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Jardinerie

Mise à jour : 15/03/2014



Le marché

Le marché


Bien que le marché de la jardinerie soit porteur, les professionnels du secteur sont confrontés à de fortes pressions concurrentielles de la part des grandes surfaces de bricolage et des grandes surfaces alimentaires.

En outre, on observe une évolution de la demande différente selon les segments de marché. Le segment des végétaux subit une contraction de la consommation en volume (compensée par un effet prix) alors que dans le même temps, la consommation en objets et outils pour le jardin explose.

Bien qu’elles bénéficient d’une image de spécialiste sur le segment des végétaux, les jardineries doivent aujourd’hui s’adapter aux évolutions des modes de consommation en diversifiant leur offre (activités connexes comme le conseil à l’aménagement d’espaces verts ou relais de croissance comme les produits bio). L’adhésion à une centrale est nécessaire pour améliorer les conditions d’approvisionnement et rivaliser les non-spécialistes (grandes surfaces de bricolage et grandes surfaces alimentaires).


Tendances


Les indépendants isolés sont amenés à disparaitre au profit des réseaux sous enseigne.

Les produits écologiques ou liés au développement durable constitueront de nouveaux enjeux pour la distribution spécialisée.


L’organisation du marché


- les grandes surfaces de bricolage, premier circuit de distribution sur le marché jardin.


- les grandes surfaces alimentaires qui axent leurs stratégies sur l’offre alimentaire pour animaux et sur les animations saisonnières pour le jardin.


- les jardineries autonomes, spécialisées dans le jardinage.


- les LISAS, Libres-Services Agricoles, qui sont des multispécialistes plutôt orientés vers les besoins des agriculteurs,


- les producteurs (pépiniéristes), qui commercialisent directement leur production.


- les magasins spécialisés indépendants (fleuristes et grainetiers), qui commercialisent exclusivement des fleurs, des plantes d’intérieur ainsi que des graines.


Nombre d’entreprises du secteur en 2012

Chiffre d’affaires du secteur en 2012

Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur

(en milliards d’euros)

(Indice ICA base 100 en 2005)
1 750 3,070 Md€

Commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé

 

(Source : Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie)

(Source : Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie)

2011 114,1
2010 108,6
2009 109,4
2008 108,2
2007 104,3
2006 102,4
(Source : Insee, Bulletin Statistique)


 


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Le métier et la réglementation

Les aptitudes professionnelles


La plupart des exploitants et leur personnel ont une solide expérience de la pratique du jardinage et ont suivi des formations techniques appropriées (souvent Capa ou Bepa productions horticoles ou vente de produits horticoles et jardineries). Ils doivent être à même de prodiguer des conseils avertis auprès de la clientèle, y compris pour l’équipement et l’outillage.

Les points de vente étant souvent importants, le professionnel de la jardinerie doit être un manager confirmé, notamment dans l’encadrement des salariés qui constituent un des principaux vecteurs de fidélisation et de mise en valeur de l’offre. Il doit disposer d’une parfaite connaissance du marché, des produits manufacturés et stockables ainsi que des végétaux. L’ouverture d’un rayon animalerie exige du personnel qualifié. Excellent gestionnaire, le professionnel doit également maîtriser les outils informatiques pour gérer ses stocks, compte tenu du nombre de références, de la diversité des produits et de la saisonnalité du chiffre d’affaires. Le goût du contact humain, la qualité du service et les conseils avisés au client constituent des atouts commerciaux déterminants.

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

L’inscription au registre du commerce et des sociétés est obligatoire.

La loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 (2008-776) a débouché sur des mesures portant sur l’urbanisme commercial : le seuil d’autorisation d’implantation et d’extension des surfaces commerciales est relevé de 300 à 1 000m². Les critères de densité commerciale par zone (ratio de surfaces commerciales au m2/1 000 habitant) sont supprimés.


Les principaux points de la règlementation professionnelle

Accueillant du public, le local doit répondre aux normes de sécurité relatives aux établissements recevant du public. En cas de vente d’animaux, le secteur est régi par le décret 80 791 du 01/10/1980 complété par le décret 91 823 du 28/08/1991 et par son décret d’application du 30/06/1992.

Les règles d’hygiène et de sécurité des animaux sont renforcées par la loi du 06/01/1999 ainsi que par l’article L214-6 du Code Rural.

Le professionnel doit tenir deux registres : un registre d’entrée/sortie (espèces, races, provenance, date d’entrée…) ainsi qu’un registre de suivi sanitaire (état de santé des animaux).

Des contrôles vétérinaires sont effectués selon les articles 283/1 et 283/2 du code rural.

En cas de vente, le vendeur doit remettre à l’acheteur une attestation de cession ainsi qu’un document d’information sur les besoins de l’animal. Seuls les chiens et les chats âgés de plus de 8 semaines peuvent faire l’objet d’une cession à titre onéreux. La loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 (2008-776) a débouché sur des mesures portant sur :


- Les délais de paiement aux fournisseurs : la LME plafonne les délais de paiement à 60 jours à compter de la date d’émission de la facture (ou 45 jours fin de mois). Les sanctions en cas de dépassement de ces délais sont renforcées.


- Les soldes : tous les commerçants sont désormais autorisés à pratiquer deux semaines complémentaires de solde par an à des dates qu’ils choisiront. Les soldes nationales d’été et d’hiver sont raccourcies d’une semaine (5 semaines contre 6 semaines).


Statut juridique et fiscal

Rendez-vous dans notre rubrique Mon guide pratique / Mes impôts & taxes pour connaître le taux de TVA qui s’applique à votre activité ainsi que le mode d’imposition de vos bénéfices.


Rendez-vous dans notre rubrique Mon guide pratique / Mon régime social pour connaître le montant des cotisations et des prestations de votre régime social obligatoire.

L’exercice de l’activité

L’installation


Les créations se font principalement sous l’impulsion des réseaux sous enseigne.

En cas de reprise, la valeur du fonds dépend essentiellement de son emplacement et de sa surface.

Les investissements


Les principaux investissements sont constitués par les serres, les bâtiments commerciaux ainsi que les parkings.

La gestion


Le suivi au quotidien

Du fait de l’importance de la saisonnalité de l’activité, les professionnels doivent maîtriser la gestion et la rotation des stocks, (particulièrement pour les végétaux), limiter les pertes de marge brute dues aux changements de saison (soldes de végétaux) ou de mode pour les produits manufacturés (immobilier de jardin, poteries …). La gestion du personnel doit intégrer les contraintes de saisonnalité et d’annualisation mais aussi faire l’objet d’une attention minutieuse afin de favoriser le contact avec la clientèle. De plus, outre leurs fonctions de management et de gestion comptable, ils doivent veiller à la construction de l’offre (en fonction de la clientèle et de l’implantation), surveiller les tendances ainsi que la concurrence, et effectuer un travail prospectif de première importance (préparation anticipée des gammes et opérations promotionnelles).

Les recettes de l’activité

L’essentiel du CA est assuré sur la période de mars à juin (près de 50% du CA). Afin de réduire cette saisonnalité, les jardineries diversifient leur offre de produits manufacturés et ouvrent des animaleries, secteur bien adapté à l’activité.

Les charges à surveiller

Les charges sont constituées pour plus de 50% par les achats de marchandises. Suivent les frais de personnel, les loyers (généralement payés à une SCI ou par un crédit-bail), la maintenance et les pertes de marchandises périssables.

La maîtrise du résultat

Le résultat dépend avant tout d’une bonne maîtrise des achats et d’un suivi rigoureux des stocks, rendus difficiles par la forte saisonnalité du CA. Le maintien d’une marge brute par produit est garanti en adaptant une politique des prix de vente afin de limiter les soldes de fin de saison et la perte de produits périssables. Une bonne gestion du personnel impose de suivre le chiffre d’affaires par personne, d’intégrer la flexibilité annuelle, de former le personnel à des tâches polyvalentes pour atténuer les effets de la saisonnalité.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les fonds propres doivent être élevés du fait de l’importance des investissements , des effets de la saisonnalité sur la gestion des stocks et sur les besoins en trésorerie.

Evolution du nombre de création (1) Les ratios de gestion clefs
2011 Nc Chiffre d’affaires moyen 256 K€
2010 Nc Marge brute (en % du CA) 40,24 %
2009 Nc Excédent brut d’exploitation (en % du CA) 22,72 %
2008 Nc Rotation des stocks (en jours de CA) 153 J
2007 Nc Crédit clients (en jours de CA) 21 J
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) Crédit fournisseurs (en jours de CA) 61 J
Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) 60 J
(Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2009)


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les difficultés du métier

Les difficultés du métier



Les principales difficultés pour le créateur sont :

• Le manque d’organisation commerciale :

La plupart des ébénistes continuent de développer leur activité par le bouche à oreille alors qu’il leur serait utile de prospecter des marchés rentables comme l’agencement et le montage de meubles haut de gamme.


• La saisonnalité de l’activité :

Cette contrainte fragilise le chiffre d’affaires et implique une gestion très rigoureuse des stocks et de la productivité du personnel. Pour les GSB, le jardinage s’intègre bien dans leur activité : complémentarité, modularité des moyens et polyvalence du personnel. Pour les GSA, cette activité est constituée de rayons annuels ou d’opportunisme saisonnier. Le risque existe pour les jardineries autonomes et indépendantes qui doivent se diversifier (animalerie, décoration, loisirs créatifs…) et augmenter ainsi leurs investissements. D’une manière générale, tout le secteur doit faire face à des difficultés de trésorerie particulièrement liées au renouvellement du stock et à la saisonnalité des ventes.


• L’intensité de la concurrence :

La concurrence pour la prise de parts de marché profite aux GSB. Alors que ses modes de distribution sont déjà nombreux, le secteur doit faire face à la concurrence de nouveaux entrants : les spécialistes de l’ameublement-décoration et les spécialistes de la vente en ligne (pures e-players).Toutefois, l’exigence du consommateur viendra modérer les effets de la concurrence : la qualité des produits, les conseils avisés, les produits innovants, le confort d’utilisation seront des arguments commerciaux de première importance.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 Nc

Jardinerie

Nc
2009 Nc Commerce et réparation 46,1 %
2008 Nc Moyenne tous secteurs 51,9 %
2007 Nc (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2006 Nc
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)

Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


FNMJ
Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie
22 rue Esquirol - 75013 Paris
Tel : 01 44 24 96 97
http://www.fnmj.com

Association Promojardin
11 villa Brune - 75014 Paris
Tel : 01 45 43 25 25
http://www.promojardin.com

Association française pour la valorisation des produits et des métiers de l’horticulture et du paysage (VAL’HOR)
44 rue d’Alésia - 75682 Paris Cedex 14
Tel : 01 53 91 09 09
http://www.valhor.com


Autres sources d’informations


Rendez-vous dans notre rubrique Mes outils & services / Liens utiles pour accéder à d’autres sources d’information pouvant être utiles : données statistiques, données comptables et financières, études de marché et informations sur les réseaux sous enseigne.




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