Mise à jour : 01/02/2012
La politique de restriction des dépenses de santé s’intensifiera (nouvelles baisse des tarifs des actes de biologie médicale, déremboursements de certaines analyses…).
- Les laboratoires non spécialisés, qui effectuent des analyses "de routine".
- Les laboratoires spécialisés, qui réalisent des analyses à la demande des hôpitaux et des autres laboratoires pour des prestations rares et de hautes technicités.
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Nombre de laboratoires en 2010 |
Honoraires des laboratoires |
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|---|---|---|---|
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3 833 |
(en milliards d’euros) | ||
| (Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral) | 2010 |
4,583 Md€ |
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| 2009 |
4,499 Md€ |
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| 2008 |
4,426 Md€ |
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| (Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral) | |||
Le statut juridique
Les laboratoires ont la possibilité de se regrouper au sein d’une société de capitaux : la Société d’Exercice Libéral (SEL) dans la limite de 5 laboratoires. L’exploitation personnelle demeure la plus répandue. Toutefois, on note une forte progression des SEL (58%). Les autres formes de sociétés (SCP, SARL et SA) représentent 28% des installations.
La catégorie d’imposition
A titre individuel, le directeur de laboratoire est soumis au régime fiscal des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).
| Catégorie d’imposition des BNC | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
|
Chiffre d’affaires < 33 300 € |
Micro BNC |
| Chiffre d’affaires > 33 300 € | Déclaration contrôlée |
Le mode d’imposition
Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité sont soumis à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Les bénéfices non commerciaux sont déterminés et imposés avec les particularités suivantes :
le bénéfice à retenir est toujours celui réalisé au cours de l’année civile,
les documents fiscaux ne comprennent pas de bilan,
les dépenses doivent être retenues pour leur montant réel. Toutefois, une évaluation forfaitaire est admise pour les frais de voiture.
Les cotisations sociales
| Tranches de revenus (1) | ||||
|---|---|---|---|---|
| 30 916 € (0,85 PSS) | 36 372 € (1 PSS) | 181 860 € (5 PSS) | 181 860 € (5 PSS) | |
| Assurance maladie maternité (praticiens conventionnés) | 0,11 % | 0,11 % | 0,11 % | / |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % |
| Allocations vieillesse | 8,6 % | 1,6 % | 1,6 % | / |
| Assurance invalidité décès | Forfait : 568 € | |||
| Retraite complémentaire | Cotisation obligatoire en classe 3 (7 000 €) + cotisation facultative dans une classe d’option (de 9 000 € à 17 000 €) | |||
| Retraite supplémentaire |
forfait de 447 € +0,15 % des revenus plafonnés à 181 860 €. |
Total + CSG + CRDS | 14,26 % + forfaits | 7,26 % + forfaits | 7,26 % + forfaits | 5,4 % + forfaits |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
La protection sociale
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : néant |
| Invalidité partielle | Néant |
| Invalidité totale | Rente : 8 914 €/an + 4 457 € si allocation de conjoint + 8 914 € si enfant à charge |
| Décès : pour le conjoint | Capital : 13 371 € (aux enfants à défaut de conjoint) Rente : 8 914 €/an |
| Décès : pour les enfants à charges |
Capital : Néant |
| RETRAITE DES AUXILLAIRES MEDICAUX | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Pension pleine : 65 ans quelle que soit la durée d’assurance (à partir de 65 ans en fonction du nombre de trimestres d’assurance cotisés)
Coût d’acquisition du point de la tranche 1 (au taux de 8,6%) : 5,90 € (450 points maximum par an)
Coût d’acquisition du point de la tranche 2 (au taux de 1,6%) : 24,15 € (100 points maximum par an) Valeur du point au 1er avril 2011 : 0,5432 € |
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| Retraite complémentaire | Montant de la pension (part géré par répartition) :
Valeur annuité en 2010 = 254 € 10.414 € pour 41 années de cotisations + 1/41ème par cotisation supplémentaire soit 254 € par année cotisée Montant des allocations du plan de capitalisation : Application d’un coefficient de conversion sur le capital acquis |
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| Assurance Supplémentaire de Vieillesse (ASV) |
Cette retraite supplémentaire donne droit à 44 points par an Age requis :
Valeur de service du point : 1,20 € |
Le suivi au quotidien
Le professionnel suit le nombre d’actes (B,K, KB, PB, TB) effectués et le nombre de coefficients facturés. Le coefficient moyen par acte est plus élevé dans les laboratoires spécialisés. Il suit également la répartition entre les analyses effectuées par son laboratoire et les analyses données ou réalisées en sous-traitance. Cela lui permet notamment de définir sa stratégie d’investissement en fonction des volumes d’actes transmis.
Les honoraires
La rémunération des actes de biologie (lettre B) représente l’essentiel des honoraires perçus par les laboratoires. La valeur des actes est très variable.
Les charges à surveiller
Pour les petits laboratoires, l’amortissement du matériel et les réactifs (produits nécessaires à l’exécution des analyses) constituent les principales charges. Pour les laboratoires importants employant plus de 20 salariés (15%), les charges de personnel doivent être maîtrisées. La qualification requise des techniciens et leur nombre imposé par tranches d’actes (un technicien par million de lettres clés B jusqu’à 3 millions et un technicien par tranche de 2 millions de lettres B au-delà). régulent les effectifs. Le groupement de SEL permet aux petits et moyens laboratoires de réduire leurs coûts d’amortissements et d’achats de réactifs.
La maîtrise du résultat
Le résultat dépend de la capacité du laboratoire à effectuer des actes spécialisés à forte rentabilité et à s’orienter vers des secteurs où les prix sont moins fermement encadrés (agro-alimentaire, vétérinaire…). Pour les actes classiques, le durcissement de la politique de maîtrise des dépenses de santé conduit à une diminution du chiffre d’affaires et de la marge brute. Les achats de réactifs (les groupements d’achats entre laboratoires se développent), les charges de personnel et les investissements doivent être parfaitement maîtrisés (créations de SEL).
La gestion financière et les besoins en trésorerie
La stagnation du chiffre d’affaires et la baisse des niveaux de marge ne permettent plus aux professionnels la moindre erreur dans leur stratégie d’investissement. Les investissements lourds ne peuvent se justifier que lorsqu’ils s’accompagnent d’une certitude d’engendrer un volume d’actes suffisant pour les amortir. La trésorerie est généralement positive, permettant d’obtenir de 0,5 à 1% du chiffre d’affaires en produits financiers.
| Evolution du nombre de création (1) | Répartition des professionnels par tranches d’honoraires en 2007 | ||
|---|---|---|---|
| Pratique Médicale | < 60 000 € | 6,0 % | |
| 2010 (laboratoires d’analyses médicales seuls) | 103 | 60 000 € à 165 000 € | 37,0 % |
| 2009 (laboratoires d’analyses médicales seuls) | 89 | 165 000 € à 210 000 € | 12,4 % |
| 2008 | 3 719 | 210 000 € à 255 000 € | 10,4 % |
| 2007 | 3 255 | 255 000 € à 300 000 € | 7,9 % |
| 2006 | 2 291 | 300 000 € à 450 000 € | 15 % |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises au cours de l’année) | 450 000 € à 600 000 € | 6,6 % | |
| > 600 000 € | 4,7 % | ||
| (Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral) | |||
(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
• La politique de maîtrise des prescriptions médicales :
Elle sera probablement renforcée et les laboratoires ne pourront pas escompter une revalorisation du prix des actes. L’application plus stricte des RMO et la pression sur les prescripteurs limiteront la progression du nombre d’analyses et de prélèvements avec pour conséquence la stagnation du chiffre d’affaires et une diminution des marges sur les actes courants.
• Les prix des équipements et des produits réactifs :
Face à la concentration de l’industrie pharmaceutique, les laboratoires doivent faire face à un niveau de prix élevé tant pour les équipements que pour les produits réactifs, contribuant ainsi à la détérioration des marges. La réorganisation de la profession, grâce à la mise en place de groupements et de centrales d’achats, permet d’en limiter l’ampleur.
• Les innovations technologiques :
Les progrès réalisés dans les techniques médicales et les innovations technologiques ont permis la diffusion de procédés de diagnostics rapides, sans recours à l’analyse de laboratoire. Les médi-tests pratiqués en cabinet médical et les auto-tests utilisés au domicile du patient sont autant de facteurs de réduction du chiffre d’affaires. Dans l’immédiat, leur diffusion est freinée par la réglementation.
• La dépendance au médecin prescripteur :
Les petits laboratoires sont en relation exclusive avec les médecins prescripteurs. Ils pâtissent directement des mesures gouvernementales portant sur la quantité et la qualité des prescriptions.
Dans ce contexte, ce sont les laboratoires de grande taille (chiffre d’affaires > 1 M€) qui réalisent les meilleurs résultats. Pour eux, l’essentiel est de bien maîtriser les charges de personnel. Leurs moyens humains et techniques leur permettent de traiter les analyses à forte valeur ajoutée tout en développant une stratégie d’ouverture à de nouveaux marchés, tels que celui de l’agro-alimentaire, qui sont en dehors de la réglementation restrictive et offre des marges plus substantielles.
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 2 |
Laboratoires |
Nc |
| 2009 | 2 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2008 | 1 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
- Ameli.fr : conventions, tarifs conventionnels, gestion de l’activité et informations sur la profession
- inst@LSanté : service dédié à l’installation des professionnels de santé : choix du lieu d’installation, les aides à l’installation, les aides à la pratique professionnelle et les démarches associées
- Unasa : Union Nationale des Associations Agréées
Xerfi
Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études
Research & Markets : moteur de recherche d’études
- C@rtosanté : service de l’Union Régionales des Caisses d’Assurance Maladie détaillant l’offre et la consommation de soins au niveau de la région, du département, du canton et de la commune
- Statiss : STATistiques et Indicateurs de la Santé et du Social. Ce site présente les données départementales et régionales des Directions régionales des Affaires sanitaires et sociales (DRASS) au 1er janvier 2009 (et historique sur plusieurs années) : démographie, équipements sanitaires, les professionnels de santé (libéraux et autres).