantie de parfait achèvement, pendant un an à compter de la réception de l’ouvrage et à la responsabilité décennale pour les travaux neufs. Il doit également être en conformité avec les réglementations acoustiques du 01.01.96 et thermiques (RT 2005).

Le professionnel peut s’engager dans une démarche qualité, voire de certification (QUALIBAT).

Le professionnel a l’obligation d’établir un devis pour toute prestation supérieure à 150 €.

La loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 (2008-776) a débouché sur des mesures portant sur les délais de paiement aux fournisseurs. La LME plafonne les délais de paiement à 60 jours à compter de la date d’émission de la facture (ou 45 jours fin de mois). En l’absence de convention, le délai de paiement est fixé à 30 jours suivant la date de réception des marchandises ou d’exécution de la prestation demandée (les contrevenants s’exposent à une amende de 15 000 €). Des accords interprofessionnels dans un secteur donné peuvent déterminer un délai de paiement maximum supérieur à 45 jours fin de mois ou 60 jours. Pour cela, trois conditions doivent être remplies :

- le dépassement du délai légal doit être motivé par des raisons économiques objectives et spécifiques à ce secteur,


- l’accord doit prévoir la réduction progressive du délai dérogatoire vers le délai légal et l’application d’intérêts de retard en cas de non-respect du délai dérogatoire fixé dans l’accord,


- la durée de l’accord ne peut dépasser le 1er janvier 2012.

Le professionnel doit souscrire à une assurance de responsabilité civile professionnelle.

Le statut juridique et fiscal du professionnel


Le statut juridique

Le professionnel, qui est un artisan, opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.

Dans ce secteur, la majorité des entreprises est exploitée sous forme d’entreprises individuelles (64%).

La catégorie d’imposition

Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Catégorie d’imposition des BIC (prestations de services)
Chiffre d’affaires Régime Fiscal
Chiffre d’affaires < 33 300 € Micro BIC ou Auto entrepreneur
Chiffre d’affaires < 239 000 € Réel simplifié
Chiffre d’affaires > 239 000 € Réel normal

Le mode d’imposition

Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis, soit :

- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.

Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1,7 % pour les activités de prestations de services). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (50% pour les activités de prestations de service).

- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).

Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).

Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.

Le taux de TVA

Le taux de TVA est réduit pour les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de 2 ans. L’article 13 de la loi 2011-1977 de Finances rectificative pour 2011 du 28 décembre 2011 (JO du 29 décembre 2011) a porté ce taux de 5,5% à 7% à compter du 1er janvier 2012. Pour les autres types de travaux, il est à 19,6%.

Le statut social du professionnel


Les cotisations sociales

  Auto entrepreneur (BIC) Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2)
Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 33 300 euros)
Tranches de revenus ou de rémunérations(3)
< 36 372 € (1 PSS) < 145 488 € (4 PSS) < 181 860 € (5 PSS) > 181 860 € (5 PSS)
Assurance maladie maternité 21,3 % 6,5  % 5,9  % 5,9  % /
Indemnités journalières maladie 0,7  % 0,7  % 0,7  % /
Allocations familiales 5,4 % 5,4 % 5,4 % 5,4 %
Assurance vieillesse 16,65 % / / /
Assurance invalidité décès 1,8 % / / /
Participation formation 0,15 % / / /
Retraite complémentaire 7,2 % 7,6 % / /
Total + CSG + CRDS 46,4 % (4) 27,6 % (4) 20  % (4) 13,4  % (4)


(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).

(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.

(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.

(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %


La protection sociale

Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Incapacité temporaire Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/730ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans.
Pension pour incapacité totale au métier artisanal Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) les trois premières années, puis 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1PSS (soit 10 911 € pour 2012) jusqu’au 60ème anniversaire. Minimum versé = 3 248,48 €
Invalidité totale Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 €
Décès Capital : 7 274 € si cotisant, 2 909 € si retraité

Rente : néant

Décès : pour les enfants à charges Capital : 1 818 €
Rente : néant


La retraite

  Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Retraite de base

Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence)

Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012)

Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953)

Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012

Retraite complémentaire

La retraite complémentaire est obligatoire.

7,1% des revenus < 36 372 € (1 PSS) + 7,5% des revenus < 145 488 € (entre 1 et 4 PSS)        

X valeur du point X nb d’années
Coût d’acquisition du point        
Coût d’acquisition du point : 4,79053 €
Valeur du point : 0,31620 € (points acquis depuis 1997)


L’exercice de l’activité

L’installation


La création est le mode d’installation le plus utilisé. Les reprises concernent essentiellement les entreprises les plus importantes et celles dont l’activité s’exerce sur des niches porteuses (décoration, staff). Pour les plus petites entreprises, la reprise s’effectue très souvent par filiation ou au profit d’un salarié de l’entreprise..

Les investissements


L’artisan doit disposer d’un local pour entreposer son matériel. Les investissements amortissables sont constitués pour l’essentiel d’une fourgonnette, des outillages spécifiques de pose de matériaux et des matériels de mise en oeuvre des produits humides. Pour le reste, il s’agit de petits équipements renouvelables fréquemment.

La gestion


Le suivi au quotidien

Le professionnel suit l’évolution de son chiffre d’affaires et des bons de commande. Il veille à la planification et au suivi de ses chantiers afin d’optimiser l’organisation de son personnel et s’assurer qu’il n’y a aucun dépassement ou perte pouvant réduire ses marges. Les bons de commandes en portefeuille doivent lui permettre de gérer son activité sur les 2-3 mois à venir. Il veille également à diversifier sa clientèle, ses donneurs d’ordre et ses prescripteurs.

Les recettes de l’activité

Le chiffre d’affaires moyen de la profession varie fortement selon qu’il s’agisse d’un professionnel qui exerce seul ou de très grandes entreprises (+ de 1.5 M€). Les petites entreprises qui travaillent avec les particuliers ont des chantiers variant entre 2 000 et 15 000 €. Pour les entreprises plus importantes travaillant avec les collectivités et les entreprises privées, un seul chantier peut représenter plus de 150 K€. La facturation inclut le taux horaire et les matériaux, sous la forme d’un prix au m² ou est détaillée selon les conditions du devis. Les collectivités locales ont toujours des délais de paiement plus longs, ce qui pèse sur la trésorerie des entreprises concernées.

Les charges à surveiller

Les principales charges sont :


- les achats de matières premières (30% du chiffre d’affaires). La sur-capacité des fabricants les oblige à stabiliser les prix et à proposer de bonnes conditions de paiement à leurs clients.


- les charges de personnel, dont le poids sur le chiffre d’affaires augmente considérablement avec la taille de l’entreprise. A noter que les grandes entreprises font souvent appel à la sous-traitance.

La maîtrise du résultat

Le résultat dépend essentiellement de la maîtrise du temps productif du personnel, des coûts constituant le prix horaire, qui doit faire l’objet d’une analyse sérieuse incluant les frais fixes, les charges et cotisations sociales, les loyers … Enfin, la facturation aux clients doit être liée au délai du chantier qui doit figurer sur le devis.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les fonds propres doivent être suffisants pour assurer l’autofinancement des investissements et le financement d’une partie du besoin en fonds de roulement. Le suivi de la facturation et le recouvrement des créances doivent être très rigoureux. Les entreprises qui développent leur activité auprès des administrations et des grandes entreprises ont des besoins de trésorerie plus importants du fait d’un délai client plus long.

Evolution du nombre de création (1) Les ratios de gestion clefs
2010 5 669 Chiffre d’affaires moyen 188 K€
2009 4 421 Marge brute (en % du CA) 74,45 %
2008 3 595 Excédent brut d’exploitation (en % du CA) 27,39 %
2007 2 953 Rotation des stocks (en jours de CA) 33 J
2006 2 100 Crédit clients (en jours de CA) 52 J
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) Crédit fournisseurs (en jours de CA) 56 J
Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) 25 J
(Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006)


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :


- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les difficultés du secteur

Les difficultés du métier


Très dépendantes de la conjoncture du BTP, les entreprises de plâtrerie connaissent des difficultés en raison de la baisse de la demande sur les segments du résidentiel et du non résidentiel.

Les principales difficultés pour le créateur sont :

• Le coût de la matière première :

Le chiffre d’affaires des TPE dépend fortement du prix d’achat du plâtre. De plus, l’acier est de plus en plus utilisé en tant que structure de cloisons amovibles, augmentant par là même le budget alloué aux matières premières.


• L’évolution de la concurrence :

Durant les dernières décennies, l’arrivée de nouveaux produits secs a fait perdre une partie du chiffre d’affaires des plâtriers, récupéré en grande partie par les peintres et les plaquistes. De plus, l’arrivée sur le marché de nouvelles plaques de plâtre simplifiant les travaux ont enlevé environ un tiers du marché des plâtriers au profit de non-spécialistes.


• Le développement et la croissance de l’entreprise :

D’une part, d’excellents artisans, très demandés, ont tendance à augmenter leur chiffre d’affaires sans avoir le minimum de pré-requis en matière de gestion des ressources humaines et de gestion financière ; d’autre part, la rentabilité obtenue par embauche supplémentaire est souvent faible et aléatoire. Ainsi, les affaires les plus rentables n’embauchent qu’un seul salarié et elles ont recours aux emplois à durée déterminée pour les pointes exceptionnelles d’activité.

L’image de marque, la rigueur et le professionnalisme, associés à une stratégie de diversification ou de spécialisation, sont des atouts indispensables pour réussir.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 847 Plâtrerie 53,3 %
2009 848 Construction 50,8 %
2008 701 Moyenne tous secteurs 51,9 %
2007 576 (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2006 426
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)

Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


CAPEB
Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment
2 rue Bérenger - 75140 Paris cedex 03
Tel : 01 53 60 50 00 – Fax : 01 45 82 49 10
http://www.capeb.fr

FFB
Fédération Française du Bâtiment
33 avenue Kléber - 75784 Paris Cedex 16
Tel : 01 40 69 51 00 – Fax : 01 45 53 58 77
http://www.ffbatiment.fr


La presse spécialisée


Batiactu
http://www.batiactu.fr

Le Moniteur
http://www.lemoniteur.fr


Les données statistiques


Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, Enquête Annuelle d’Entreprise de la construction, données 2007 en NAF Rév.2
http://developpement-durable.bsocom.fr/statistiques/ReportFolders/ReportFolders.aspx?sRF_ActivePath=P,60,63,761&sRF_Mode=0&sRF_Expanded=,P,60,717,63,106,107,


Les données de gestion


- Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises


Les études sectorielles


- APCE


- Xerfi


- Dafsa


- Eurostaf


- Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études


- Research & Markets : moteur de recherche d’études


Votre zone de chalandise


- Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…


- Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale


Vos interlocuteurs pour vos cotisations, votre protection sociale et votre retraite


- Le Régime Social des Indépendants, RSI



Haut de page


Le réseau
Rejoignez la communauté des entrepreneurs J'accède au réseau

Mes outils & services

Mon guide pratique

Newsletter

Pour aller plus loin...

jesuisentrepreneur.fr
est un site du Crédit Agricole
Prenez rendez-vous avec un conseiller de clientèle
Mon projet dans ma région
Cliquez sur la carte
ou entrez
votre département
carte