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Commerce


Librairie

Mise à jour : 01/02/2012



Le marché

Le marché


Le secteur de la librairie profite de la très bonne santé du marché du livre, soutenu par le succès des livres poches, des ouvrages pour enfants et ponctuellement par la sortie de best seller. Toutefois, le chiffre d’affaires reste surtout stimulé par un effet prix.

Malgré la progression du chiffre d’affaires du secteur de la librairie, la situation des différents acteurs est très contrastée. Les librairies indépendantes, qui constituent l’essentiel des points de vente du secteur, éprouvent de très grandes difficultés à maintenir leur activité. En effet, elles subissent l’intensification des pressions concurrentielles des circuits de distribution non spécialisés : on assiste à un renforcement du poids des grandes surfaces spécialisées (GSS), multiculturelles (Fnac, Virgin) qui poursuivent leur expansion territoriale tout en offrant une place privilégiée au livre (augmentation des références, mise en scène des points de vente, création de prix littéraires…). Le développement du e-commerce a également bouleversé le secteur (large choix, frais de port gratuits …).

Outre ces pressions concurrentielles, le mouvement de concentration des maisons d’édition soumet les librairies aux conditions fixées par les éditeurs (délais, mode d’approvisionnement, gestion des invendus …).

Dans ce contexte, la loi sur le prix unique de vente a protégé les librairies indépendantes de la puissance des centrales d’achat de la grande distribution. Toutefois, le faible niveau de marge des librairies indépendantes (poids des dépenses du personnel et des loyers) menace le maintien de leur activité. Leurs seuls atouts résident dans leur capacité à conseiller leurs clients, à valoriser leur offre et à séduire la clientèle de proximité.

Tendances :


Les librairies indépendantes traditionnelles devraient peu à peu disparaître au profit de groupements de libraires permettant aux professionnels de mettre en commun leurs moyens de communication et de logistique. Ainsi, les librairies indépendantes qui résisteront seront celles qui auront su investir le canal Internet, s’associer avec d’autres structures ou bien se spécialiser afin d’offrir une offre différenciée (librairies professionnelles, techniques ou encore spécialisées dans les bandes dessinées …).

Le secteur demeurera dynamique et la vente de livres sur Internet va également continuer sa progression. Le développement des livres numériques et des lecteurs adaptés à ce format (Kindle, Ipad …) constituera un nouveau défi à relever pour les professionnels du secteur.

L’organisation du marché :



- Les librairies “pures” , généralistes ou spécialisées, revendent des livres acquis auprès des sociétés d’édition. Pour réaliser leurs achats, les libraires doivent passer des contrats avec les éditeurs (contrats d’office) qui prévoient le taux de remise, l’obligation d’accepter les nouveautés de l’éditeur et leurs conditions de retour. Elles bénéficient d’une proximité culturelle avec la clientèle (conseils de qualité, clientèle fidèle …), d’une offre variée et pour certaines, d’une notoriété locale.

- Les librairies-papeteries vendent des livres et du matériel ou fournitures scolaires. Elles se développent à proximité des écoles, lycées, universités.

- Les clubs proposent, par correspondance ou grâce à un réseau de points de vente situés en centres urbains, des livres et des supports multimédia (Club Français du Livre, France Loisir…).

- Les grandes surfaces spécialisées en produits culturels (Fnac, Virgin …) vendent des livres ainsi que toutes les autres formes d’éditions (multimédia, disques …). Elles séduisent par leur large offre de produits culturels en libre-service et la mise en scène de leurs points de vente.

- Les grandes surfaces alimentaires (Hyper et Supermarché) se sont aussi lancées dans la vente de livres. Les rayons peuvent soit être intégrés au magasin soit constituer un espace indépendant ("Espace Culturel" de Leclerc …)

- Internet (Alapage, Amazon …) est circuit de distribution en pleine expansion. Il tire profit de certains atouts : facilité des commandes, livraison à domicile, gratuité des frais de port, offre importante … De plus, certains magasins utilisent Internet comme un mode de diffusion complémentaire (Fnac.com …).


Nombre d’entreprises du secteur en 2010 Chiffre d’affaires du secteur en 2008 Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur
(en milliards d’euros) (Indice ICA base 100 en 2000)
3 608 1,64 Md€ Commerce de détail de livres en magasin spécialisé
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2010 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2010) (Source : Syndicat de la Librairie Française) 2010 121,7
2009 119,7
2008 118,3
2007 118,2
2006 116,6
2005 115,4
2004 116,1
2003 113,2
(Source : Insee, Bulletin Statistique)


 


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Le métier et la règlementation

Les aptitudes professionnelles


Aucun diplôme n’est obligatoire pour exercer la profession. Il existe cependant des formations au métier de libraire : licence en lettres modernes option librairie, DUT métiers du livre, DUT information-communication option librairie, BTS de technicien libraire et un Brevet Professionnel de librairie.

Le libraire est un passionné de lecture. La plupart des professionnels ont suivi des études littéraires et possèdent une solide culture générale. Il faut être très rigoureux pour exercer la profession. La gestion des achats et des stocks est notamment essentielle. Le professionnel doit veiller au cycle de vie de chaque produit et vérifier en permanence l’adaptation de ses rayonnages aux goûts de sa clientèle.

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

Il n’existe aucune contrainte spécifique à la profession qui est donc soumise à la réglementation commune à la distribution (étiquetage des produits, soldes, facturation …).

Le professionnel doit être immatriculé au Registre du Commerce et des Sociétés en sa qualité de commerçant.

Les principaux points de la règlementation professionnelle

Le prix du livre est fixé par la loi Lang du 10 août 1981 (loi 81-766) qui instaure un prix unique et accorde aux détaillants le droit de pratiquer un prix effectif de vente compris entre 95 et 100% du prix fixé par l’éditeur ou par l’importateur.

Par ailleurs, les éditeurs et les diffuseurs ont développé le système des offices qui oblige le libraire à mettre à la vente tous les livres nouveaux proposés par ses fournisseurs, avec un droit de retour plus ou moins important.

L’arrêté rendu public en mai 2008 rend entièrement légale la gratuité des frais de port pratiquée par les librairies en ligne.

La loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 (2008-776) a débouché sur des mesures portant notamment sur :


- Les délais de paiement aux fournisseurs : la LME plafonne les délais de paiement à 60 jours à compter de la date d’émission de la facture (ou 45 jours fin de mois). Un plan de négociation secteur par secteur permettra de réduire encore davantage les délais de paiement en 2010. Les sanctions en cas de dépassement de ces délais sont renforcées.


- Les baux commerciaux : les loyers des locaux commerciaux sont indexés sur un nouvel indice de révision des loyers (Indice des Loyers Commerciaux) intégrant une méthode de calcul pondéré (calculé pour 50% sur l’indice des prix à la consommation, pour 25% sur l’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail et pour 25% sur l’indice des prix à la consommation).


Le statut juridique et fiscal du professionnel


Le statut juridique

Le professionnel, qui est un commerçant, opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.

Dans le secteur, la plupart des entreprises sont exploitées sous forme d’entreprises individuelles (58 %).

La SARL est la forme de société la plus répandue dans ce secteur. Depuis le 1er août 2003 (loi 2003-721), l’obligation d’un capital minimum pour constituer ce type de société est supprimée.

La catégorie d’imposition

Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements)
Chiffre d’affaires Régime Fiscal
Chiffre d’affaires < 83 200 € Micro BIC ou Auto entrepreneur
Chiffre d’affaires < 793 000 € Réel simplifié
Chiffre d’affaires > 793 000 € Réel normal


Le mode d’imposition

- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.

Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).

- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).

Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).

Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.

Le taux de TVA

La TVA est réduite sur les livres répondant à la définition de l’instruction du 30 décembre 1971 de la DGI et sur les "produits éditoriaux" (cartes et atlas géographiques, recueils de photographies, guides d’hôtels-restaurants…) définis par l’instruction fiscale du 12 mai 2005. L’article 13 de la loi 2011-1977 de Finances rectificative pour 2011 du 28 décembre 2011 (JO du 29 décembre 2011) a porté ce taux de 5,5% à 7% à compter du 1er janvier 2012 pour le livre numérique et à compter du 1er avril 2012 pour le livre non numérique.

Le statut social du professionnel


Les cotisations sociales

  Auto entrepreneur (BIC, activité de vente) Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2)
Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 83 200 euros)
Tranches de revenus ou de rémunérations(3)
< 36 372 € (1 PSS) < 109 116 € (3 PSS) < 181 860 € (5 PSS) > 181 860 € (5 PSS)
Assurance maladie maternité 12 % 6,5  % 5,,9  % 5,9  % /
Indemnités journalières maladie 0,7  % 0,7  % 0,7 % /
Allocations familiales 5,4 % 5,4 % 5,4 % 5,4 %
Assurance vieillesse

16,65 %

/ / /
Assurance invalidité décès 1,3 % / / /
Participation formation 0,15 % / / /
Retraite complémentaire 6,5 % 6,5 % / /
Total + CSG + CRDS 45,2  % (4) 26,5  % (4) 20  % (4) 13,4  % (4)


(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).

(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.

(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.

(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %

La protection sociale

Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Incapacité temporaire Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans.
Invalidité partielle Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 911 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 €
Invalidité totale Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 7 355,77 €
Décès : pour le conjoint Capital : 7 274 €
Rente : néant
Décès : pour les enfants à charges Capital : néant
Rente : néant


La retraite

  Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Retraite de base

Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence)

Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012)

Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953)

Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012

Retraite complémentaire

La retraite complémentaire est obligatoire.

6,5% des revenus < 109 116 € (3 PSS)        

X valeur du point X nb d’années
Coût d’acquisition du point        
Coût d’acquisition du point : 15,808 €
Valeur du point : 1,138 €


L’exercice de l’activité

L’installation


Les créations sont rares en raison des difficultés à trouver des pas-de-porte bien situés avec un loyer abordable. Concernant la reprise, on observe une diminution de la valeur moyenne des fonds de commerce.

Les investissements


Le montant des aménagements est très variable en fonction de la taille de la librairie. Le professionnel peut bénéficier d’aides :

1) Des subventions peuvent être accordées par les DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles). Elles peuvent porter sur :


- l’acquisition ou le renouvellement des moyens de fonctionnement en vue du développement des activités (informatique …),


- le développement de l’entreprise (notamment agrandissement, déménagement, modernisation, acquisition ou extension du stock en vue du développement d’une spécialité …),


- des projets de création de librairies lorsqu’ils présentent des garanties de viabilité suffisantes.

Une attention particulière est portée au maintien et au développement du réseau de librairies dans les périphéries des grandes agglomérations et dans les villes petites et moyennes.

2) Des subventions peuvent également être accordées par le CNIL (Centre National du Livre). Elles peuvent porter sur :


- le développement économique : prêt à taux zéro pour des projets de déménagement, d’agrandissement, de rénovation et de création de nouveaux rayons.


- le développement de fonds thématiques : le CNL soutient la diffusion d’ouvrages de fonds en librairie dans les domaines de l’art, de l’architecture, de la poésie, du théâtre, des sciences humaines et des sciences et techniques ainsi que, le cas échéant, dans d’autres secteurs définis en début d’année. Les demandes d’aide, comportant la liste des ouvrages que le libraire se propose d’acquérir, doivent être adressées au CNL. L’éligibilité est réservée aux ouvrages parus depuis plus d’un an.

3) La convention signée en 2003 entre le ministère de la Culture et de la Communication et le secrétariat d’Etat aux PME, au commerce, à l’artisanat, aux professions libérales et à la consommation, permet aux commerces culturels de proximité (livres, disques, vidéo et multimédia) de bénéficier de subventions, dans le cadre du FISAC (Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce), pour la création ou le développement de leur activité.

4) L’Association pour le développement de la librairie de création intervient, sous forme de prêts sans intérêt, pour aider à la création, au développement ou à la reprise de librairies.

5) L’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles est une société financière chargée de faciliter le financement des entreprises culturelles. Grâce aux fonds qui lui sont confiés par le ministère de la Culture et de la Communication, l’IFCIC peut garantir une partie des emprunts bancaires contractés par les libraires auprès des établissements de crédit.

6) Certaines collectivités locales, particulièrement des conseils régionaux, ont mis en place des aides spécifiques aux librairies. Des renseignements peuvent être obtenus auprès des centres régionaux du livre, des agences de coopération pour le livre ou directement auprès des services culturels des collectivités concernées.


La gestion


Le suivi au quotidien

Le professionnel suit l’évolution de ses ventes par rayon. De la rigueur dans la gestion de ses stocks dépend la rentabilité de la librairie. Il faut à la fois être attentif aux goûts de sa clientèle et savoir la conseiller, constituer ou renouveler son stock, ne pas être en rupture sur les titres les plus demandés. Le professionnel suivra également la rentabilité des contrats passés, en général annuellement, avec les éditeurs : achats en compte ferme (à l’initiative du libraire et sans possibilités de retour des invendus) d’une part et d’autre part le système de l’office ou service des nouveautés (qui prévoit taux de remise et possibilités de retour dans le cadre de nouveautés imposées par l’éditeur). Plus les retours seront faibles, plus le libraire obtiendra une remise importante.

Les recettes de l’activité

Le prix du livre est fixé par l’éditeur. Le libraire négocie soit directement auprès de lui, soit par l’intermédiaire de son fournisseur les taux de remise. L’activité est très saisonnière, avec des pointes en fin d’année pour l’ensemble des librairies et aux périodes de rentrée scolaire pour les librairies spécialisées.

Les charges à surveiller

Les achats représentent près de 60% du chiffre d’affaires. Viennent ensuite le loyer et les charges de personnel.

La maîtrise du résultat

Le résultat de la librairie dépend de la maîtrise des différents postes de charges (loyer, personnel, frais financiers) et des conditions négociées avec les fournisseurs (taux de remise, possibilités de retour et conditions de paiement). En effet, le besoin en fonds de roulement est de plus en plus important, notamment en raison des besoins en trésorerie des contrats d’office liant les libraires aux éditeurs. Une gestion dynamique et rigoureuse des stocks est essentielle.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

L’équilibre financier de la librairie repose sur un niveau de fonds propres important et sur un endettement à moyen terme totalement maîtrisé.

Evolution du nombre de création (1) (Commerce de détail de livres, journaux et papeterie) Les ratios de gestion clefs
2010 395 (commerce de détail de livres) Chiffre d’affaires moyen 195 K€
2009 486 (commerce de détail de livres) Marge brute (en % du CA) 39,07 %
2008 883 Excédent brut d’exploitation (en % du CA) 17,40 %
2007 806 Rotation des stocks (en jours de CA) 170 J
2006 464 Crédit clients (en jours de CA) 5 J
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) Crédit fournisseurs (en jours de CA) 64 J
Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) 33 J
(Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006)


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)



Les difficultés du métier

Les difficultés du métier


Le risque du secteur de la librairie est élevé en raison de l’importance des investissements de départ conjugué aux pressions concurrentielles des grandes surfaces spécialisées (GSS), de la vente sur Internet et, dans une moindre mesure, des grandes surfaces alimentaires (GSA). Les librairies indépendantes traditionnelles sont les plus exposées.

Les principales difficultés à prévoir pour les créateurs sont :

• Leur faible niveau de rentabilité :

Les niveaux de marge étant modestes, les libraires dont le chiffre d’affaires se contracte et/ou qui ne disposent pas de fonds propres suffisants pour limiter leurs charges financières, connaissent des difficultés. Il est également essentiel de parfaitement maîtriser la gestion des stocks car les délais de réassort et le volume des retours ont un fort impact sur le taux de marges de l’affaire.


• Le système des offices :

Il pénalise surtout les petites surfaces, obligées d’accepter et de payer les nouveautés à leurs fournisseurs. Les remboursements éventuels sont limités et ne peuvent avoir lieu qu’au moment des retours, dont la gestion est lourde et coûteuse. Il en résulte donc des tensions sur la trésorerie et entre les différents acteurs de la chaîne du livre.


• L’incapacité de faire face à la concurrence des réseaux modernes :

La concurrence propose des gammes de produits particulièrement étendues et diversifiées. Le concept de l’espace culture proposé par les grandes surfaces spécialisées en produits culturels, associant livres et multimédias, semble avoir la préférence de la clientèle qui délaisse les librairies traditionnelles ne disposant pas de moyens suffisants pour le mettre en oeuvre. De plus, l’importance grandissante de la distribution par Internet (bénéficiant de la gratuité des frais de port et de la possibilité d’une remise de 5%) renforce la concurrence et risque de nuire considérablement aux petites structures.


Dans ce contexte, les meilleures chances de réussite sont réunies pour les entreprises capables de se diversifier vers le multimédia, la papeterie, voire une spécialisation à thème d’un créneau porteur (jeunesse, entreprises …).


Evolution du nombre de DEFAILLANCE (Commerce de détail de livres) TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 68 Commerce de détail de livres, journaux et papeterie 61,6 %
2009 48 Commerce et réparation 46,1 %
2008 Nc Moyenne tous secteurs 51,9 %
2007 Nc (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2006 Nc
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)

Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


SLF
Syndicat de la Librairie Française
38, rue du Fbg Saint Jacques - 75014 Pariss
Tel : 01 53 62 23 10 - Fax : 01 53 62 10 45
http://www.syndicat-librairie.fr

ULF
Union des libraires de France
40, rue Grégoire-de-Tours - 75006 Paris


ALSJ
Association des libraires spécialisés pour la jeunesse
48, rue Colbert - 37000 Tours
Tel : 02 47 66 95 90 - Fax : 02 47 20 87 13
http://alsj.citrouille.net

SLAM
Syndicat de la librairie ancienne et moderne
4, rue Gît-le-Coeur - 75006 Paris
Tel : 01 43 29 46 38 - Fax : 01 43 25 41 63
http://www.slam-livre.fr

SLCF
Syndicat des libraires classiques de France
B.P. 0540 - 80005 Amiens Cedex 1


SLLR
Syndicat des libraires de littérature religieuse
c/o La Procure Le Nouveau Monde
24, rue de la République - 76000 Rouen
Tel : 02 35 70 65 93 - Fax : 02 35 70 17 23

SLUT Syndicat des libraires universitaires et techniques
40, rue Grégoire de Tours - 75006 Paris
Tel : 01 43 29 88 79

CNL Centre national du livre
Hôtel d’Avejan - 53, rue de Verneuil - 75343 Paris Cedex 07
Tél. : 01 49 54 68 68 - Fax : 01 45 49 10 21
http://www.centrenationaldulivre.fr

La presse spécialisée


Les cahiers de la librairie
http://www.syndicat-librairie.fr

LSA
http://www.lsa.fr

Les données statistiques


Insee, Fiches sectorielles (ESA, enquête sectorielle annuelle)
http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=fiche-sectorielle.htm


Les données de gestion


- Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises


Les études sectorielles


- APCE : "Librairie "


- Xerfi


- Dafsa


- Eurostaf


- Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études


- Research & Markets : moteur de recherche d’études


Votre zone de chalandise


- Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…


- Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale


Vos interlocuteurs pour vos cotisations, votre protection sociale et votre retraite


- Le Régime Social des Indépendants, RSI



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