Mise à jour : 01/02/2012
Les papeteries traditionnelles devraient peu à peu disparaître au profit de groupements qui se diversifieront : micro-informatique, loisirs créatifs…
- Les papetiers traditionnels, principalement situés en centre-ville ou à proximité de zones attractives (centre d’affaires, universités…),
- Les grands surfaces spécialisées (Office Dépôt, Top Office, Hyperburo…) : ils proposent une offre très diversifiée (mobilier, informatique…) et sont généralement implantées en périphérie d’agglomérations
- Les grandes surfaces non spécialisées (GSA, grands magasins) : elles sont essentiellement positionnées sur le segment des particuliers, notamment des scolaires.
- Les magasins "multiculturels" (Virgin…),
- Les grossistes et vépécistes (JM Bruneau, Viking Direct, JPG) : ils sont positionnés sur le segment BtoB.
| Nombre d’entreprises du secteur en 2010 (journaux et papeteries) | Chiffre d’affaires du secteur en 2009 (livres journaux et papeteries) | Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliards d’euros) | (Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
| 11 821 | 2,289 Md€ | Commerce de détail de journaux et papeterie en magasin spécialisé | |||
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2010 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2010) | (Source : Insee, Esane) | 2010 | 113,1 | ||
| 2009 | 112,3 | ||||
| 2008 | 118,5 | ||||
| 2007 | 118,2 | ||||
| 2006 | 116,6 | ||||
| 2005 | 115,4 | ||||
| 2004 | 116,4 | ||||
| 2003 | 113,5 | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
La loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 (2008-776) a débouché sur des mesures portant notamment sur :
Les délais de paiement aux fournisseurs : la LME plafonne les délais de paiement à 60 jours à compter de la date d’émission de la facture (ou 45 jours fin de mois). Un plan de négociation secteur par secteur permettra de réduire encore davantage les délais de paiement en 2010. Les collectivités territoriales vont progressivement aligner leurs délais de paiement avec ceux de l’Etat (35 jours à partir du 1er janvier 2010, 30 jours à partir du 1er juillet 2010). Les sanctions en cas de dépassement de ces délais sont renforcées.
Les baux commerciaux : les loyers des locaux commerciaux sont indexés sur un nouvel indice de révision des loyers (Indice des Loyers Commerciaux) intégrant une méthode de calcul pondéré (calculé pour 50% sur l’indice des prix à la consommation, pour 25% sur l’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail et pour 25% sur l’indice des prix à la consommation).
Le statut juridique
Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
Dans le secteur, la plupart des entreprises est exploitée sous forme d’entreprises individuelles.
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
| Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements) | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 83 200 € | Micro BIC ou Auto entrepreneur |
| Chiffre d’affaires < 793 000 € | Réel simplifié |
| Chiffre d’affaires > 793 000 € | Réel normal |
Le mode d’imposition
- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).
- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
La TVA est réduite sur les livres répondant à la définition de l’instruction du 30 décembre 1971 de la DGI et sur les "produits éditoriaux" (cartes et atlas géographiques, recueils de photographies, guides d’hôtels-restaurants…) définis par l’instruction fiscale du 12 mai 2005. L’article 13 de la loi 2011-1977 de Finances rectificative pour 2011 du 28 décembre 2011 (JO du 29 décembre 2011) a porté ce taux de 5,5% à 7% à compter du 1er janvier 2012 pour le livre numérique et à compter du 1er avril 2012 pour le livre non numérique.
Le taux de 19,6% s’applique sur les articles de papeterie.
Les cotisations sociales
| Auto entrepreneur (BIC, activité de vente) | Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 83 200 euros) | |||||
| Tranches de revenus ou de rémunérations(3) | |||||
| < 36 372 € (1 PSS) | < 109 116 € (3 PSS) | < 181 860 € (5 PSS) | > 181 860 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité | 12 % | 6,5 % | 5,,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | / | |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse |
16,65 % |
/ | / | / | |
| Assurance invalidité décès | 1,3 % | / | / | / | |
| Participation formation | 0,15 % | / | / | / | |
| Retraite complémentaire | 6,5 % | 6,5 % | / | / | |
| Total + CSG + CRDS | 45,2 % (4) | 26,5 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) | |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Invalidité partielle | Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 911 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 € |
| Invalidité totale | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 7 355,77 € |
| Décès : pour le conjoint | Capital : 7 274 € Rente : néant |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : néant Rente : néant |
La retraite
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence) Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012) Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012 |
|||||||||||||||
| Retraite complémentaire |
La retraite complémentaire est obligatoire.
Valeur du point : 1,138 € |
Le suivi au quotidien
Le professionnel suit l’évolution de ses ventes par rayon. La rentabilité d’une papeterie dépend de la compétence du professionnel à gérer ses stocks. Il faut à la fois être attentif aux besoins de sa clientèle et savoir constituer ou renouveler son stock, ne pas être en rupture sur les produits courants et sur les petites fournitures de bureau. Par ailleurs, le papetier doit veiller à suivre les comptes de sa clientèle professionnelle, cette dernière payant par facturation globale.
Les recettes de l’activité
L’activité est très saisonnière, avec une forte pointe en période de rentrée scolaire. le professionnel veillera à animer son magasin pendant cette période et à mettre en valeur les produits spécifiques à la rentrée scolaire.
Les charges à surveiller
Les achats représentent plus de 60% du chiffre d’affaires. Viennent ensuite le loyer ainsi que les charges de personnel.
La maîtrise du résultat
Le résultat de la papeterie dépend de la maîtrise des différents postes de charges (loyer, personnel, frais financiers) et des conditions négociées avec les fournisseurs (taux de remise et conditions de paiement). Une gestion dynamique et rigoureuse des stocks est essentielle.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
L’équilibre financier de la papeterie repose sur un niveau de fonds propres important et sur un endettement à moyen terme totalement maîtrisé.
| Evolution du nombre de création - Commerce de détail de livres, journaux et papeterie (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 523 (commerce de détail de journaux et papeterie) | Chiffre d’affaires moyen | 108 K€ |
| 2009 | 509 (commerce de détail de journaux et papeterie) | Marge brute (en % du CA) | 39,5 % |
| 2008 | 883 | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 12,7 % |
| 2007 | 806 | Rotation des stocks (en jours de CA) | 114 J |
| 2006 | 464 | Crédit clients (en jours de CA) | 29 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 64 J | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | 48 J | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
• Leur faible niveau de rentabilité :
Les niveaux de marge étant modestes, les papeteries dont le chiffre d’affaires se contracte et/ou qui ne disposent pas de fonds propres suffisants pour limiter leurs charges financières, connaissent des difficultés. Il est également essentiel de parfaitement maîtriser la gestion des stocks car les délais de réassort et le volume des retours ont un fort impact sur le taux de marges de l’affaire.
• L’intensité des pressions concurrentielles :
Le concept d’espace culturel qui associe livres, articles de papeterie et multimédia, séduit de plus en plus les consommateurs au détriment des papeteries traditionnelles Sur le segment des entreprises et administration, les papetiers sont confrontés à la concurrence des grossistes et des grandes surfaces spécialisées.
Dans ce contexte, les détaillants devront adhérer à un groupement d’achat et se diversifier (micro-informatique, loisirs créatifs, cadeaux…) pour se maintenir.
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 207 | Commerce d’alimentation générale | 45 % |
| 2009 | 267 | Commerce et réparation | 46,1 % |
| 2008 | Nc | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2007 | 319 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2006 | 288 | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
Franchise Magazine
http://www.franchise-magazine.com
Ac Franchise
http://www.ac-franchise.com
Observatoire de la Franchise
http://www.observatoiredelafranchise.fr
Fédération Française de la Franchise
http://www.franchise-fff.com
Fédération du Commerce Associé
http://www.commerce-associe.fr
Insee, Fiches sectorielles (ESA, enquête sectorielle annuelle)
http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=fiche-sectorielle.htm
Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises
Xerfi
Dafsa
Eurostaf
Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études
Research & Markets : moteur de recherche d’études
Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI