Mise à jour : 01/02/2012
Le secteur restera dynamique malgré une croissance de son chiffre d’affaires moins importante. L’essoufflement de la demande des ménages en logements neufs pénalisera l’activité des professionnels indépendants les plus fragiles, tandis que les grands cabinets récolteront les fruits de la diversification de leur activité et seront plus à même de répondre aux appels d’offres de grande envergure. Ainsi, la concentration du secteur s’accentuera.
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Nombre de géomètres inscrits |
Chiffre d’affaires du secteur en 2009 |
Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d’euros) | (Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
| 1 866 | 916 M€ |
Activité des géomètres |
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(Source : Conseil de l’Ordre des Géomètres-Experts) |
(Source : Insee, Esane) |
2010 | 149,2 | ||
| 2009 | 148,2 | ||||
| 2008 | 155,3 | ||||
| 2007 | 149,8 | ||||
| 2006 | 142,2 | ||||
| 2005 | 133,7 | ||||
| 2004 | 127,0 | ||||
| 2003 | 119,4 | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
En tant que technicien, il mesure et définit les limites d’un terrain (relevés topographiques), effectue des études sur le sol, prépare des travaux d’implantation de routes, d’ouvrages d’art… En tant qu’expert, il estime la valeur d’un bien, mesure la superficie des biens immobiliers et fonciers, prépare les règlements de copropriété et est consulté par les tribunaux (litiges entre propriétaires sur la mitoyenneté, la vue, l’environnement) : dans ce cadre, il a une fonction juridique et est tenu au secret professionnel. En tant que maître d’œuvre, il établit le tracé des routes, délimite des zones de loisirs, définit des quartiers d’habitation… Ses activités le conduisent à être aussi souvent sur le terrain qu’au bureau, ce qui requiert des qualités d’adaptation et de résistance (travail extérieur de tout temps, déplacements nombreux et variés, fréquents aller-retour bureau/chantier…).
Mémoire, imagination, minutie, précision d’exécution et transcription rigoureuse des lois et règlements sont nécessaires à l’exercice de la profession. Une bonne maîtrise du dessin (notamment de la 3D) est essentielle pour la réalisation des plans. L’introduction des technologies informatiques impose au géomètre un bon maniement des équipements de haut niveau. Capable de rédiger des rapports techniques, il suit l’évolution des textes réglementaires d’urbanisme, d’environnement urbain et agricole. Il travaille aussi sur des appels d’offres de marchés publics et de collectivités locales.
Les principaux points de la règlementation professionnelle
La pratique de l’expertise judiciaire exige un agrément préalable auprès d’une Cour (tribunaux d’instance, cour d’appel). Le géomètre peut même, avec l’accord des parties, régler une procédure en cours à l’amiable. Il doit, pour ce faire, obtenir l’accord du juge en charge du dossier.
La loi de 1987 a supprimé les barèmes professionnels, les tarifs étant depuis libres. Cependant, le géomètre est tenu de conclure avec son client une convention écrite précisant la nature de la mission et le montant des honoraires correspondants.
La loi de 1992 offre la possibilité aux géomètres de s’installer en société (SARL, SCP, SEL). Celle de 1994 permet aux géomètres-experts d’exercer une activité d’entremise et de gestion immobilière à concurrence de 50% de leur chiffre d’affaires.
Par ailleurs, la Directive du Conseil Supérieur de mars 1998 a rendu la formation continue obligatoire pour tous les géomètres-experts à raison de 40 heures chaque année.
Le statut juridique
Le géomètre-expert exerce son activité à titre individuel ou en groupe.
La catégorie d’imposition
Le géomètre-expert est soumis, lorsqu’il exerce son activité à titre individuel ou dans le cadre de sociétés de personnes soumises à l’IR (SCP, SCM…) au régime fiscal des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).
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Catégorie d’imposition des BNC | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 33 300 € | Micro BNC / Auto-entrepreneur |
| Chiffre d’affaires > 33 300 € | Déclaration contrôlée |
Le mode d’imposition
Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité à titre individuel sont soumis à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Les bénéfices non commerciaux sont déterminés et imposés avec les particularités suivantes :
le bénéfice à retenir est toujours celui réalisé au cours de l’année civile,
les documents fiscaux ne comprennent pas de bilan,
les dépenses doivent être retenues pour leur montant réel. Toutefois, une évaluation forfaitaire est admise pour les frais de voiture.
Le taux de TVA
Les prestations effectuées par les architectes relèvent du taux de TVA à 19,6 %.
Les cotisations sociales
| Auto entrepreneur (BNC) | Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 33 300 euros) | |||||
| Tranches de revenus ou de rémunérations(3) | |||||
| < 30 916€ (0,85 PSS) | < 36 372 € (1 PSS) | < 181 860 € (5 PSS) | > 181 860 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité | 18,3 % | 6,5 % | 5,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 3 classes de cotisation (76 €, 228 €, 380 € /an) | ||||
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse |
8,6 % |
1,6 % | 1,6 % | / | |
| Assurance invalidité décès | |||||
| Retraite complémentaire | 6 classes de cotisation (1 092 € /an à 10 920 € /an) | ||||
| Total + CSG + CRDS | 45,2 % (4) | 26,5 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) | |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Invalidité partielle | Rente mininmum (66% invalidité) : 3 362 € à 16 810 € en fonction de la classe de cotisation |
| Invalidité totale | Rente : 5 094 € à 25 470 € en fonction de la classe de cotication + rente à chaque enfant jusqu’à 21 ans ou 25 ans s’il fait des études (1 528 € à 7 641 € selon la classe de cotisation) |
| Décès : pour le conjoint | Capital : 15 282 € à 76 410 € selon la classe de cotisation |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : néant Rente : 1 528 € à 7 641 € selon la classe de cotisation |
La retraite
| Retraite de base |
Pension pleine : 65 ans quelle que soit la durée d’assurance (à partir de 65 ans en fonction du nombre de trimestres d’assurance cotisés)
Coût d’acquisition du point de la tranche 1 (au taux de 8,6%) : 5,90 € (450 points maximum par an) Coût d’acquisition du point de la tranche 2 (au taux de 1,6%) : 24,15 € (100 points maximum par an) Valeur du point au 1er avril 2009 : 0,5272 € |
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| Retraite complémentaire |
Nombre de points acquis par an en fonction des revenus professionnels |
Le suivi au quotidien
Les tarifs sont librement négociés. Ils sont forfaitaires, à la journée ou font l’objet d’un tarif horaire. Le professionnel suit le montant de ses honoraires par activité :
Les prestations importantes, forfaitisées, négociées pour le compte de l’Etat, d’entreprises publiques ou privées du BTP.
Les prestations de conseil, dont le coût est établi suivant un taux horaire.
Les prestations courantes, dont les tarifs sont fixés forfaitairement sur la base de prix définis en unités de compte et fixés par chaque cabinet.
Si le cabinet s’est diversifié dans la gestion immobilière, le professionnel est attentif à la part de chiffre d’affaires apporté par cette activité.
Les honoraires
La plus grande part du chiffre d’affaires (plus de 70%) est générée par les activités traditionnelles. Progressivement, les travaux de conseil, d’entremise et de gestion immobilière, d’auxiliaire de justice, de mesure et de pesée géométrique des récoltes se développent. Les prestations de grande envergure, consécutives à de grands travaux (TGV par exemple), se répartissent sur plusieurs exercices.
Les charges à surveiller
Pour les cabinets de moyenne et grande taille, les charges de personnel sont les plus élevées. Elles peuvent atteindre plus de 35% du chiffre d’affaires. Les charges externes représentent 30% du chiffre d’affaires, les dotations aux amortissements 3 à 4%. Pour les géomètres exerçants seuls, les principales charges sont les cotisations sociales personnelles, l’amortissement du matériel et les autres charges externes (loyer immobilier et location du matériel, frais de gestion).
La maîtrise du résultat
Le résultat dépend du volume des prestations et de la productivité par salarié dans les cabinets moyens et importants. Pour les géomètres exerçants seuls, la maîtrise des charges et des investissements, les achats externes, les amortissements et les frais financiers conditionnent leur résultat. Dans un contexte de forte concurrence, le professionnel doit trouver un équilibre entre la nécessité de pratiquer des marges suffisantes et l’obligation de maintenir un niveau d’honoraires important. Pour y parvenir, la diversification et l’association sont souvent des passages obligés.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Les capitaux propres doivent au minimum permettre de financer un tiers du besoin en fonds de roulement, afin de limiter les frais financiers. Le fonds de roulement doit représenter 15 à 20 jours de chiffre d’affaires, le besoin en fonds de roulement moyen s’élevant à 45-50 jours de chiffre d’affaires. Ces chiffres peuvent être plus importants dans le cas de géomètres travaillant principalement avec des entreprises publiques ou des collectivités locales.
| Evolution du nombre de création (1) |
Répartition des honoraires des géomètres-experts en 2007 |
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|---|---|---|---|
| 2010 | 196 | Foncier | 30,3 % |
| 2009 | 179 | Topographie | 26,6 % |
| 2008 | 379 | Urbanisme | 13,1 % |
| 2007 | 244 | Ingénierie | 9,6 % |
| 2006 | 176 | Copropriété | 7,0 % |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2008 - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises au cours de l’année 2008) | Aménagement rural | 3,6 % | |
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(Source : Ordre des Géomètres-Experts) | |||
(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 13 |
Géomètres-experts |
83,6 % |
| 2009 | 27 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2008 | 21 | ||
| 2007 | 36 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2006 | 25 | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
Insee, Fiches sectorielles (ESA, enquête sectorielle annuelle)
http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=fiche-sectorielle.htm
Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises
Xerfi : "Géomètres"
Dafsa
Eurostaf
Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études
Research & Markets : moteur de recherche d’études
Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI
Pour la retraite et la prévoyance : Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse CIPAV