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Fleuriste

Mise à jour : 15/03/2014



Le marché

Le marché



Le secteur souffre de la baisse de la consommation de fleurs depuis plusieurs années. Le contexte économique défavorable conjugué aux pressions concurrentielles de plus en plus fortes contribue à cette diminution.

La montée en puissance des autres canaux de distribution tend à créer un contexte concurrentiel difficile : grandes surfaces alimentaires, surfaces de bricolage, jardineries, producteurs cherchent à capter des parts de marché du secteur en proposant une gamme étendue de végétaux d’intérieur (fleurs coupées, plantes en pot, compositions). Ainsi, seules les jardineries ont connu une progression de leurs chiffres d’affaires en valeur et en volume.

Toutefois, pour faire face à cette concurrence, les fleuristes détiennent un certain nombre d’avantages concurrentiels : leur image de spécialiste, leur capacité à conseiller les clients, leur implantation en centre-ville … Ils restent le premier circuit de distribution du secteur avec près de 54% de parts de marché.

Alors que la vente de fleurs coupées chute tant en valeur qu’en volume, les végétaux d’extérieurs et les produits décoratifs constituent de véritables relais de croissance pour les professionnels du secteur (produits à plus forte valeur ajoutée).

Tendances :


Bien que le secteur restera dominé par les indépendants, les enseignes continueront de se développer (campagnes publicitaires, développement international …). Dans ce contexte de double concurrence (multiplication des circuits de distribution et développement des réseaux sous enseigne), les indépendants peineront à faire face à la hausse des prix des loyers et des fonds de commerce, ce qui contraindra un grand nombre d’entre eux à céder leur pas-de-porte à des activités plus lucratives ou à adhérer à une enseigne. Seuls ceux qui tendront à se différencier par des concepts novateurs exploitant l’aspect créateur du métier, parviendront à tirer leur épingle du jeu.

L’organisation du marché :



- Les boutiques de fleuristes : elles dominent encore le marché. Ces fleuristes assurent des services complémentaires comme la commande téléphonique, la livraison à domicile ou adhèrent à des sociétés de transmission florale (Interflora …).

- Les réseaux sous enseigne : leur développement devrait se poursuivre. Leur technique de vente est semblable à celle des autres secteurs : produits standards à forte valeur ajoutée, notoriété de la marque et puissance des centrales d’achat (Monceau Fleurs, Jardin des Fleurs …).

- Les grandes surfaces alimentaires : constituent le deuxième circuit de distribution de végétaux. Très organisées, elles poursuivent leur progression dans le secteur “cadeaux”.

- Les fleuristes de marché : leur nombre est en constante diminution. Cependant, beaucoup de fleuristes en boutique ou de producteurs se déplacent sur plusieurs marchés dans la semaine en plus de leur activité principale.

- Les jardineries : elles proposent des végétaux d’intérieur (fleurs coupées, plantes en pot mais également compositions florales) et d’extérieur, ainsi que des produits complémentaires ayant trait au jardinage. Depuis quelques années, elles diversifient progressivement leur offre ( animalerie, décoration, produits manufacturés destinés aux loisirs de plein-air …).

- Les grandes surfaces de bricolage : elles sont le principal circuit challenger des jardineries. Elles constituent le premier circuit de distribution sur le marché du jardin en termes de part de marché en valeur. Elles étendent désormais leur offre aux végétaux d’intérieur.

- La distribution par Internet : représente un support commercial complémentaire efficace pour les fleuristes, notamment ceux sous enseigne et semble offrir de bonnes perspectives.


Nombre d’entreprises du secteur en 2013 Chiffre d’affaires du secteur en 2011 Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur
(en milliards d’euros) (Indice ICA base 100 en 2005)
16 064 6,537 Md€ Commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2013 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2013) (Source : Insee, Esane) 2011 114,1
2010 108,6
2009 109,4
2008 108,2
2007 104,3
2006 102,4
(Source : Insee, Bulletin Statistique)


 


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Le métier et la règlementation

Les aptitudes professionnelles


La distribution de plantes et de fleurs nécessite une formation spécifique à la fois technique, commerciale et en gestion. Le CAP de fleuriste est complété par des formations plus qualifiantes tel le Brevet de Maîtrise. Les compétences du fleuriste doivent être multiples, à la fois orientées vers l’horticulture, les techniques de l’architecture végétale, la vente et le marketing. Dans les réseaux, les franchiseurs assurent entièrement la formation de leurs franchisés.

Au-delà de ses capacités relationnelles (accueil, conseil, empathie à l’égard du client…), le professionnel doit avoir un goût prononcé pour la décoration florale et donc un sens de l’esthétique ainsi qu’une sensibilité à la nature. Il doit être aussi un bon acheteur et un technicien compétent. Il doit faire preuve d’originalité dans la conception des bouquets, l’agencement et la décoration de sa boutique. C’est un métier qui exige une grande disponibilité et une bonne forme physique (travail en station debout, travail dans le froid et l’humidité…).

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

L’inscription au Répertoire des Métiers est obligatoire.

Les principaux points de la règlementation professionnelle

Accueillant du public, le local doit répondre aux normes de sécurité relatives aux établissements recevant du public. Les installations doivent respecter les règles de la tranquillité du voisinage (décret 95-408 du 18 avril 1995).

Le professionnel doit respecter les normes d’hygiène des locaux (Arrêté du 9 mai 1995).

Les prix sont librement déterminés.


Statut juridique et fiscal

Rendez-vous dans notre rubrique Mon guide pratique / Mes impôts & taxes pour connaître le taux de TVA qui s’applique à votre activité ainsi que le mode d’imposition de vos bénéfices.


Rendez-vous dans notre rubrique Mon guide pratique / Mon régime social pour connaître le montant des cotisations et des prestations de votre régime social obligatoire.

L’exercice de l’activité

L’installation


La création est le mode d’installation le plus répandu. Le franchisé doit respecter un cahier des charges très précis mais profite de la notoriété et de la centrale d’achats de la marque. La qualité de l’emplacement conditionne la réussite commerciale.

En cas de reprise, la valeur du fonds varie selon l’importance du chiffre d’affaires et surtout de la qualité de l’emplacement et des équipements de la chaîne du froid.

Les investissements


Les agencements, la décoration, les véhicules de livraison et la chambre climatique constituent l’essentiel des investissements.

La gestion


Le suivi au quotidien

Le professionnel suit l’évolution de ses ventes et de son stock. Il suit plus particulièrement les produits à faible durée de vie (fleurs coupées…) et les produits saisonniers (notamment les chrysanthèmes et le muguet). Dans ce dernier cas, il est impératif de bien programmer les commandes.

Les recettes de l’activité

L’activité présente un caractère saisonnier et est fortement liée aux évènements familiaux (mariages, communions …) et aux périodes de fêtes (Saint-Valentin, 1er Mai, Fête des Mères, Toussaint …). Le chiffre d’affaires est constitué à 80% par les ventes de fleurs coupées et de plantes fleuries (“le bouquet fleuriste” restant le produit le plus vendu). Les compositions florales, où les marges sont les plus importantes, représentent 15 % des ventes. Le reste du chiffre d’affaires correspond à des ventes d’accessoires (vases, présentoirs, articles de décoration).

Les charges à surveiller

La maîtrise des charges repose essentiellement sur l’optimisation des achats et des stocks : programmation des commandes, négociation des prix et suivi rigoureux de la rotation des produits les plus fragiles (plantes fleuries et fleurs coupées). Les achats représentent plus de 45% du chiffre d’affaires. Ensuite viennent les charges de personnel.

La maîtrise du résultat

Le résultat dépend d’abord de la maîtrise du taux de marge brute. Ce dernier sera d’autant plus élevé si le professionnel maîtrise parfaitement la gestion de ses achats, commercialise des compositions florales à forte valeur ajoutée et propose des services annexes (livraison, location…). La réduction des pertes, notamment pour les fleurs coupées, et le suivi des charges de personnel sont également essentiels.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Des besoins de trésorerie peuvent se faire sentir en raison de la saisonnalité des ventes.

Evolution du nombre de création (1) Les ratios de gestion clefs
2013 1 326 Chiffre d’affaires moyen 193 K€
2012 1 384 Marge brute (en % du CA) 49,51 %
2011 1 413 Excédent brut d’exploitation (en % du CA) 21,20 %
2010 1 417 Rotation des stocks (en jours de CA) 1 J
2009 1 426 Crédit clients (en jours de CA) 8 J
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises au cours de l’année) Crédit fournisseurs (en jours de CA) 37 J
Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) - 8 J
(Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2009 & 2010)


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)



Les difficultés du métier

Les difficultés du métier


Le commerce de détail de fleurs reste un secteur à risque en raison de sa dépendance à la conjoncture et du développement de circuits de distribution concurrents et des réseaux sous enseignes.

Les principales difficultés à prévoir pour les créateurs sont :

• L’intensité de la concurrence :

Les grandes surfaces alimentaires, les grandes surfaces de bricolage et les jardineries se sont montrées très offensives en intégrant des fleuristeries au sein de leurs points de vente, en développant l’achat pour soi, en proposant des produits standards à haute valeur ajoutée, en développant les produits cadeaux et en proposant un choix important.


• La dépendance météorologique :

Les végétaux sont caractérisés par une forte dépendance aux aléas climatiques. Ainsi, les prix à la consommation des fleurs sont fortement dépendants de la météo.


• L’évolution des circuits de distribution :

L’émergence de nouveaux circuits de distribution, comme les groupements d’artisans décorateurs, les réseaux de commerçants indépendants ou la vente en ligne, va conduire à une concentration de la distribution.


Dans ce contexte, les boutiques qui résisteront le mieux sont celles qui disposent de fonds propres suffisants, de conditions d’achat négociées auprès d’une centrale, d’un emplacement de premier ordre et qui proposent un accueil et un conseil à la clientèle irréprochables, un agencement et une offre de qualité (notamment composition florale), et des services annexes (commande par téléphone, décoration …). L’adhésion à une société de transmission florale (Interflora ….) ou à un réseau de commerces indépendants organisés est un atout important de réussite.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 315 Commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé 54,2 %
2009 315 Commerce et réparation 46,1 %
2008 Nc Moyenne tous secteurs 51,9 %
2007 187 (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2006 218
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)

Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


FNFF
Fédération Nationale des Fleuristes de France
17 rue Janssen - 75019 Paris
Tel : 01 40 40 25 00
http://www.fnff.fr

UNIPHOR
Union Nationale des Intérêts Professionnels Horticoles
29C Bd Edgar Quinet - 75014 Paris
Tel : 01.43.21.43.49 - Fax : 01.43.21.49.93
http://www.uniphor.fr

FranceAgriMer
12 rue Henri Rol-Tanguy - TSA 40004 - 93555 Montreuil Sous Bois Cedex
Tel : 01 73 30 33 00 - Fax : 01.73.30.35.90
http://www.franceagrimer.fr/


Autres sources d’informations


Rendez-vous dans notre rubrique Mes outils & services / Liens utiles pour accéder à d’autres sources d’information pouvant être utiles : données statistiques, données comptables et financières, études de marché et informations sur les réseaux sous enseigne.




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