Mise à jour 01/02/2012
- Les réseaux de fabricants de films (Fugifilm, Kodak, Konica) ont développé des concepts de magasins qui s’appuient sur la notoriété de la marque et assurent la vente des appareils et services associés aux travaux photo.
- Les minilabs réalisent eux-mêmes les travaux photo en s’appuyant sur la rapidité des développements.
- Les groupements rattachés à une centrale d’achat (Camara, Phox, Foci) : magasins de matériels photo/video, ils proposent du matériel haut de gamme.
- les sites en ligne : ils se sont développés massivement ces dernières années et proposent de nombreux services supplémentaires au développement (hébergement de photos en ligne, impression sous forme de book, impression sous des objets du quotidien….).
| Nombre d’entreprises du secteur en 2010 | Chiffre d’affaires du secteur en 2009 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliards d’euros) | |||||
| 11 578 | 1,212 Md€ |
|
|||
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2010 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2010) | (Source : Insee, Esane) | ||||
Le statut juridique
Le professionnel, qui est un artisan, opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
La SARL et l’EURL sont les formes de sociétés les plus répandues dans ce secteur. Depuis le 1er août 2003 (loi 2003-721), l’obligation d’un capital minimum pour constituer ce type de société est supprimée.
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
| Catégorie d’imposition des BIC (prestations de services) | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 33 300 € | Micro BIC ou Auto entrepreneur |
| Chiffre d’affaires < 239 000 € | Réel simplifié |
| Chiffre d’affaires > 239 000 € | Réel normal |
Le mode d’imposition
Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis, soit :
- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1,7 % pour les activités de prestations de services). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (50% pour les activités de prestations de service).
- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
Dans ce secteur, le taux de TVA est de 19,6%.
Les cotisations sociales
| Auto entrepreneur (BIC) | Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 33 300 euros) | |||||
| Tranches de revenus ou de rémunérations(3) | |||||
| < 36 372 € (1 PSS) | < 145 488 € (4 PSS) | < 181 860 € (5 PSS) | > 181 860 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité | 21,3 % | 6,5 % | 5,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | / | |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse | 16,65 % | / | / | / | |
| Assurance invalidité décès | 1,8 % | / | / | / | |
| Participation formation | 0,15 % | / | / | / | |
| Retraite complémentaire | 7,2 % | 7,6 % | / | / | |
| Total + CSG + CRDS | 46,4 % (4) | 27,6 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) | |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/730ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Pension pour incapacité totale au métier artisanal | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) les trois premières années, puis 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1PSS (soit 10 911 € pour 2012) jusqu’au 60ème anniversaire. Minimum versé = 3 248,48 € |
| Invalidité totale | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 € |
| Décès | Capital : 7 274 € si cotisant, 2 909 € si retraité Rente : néant |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : 1 818 € Rente : néant |
La retraite
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence) Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012) Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012 |
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| Retraite complémentaire |
La retraite complémentaire est obligatoire.
Valeur du point : 0,31620 € (points acquis depuis 1997) |
Le suivi au quotidien
Le professionnel ventile son chiffre d’affaires entre vente de matériel, prises de vue et développement, même s’il le sous-traite. Pour la vente de matériel, le professionnel suit la répartition des ventes entre appareils de haute technologie, appareils compacts, appareils jetables, fournitures et accessoires de photographie. Lorsque ses stocks sont trop élevés, il effectue des promotions sur le matériel le plus sensible aux dépréciations.
Les recettes de l’activité
La vente de matériel est généralement insuffisante pour assurer la rentabilité d’une affaire, le développement n’est viable que si le nombre de tirages dépasse un seuil minimum. Ceci oblige le professionnel à diversifier ses recettes en vendant des albums, cadres et autres objets-cadeaux ou en assurant des services (photocopies…). La vente de consommables et les services de développement sont soutenus tout au long de l’année, alors que la vente de matériel reste saisonnière (de juin à septembre et de décembre à fin janvier).
Les charges à surveiller
Les achats représentent plus de 50% du chiffre d’affaires. Ce sont, pour l’essentiel, des appareils, des accessoires et des consommables. Arrivent ensuite les charges externes qui sont constituées par les loyers, la maintenance, les loyers de crédit bail …
La maîtrise du résultat
La rentabilité du commerce de détail de photographe dépend surtout de la maîtrise du chiffre d’affaires. Pour l’activité de développement, elle doit être suffisante pour couvrir les investissements et générer une rentabilité. Pour la vente de matériel, la rotation des stocks doit être suffisamment rapide pour conserver un niveau de marge correct. La gestion des consommables doit être optimale pour conforter le résultat et la trésorerie. Les coûts de fonctionnement (frais de personnel, loyers, frais financiers) doivent être également parfaitement maîtrisés.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Les fonds propres doivent représenter 30% maximum du total du bilan et être suffisants pour financer le besoin en fonds de roulement lié au poids des stocks.
| Evolution du nombre de création (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 4 379 | Chiffre d’affaires moyen | 275 K€ |
| 2009 | Nc | Marge brute (en % du CA) | 61,30 % |
| 2008 | Nc | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 27,70 % |
| 2007 | Nc | Rotation des stocks (en jours de CA) | 68 J |
| 2006 | Nc | Crédit clients (en jours de CA) | 1 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2008 - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises au cours de l’année 2008) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 42 J | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | 1 J | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
• Les innovations techniques :
Dans ce domaine, une innovation technique majeure survient tous les 2 à 3 ans. Le développement du numérique a contraint les professionnels à s’adapter et à consentir des investissements dédiés à cette technologie (bornes de tirages numériques, gravure sur Cd Rom….).
• La concurrence des grandes surfaces, hard discounters et du e-commerce :
Les grandes surfaces occupent une place prépondérante dans la distribution des films, des jetables et des travaux photos. Le e-commerce s’impose grâce à des prix très bas, aussi bien sur le segment du développement photo que sur le segment de la vente de matériel.
• La banalisation de la pratique du développement/impression personnelle
En effet, de plus en plus d’utilisateurs sont séduits par cette nouvelle méthode de développement qui allie rapidité et faible coût.
Dans ce contexte, les professionnels qui réussissent savent se différencier des grands distributeurs par la qualité de leurs conseils, notamment en nouvelles technologies, et de leurs services. Un emplacement de premier ordre et un niveau de fonds propres élevés sont également indispensables.
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 71 |
Optique, Photographie |
84,2 % |
| 2009 | 29 | Commerce et réparation | 46,1 % |
| 2008 | Nc | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2007 | Nc | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2006 | Nc | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
Franchise Magazine
http://www.franchise-magazine.com
Ac Franchise
http://www.ac-franchise.com
Observatoire de la Franchise
http://www.observatoiredelafranchise.fr
Fédération Française de la Franchise
http://www.franchise-fff.com
Fédération du Commerce Associé
http://www.commerce-associe.fr
Insee, Fiches sectorielles (ESA, enquête sectorielle annuelle)
http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=fiche-sectorielle.htm
Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI