Mise à jour : 01/02/2012
La demande en équipements automobiles continuera d’être pénalisée par une conjoncture économique difficile et une plus grande fiabilité des véhicules. Le chiffre d’affaires des professionnels poursuivra toutefois sa progression en valeur.
- Les généralistes (Norauto, Feu-vert, garagistes, stations-service,…) dont l’activité principale concerne la vente de produits et de pièces détachées (80% du chiffre d’affaires). Le montage et l’entretien du véhicule sont des activités secondaires. Très recherchés par la clientèle, leur chiffre d’affaires est très supérieur à celui des spécialistes.
- Les spécialistes (Speedy, Midas…) qui axent leur offre sur un produit principal (échappement, pneus, matériel audio,…). Leur stratégie les entraîne vers la diversification afin d’augmenter leur volume d’activité. Le montage et l’entretien constituent l’essentiel de leur activité. La vente de produits ne représente que 20% de leur chiffre d’affaires.
| Nombre d’entreprises du secteur en 2010 | Chiffre d’affaires du secteur en 2009 | Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliards d’euros) | (Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
| 5 036 | 19,151 Md€ | Commerce de détail d’équipements automobiles | |||
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2010 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2010) | (Source : Insee, Esane) | 2010 | 130,5 | ||
| 2009 | 123,1 | ||||
| 2008 | 121,7 | ||||
| 2007 | 119,4 | ||||
| 2006 | 114,0 | ||||
| 2005 | 111,8 | ||||
| 2004 | 110,3 | ||||
| 2003 | 106,1 | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
Le statut juridique
Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
Dans le secteur, la plupart des entreprises est exploitée sous forme de sociétés.
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
| Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements) | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 83 200 € | Micro BIC ou Auto entrepreneur |
| Chiffre d’affaires < 793 000 € | Réel simplifié |
| Chiffre d’affaires > 793 000 € | Réel normal |
Le mode d’imposition
- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).
- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
Dans ce secteur, la TVA est de 19,6%.
Les cotisations sociales
| Auto entrepreneur (BIC, activité de vente) | Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 83 200 euros) | |||||
| Tranches de revenus ou de rémunérations(3) | |||||
| < 36 372 € (1 PSS) | < 109 116 € (3 PSS) | < 181 860 € (5 PSS) | > 181 860 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité | 12 % | 6,5 % | 5,,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | / | |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse |
16,65 % |
/ | / | / | |
| Assurance invalidité décès | 1,3 % | / | / | / | |
| Participation formation | 0,15 % | / | / | / | |
| Retraite complémentaire | 6,5 % | 6,5 % | / | / | |
| Total + CSG + CRDS | 45,2 % (4) | 26,5 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) | |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Invalidité partielle | Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 911 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 € |
| Invalidité totale | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 7 355,77 € |
| Décès : pour le conjoint | Capital : 7 274 € Rente : néant |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : néant Rente : néant |
La retraite
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence) Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012) Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012 |
|||||||||||||||
| Retraite complémentaire |
La retraite complémentaire est obligatoire.
Valeur du point : 1,138 € |
Le suivi au quotidien
Le professionnel suit avant tout la rotation de son stock, déterminant ainsi sa politique d’achat, de prix et sa stratégie de communication. Grâce à l’informatique, il suit les produits qui s’écoulent rapidement nécessitant une grande rigueur d’approvisionnement et les produits à rotation lente sur lesquels il doit périodiquement effectuer des promotions. Il est également attentif aux achats et ventes de produits très saisonniers : pneus neige, matériel audio (30% des ventes en période de fêtes de fin d’année), batteries (80% des ventes en hiver),…
Les recettes de l’activité
Dans les centres autos “multi-produits”, les prestations de service (montage, entretien…) représentent moins de 20% du chiffre d’affaires. Elles prennent une proportion plus significative dans les centres autos spécialisés (Midas…). La vente d’équipements représente la plupart du temps moins de 25% du chiffre d’affaires des garagistes indépendants.
Les charges à surveiller
Les achats constituent les principales charges, suivis des frais de personnel dont le poids augmente avec la taille de l’entreprise. Les franchisés versent une part significative de leur chiffre d’affaires à leur enseigne.
La maîtrise du résultat
Dans un contexte très concurrentiel aboutissant à une guerre des prix, le résultat dépend essentiellement du maintien de la marge brute, de la productivité du personnel et du suivi des stocks. Le développement des services et des offres globales (contrats d’entretien, garanties…) est indispensable pour améliorer le niveau de rentabilité.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Les fonds propres doivent représenter au minimum 30% des capitaux permanents, afin de financer une partie des investissements et du besoin en fonds de roulement. En effet, les crédits fournisseurs ne suffisent pas pour équilibrer la trésorerie.
| Evolution du nombre de création (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 892 | Chiffre d’affaires moyen | 277 K€ |
| 2009 | 848 | Marge brute (en % du CA) | 47,72 % |
| 2008 | 450 | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 17,18 % |
| 2007 | 486 | Rotation des stocks (en jours de CA) | 90 J |
| 2006 | 381 | Crédit clients (en jours de CA) | 36 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 56 J | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | 35 J | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
• La gestion des stocks :
La diversité des équipements, la rotation lente de certains produits, la saisonnalité de certaines ventes… génèrent un besoin en fonds de roulement élevé malgré des crédits fournisseurs importants. L’informatisation et des compétences de gestionnaire sont indispensables pour le professionnel.
• La politique commerciale et de tarification :
Les tarifs proposés doivent constituer un compromis entre le maintien d’une marge brute suffisante et la compétitivité. Le “tout compris” (équipement + pose + entretien et garantie) permet aux professionnels d’augmenter leur chiffre d’affaires et leur marge brute.
• La maîtrise des charges de personnel :
L’arrivée sur le marché de l’équipement automobile de produits de plus en plus complexes implique une main d’œuvre qualifiée qui, du fait de sa rareté, représente pour les professionnels des coûts salariaux élevés qu’il convient de maîtriser au risque d’une diminution du chiffre d’affaires.
Dans ce contexte, les centres autos affiliés à des franchises nationales réputées, gérés par des professionnels rigoureux disposant de fonds propres élevés et développant des activités de services, sont les mieux placés pour réussir.
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 115 |
Commerce de détail d’équipements automobiles |
50,0 % |
| 2009 | 125 | Commerce et réparation | 46,1 % |
| 2008 | 91 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2007 | 82 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2006 | 95 | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
Franchise Magazine
http://www.franchise-magazine.com
Ac Franchise
http://www.ac-franchise.com
Observatoire de la Franchise
http://www.observatoiredelafranchise.fr
Fédération Française de la Franchise
http://www.franchise-fff.com
Fédération du Commerce Associé
http://www.commerce-associe.fr
Insee, Fiches sectorielles (ESA, enquête sectorielle annuelle)
http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=fiche-sectorielle.htm
Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises
Dafsa
Eurostaf
Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études
Research & Markets : moteur de recherche d’études
Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI