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Professions libérales


Masseur-Kinésithérapeute

Mise à jour : 15/12/2013



Le marché

Le marché


Malgré la politique de maîtrise des coûts de santé menée par le gouvernement (franchise médicale, accord préalable pour certaines série d’actes…), l’activité de masseur-kinésithérapeute reste dynamique. Plusieurs facteurs favorisent les praticiens :

- La revalorisation des tarifs des soins kinésithérapeutiques, en vigueur depuis novembre 2012 : le montant des lettres-clés (AMS, AMK, AMC) a été valorisé de 2,04 à 2,15 euros et le prix de l’IFD est passé de 2 à 2,50 euros. Un nouvel acte a également été ajouté à la convention des kinésithérapeutes et la prise en charge de la mucovicidose a été revalorisée.

- L’augmentation conséquente du nombre de personnes de plus de 60 ans (qui représentaient près d’un quart de la population en 2010), profite aux kinésithérapeutes, dont la patientèle est majoritairement composée de personnes âgées. Dans une moindre mesure, la hausse du taux de natalité est aussi positive pour les praticiens.

- Le développement des maladies chroniques, notamment celles liées à l’âge, est un solide facteur de croissance pour la profession (démences neurodégénératives, diabète, AVC, etc).

- La mise en place de la HAD (hospitalisation à domicile) qui réduit le temps de séjour des malades à l’hôpital, augmente le nombre de soins réalisés par les kinésithérapeutes chez les particuliers.

- L’évolution de la demande a permis aux masseurs-kinésithérapeutes de réaliser de plus en plus d’actes bénéficiant de tarifs libres. Ainsi, certains praticiens appliquent désormais des pratiques médicales "douces" telles que l’ostéopathie, l’acuponcture, etc. On note également le succès des soins de bien-être, pour lesquels les praticiens sont en concurrence avec les instituts de beauté (soins esthétiques visant à réduire la cellulite ; massages…).

- Le développement des pratiques spécialisées (Mézières, Feldenkreis, etc) profite à certains masseurs-kinésithérapeutes qui appliquent des dépassements d’honoraires.

Par ailleurs, la répartition géographique des masseurs-kinésithérapeutes est très éclatée. Certains départements ont une densité de professionnels trop élevée (Ile-De-France, PACA, Rhône-Alpes) contrairement aux zones rurales du nord et de l’est qui offrent davantage de perspectives d’activité. Ainsi, en vue de mieux répartir les professionnels sur le territoire, l’Etat fournit des aides financières et matérielles aux masseurs-kinésithérapeutes voulant s’implanter dans des zones sous-dotées.

Enfin, l’augmentation rapide de la demande de soins (principalement due au vieillissement de la population), les nombreux départs à la retraite de praticiens ainsi que les reconversions en ostéopathie (spécialité de plus en plus choisie par les kinésithérapeutes), pourraient créer une importante pénurie dans les régions à faible densité professionnelle. En outre, les difficultés de formation des kinésithérapeutes (faiblesse du numerus clausus, coût élevé des études, etc) tendent à aggraver ce déficit.

Tendances :


La politique de restriction des dépenses de santé s’intensifiera, notamment en ce qui concerne le contrôle des ordonnances pour les médecins. Cette évolution sera préjudiciable à l’activité des kinésithérapeutes, en grande partie dépendante des prescriptions médicales. Toutefois, la profession continuera de bénéficier de facteurs de croissances solides. Le vieillissement de la population, qui entraînera d’importants soins de rééducation (notamment post-opératoires), ainsi que l’engouement des patients pour les pratiques médicales douces ou encore pour les soins de bien-être favoriseront la progression du secteur. Enfin, les professionnels développeront de nouvelles techniques de soins qui permettront aux praticiens de fixer librement leurs tarifs sur ce type d’acte.

L’organisation du marché :


Le secteur est segmenté par les professionnels :

• Selon le type d’actes : La quasi-totalité des masseurs-kinésithérapeutes est conventionnée, ce qui implique que la plupart des actes qu’ils réalisent sont remboursables par la sécurité sociale s’ils sont prescrits par un médecin. Toutefois, le masseur-kinésithérapeute peut réaliser des actes dits “non médicaux” sans ordonnance médicale mais non remboursés.

• Selon le mode d’exercice : Les masseurs-kinésithérapeutes exercent principalement en cabinet (76%). Certains peuvent avoir une activité libérale en clinique. Ils sont alors rémunérés à l’acte, comme des médecins. D’autres enfin peuvent être salariés d’une clinique ou d’un centre de soins (thalassothérapie, centres thermaux …).


Nombre de kinésithérapeutes en 2010 Honoraires des kinésithérapeutes
50 670 (en milliards d’euros)
(Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral) 2010 3,834 Md€
2009 3,713 Md€
2008 3,640 Md€
2004 2,906 Md€
(Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral)


 


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Le métier et la règlementation

Les aptitudes professionnelles


Le masseur-kinésithérapeute doit être titulaire du diplôme d’Etat (3 ans d’études après le baccalauréat). Il doit effectuer des actes liés à ses compétences : massages, rétablissement et amélioration des muscles, des membres et des articulations, gymnastique médicale. Son âge moyen est de 42 ans environ. La profession se féminise (39% des professionnels sont des femmes).

Pour le masseur-kinésithérapeute, le titre d’ostéopathe s’obtient sur demande à la DRASS, après examen de la formation du praticien et la preuve d’une expérience professionnelle dans ce domaine de 5 ans minimum.


La profession nécessite une parfaite connaissance de l’anatomie humaine et une grande habileté manuelle. La plupart des actes étant effectué debout, il est indispensable d’être en excellente condition physique. Les consultations étant fréquentes en début et en fin de journée, le professionnel doit être extrêmement disponible et résistant. Enfin, la notoriété du masseur-kinésithérapeute contribuant grandement à sa réussite, il doit entretenir d’excellents rapports avec sa clientèle et ses prescripteurs.

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

Pour pouvoir exercer, le masseur-kinésithérapeute doit être titulaire du diplôme d’Etat et s’inscrire sur les listes départementales tenues par la préfecture du lieu d’exercice, ainsi qu’au Tableau de l’Ordre des masseurs kinésithérapeutes.

Dans les villes de plus de 10 000 habitants, si le local loué était préalablement destiné à l’habitation, sa transformation en local professionnel est soumise à autorisation préfectorale. Si le professionnel utilise une partie de son domicile privé pour l’exercice de sa profession, l’autorisation du service départemental de la construction et du logement est indispensable.

Le professionnel doit s’inscrire à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.

Les principaux points de la règlementation professionnelle

Les décrets de 8 octobre 1996 et du 27 juin 2000 fixent les actes pouvant être dispensés par les professionnels. Depuis 2000, le nombre de coefficients est plafonné à 45 000 par an et par masseur kinésithérapeute. Le masseur-kinésithérapeute doit respecter toute la réglementation en matière de conventionnement (respect des tarifs, du volume d’actes, des prescriptions…), faute de quoi son diplôme peut lui être retiré de façon temporaire (3 mois) ou définitive.

Le masseur-kinésithérapeute peut réaliser une partie de son chiffre d’affaires de façon totalement libre dans les domaines non médicaux, notamment la kinésithérapie sportive, l’ostéopathie et les soins esthétiques. L’application de ces domaines est réglementée, entre autres, par les décrets du 29 juillet 2004 et du 27 juin 2006.

L’activité d’ostéopathe et son application sont précisées dans l’article 76 de la loi n°2002-303 et par plusieurs décrets ( dernier décret du 25 mars 2007).


Statut juridique et fiscal

Rendez-vous dans notre rubrique Mon guide pratique / Mes impôts & taxes pour connaître le taux de TVA qui s’applique à votre activité ainsi que le mode d’imposition de vos bénéfices.


Rendez-vous dans notre rubrique Mon guide pratique / Mon régime social pour connaître le montant des cotisations et des prestations de votre régime social obligatoire.

L’exercice de l’activité

L’installation


Pour exercer une activité médicale conventionnée, la création nécessite des investissements peu importants dans des locaux bien situés. Il existe des opportunités dans les zones géographiques faiblement occupées (Nord, Est de la France).

Les reprises de cabinet sont fréquentes. La proximité de nombreux prescripteurs médicaux et la facilité d’accès au cabinet influencent fortement sa valeur.

Encore peu développée, l’association constitue une bonne solution pour rentabiliser des installations plus sophistiquées et mieux organiser son activité.

Le contrat de collaboration permet à un jeune masseur-kinésithérapeute de profiter des installations et des équipements d’un confrère moyennant une redevance. Ce contrat est souvent préalable à une association ou à un rachat.

Les investissements


Le matériel indispensable pour exercer est peu varié et d’un coût faible : table de massage, appareils à ultrasons. En cas de diversification vers des activités non conventionnées (ostéopathie, médecine sportive et esthétique) les investissements peuvent être beaucoup plus onéreux : bains, salle de gymnastique, centre de rééducation … Le renouvellement du matériel intervient généralement tous les 7 à 10 ans.

La gestion


Le suivi au quotidien

Le professionnel suit la répartition de ses honoraires entre les actes conventionnés et déconventionnés (sur lesquels sa marge est supérieure). Il suit également le nombre de rendez-vous hebdomadaires. Il est enfin attentif au nombre de séances par patient et au nombre de nouveaux patients chaque semaine.

Les honoraires

La facturation des actes conventionnés par la sécurité sociale est basée sur l’AMK (actes réalisés au cabinet ou à domicile), l’AMC (actes réalisés hors du cabinet) et l’AMS (actes de rééducation des conséquences des affections orthopédiques et rhumatologiques). Chaque acte a un cœfficient spécifique calculé sur ces valeurs. Le masseur-kinésithérapeute peut pratiquer des dépassements et des actes libres non remboursables. Les honoraires conventionnés sont plafonnés à 45 000 coefficients par an.

Les charges à surveiller

Globalement peu élevées, les charges les plus importantes sont les cotisations sociales personnelles et les loyers. Les frais de déplacement sont facturés aux clients sur la base d’indemnités kilométriques remboursées par la Sécurité Sociale.

La maîtrise du résultat

La rentabilité du cabinet est fortement liée aux soins traditionnels qui regroupent des actes standards peu valorisés. Toutefois, la faiblesse des investissements et le coût généralement faible de l’installation permettent d’obtenir un taux de marge nette comparable à celui des autres professions de santé. De plus, la rentabilité peut être encore améliorée par la pratique d’actes non conventionnés.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Le masseur-kinésithérapeute doit disposer au minimum d’un mois de fonds de roulement afin d’assurer sa trésorerie entre la réalisation des soins et le versement du tiers payant. Le plus souvent, celui-ci est viré au masseur-kinésithérapeute par les caisses de Sécurité Sociale dans un délai de 45 jours.

Evolution du nombre de création (1)  
Auxilliaires médicaux    
2011 (Activités des professionnels de la rééducation, de l’appareillage et des pédicures-podologues seules) 6 697    
2010 (Activités des professionnels de la rééducation, de l’appareillage et des pédicures-podologues seules) 6 679    
2009 (Activités des professionnels de la rééducation, de l’appareillage et des pédicures-podologues seules) 6 030    
2008 12 934    
2007 11 428    
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises)    
   
 


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les difficultés du métier

Les difficultés du métier


La profession de masseur-kinésithérapeute est peu risquée. En effet, l’activité nécessite peu d’investissements et génère peu de charges, notamment de personnel.

Les principales difficultés pour le créateur sont :

• La sur-densité dans certaines régions :

En Ile de France et dans la région Rhône Alpes, les honoraires moyens sont plus faibles du fait de la forte densité de cabinets.


• La dépendance aux médecins prescripteurs :

Ce sont les médecins prescripteurs qui orientent les patients vers les masseurs-kinésithérapeutes.


• Les contraintes liées à l’exercice de la profession :

L’exercice de cette profession est éprouvant physiquement et nerveusement. Il implique de larges tranches horaires.


Dans ce contexte, les masseurs-kinésithérapeutes qui réussissent le mieux sont ceux qui parviennent à développer les actes non conventionnés, plus rémunérateurs et non plafonnés (drainage lymphatique, ostéopathie, acupuncture …). L’association et le rapprochement avec des centres de soins spécialisés constituent des atouts supplémentaires.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE (Auxilliaires Médicaux) TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 71 Auxiliaires Médicaux

75,8 %

2009 72 Moyenne tous secteurs 51,9 %
2008 Nc (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)


Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


FFMKR
Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs
3, rue Lespagnol - 75020 PARIS
Tel : 01.44.83.46.00 - Fax : 01.44.83.46.01
http://www.ffmkr.org

SNMKR
Syndicat National des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs
15 rue de l’Epée de Bois - 75005 PARIS
Tel : 01.45.35.82.45 - Fax : 01.47.07.70.23
http://www.snmkr.fr


La presse spécialisée


Profession kinésithérapeute
http://www.professionkine.com


L’Assurance Maladie


- Ameli.fr : conventions, tarifs conventionnels, gestion de l’activité et informations sur la profession

- inst@LSanté : service dédié à l’installation des professionnels de santé : choix du lieu d’installation, les aides à l’installation, les aides à la pratique professionnelle et les démarches associées


Autres sources d’informations


Rendez-vous dans notre rubrique Mes outils & services / Liens utiles pour accéder à d’autres sources d’information pouvant être utiles : données statistiques, données comptables et financières, études de marché et informations sur les réseaux sous enseigne.




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