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Diffuseur de presse

Mise à jour : 01/02/2012



Le marché

Le marché


Le nombre de diffuseurs de presse a fortement diminué ces dix dernières années.

La presse traditionnelle (journaux, magazines) est aujourd’hui fortement concurrencée par Internet (journaux en ligne, sites spécialisés sur une thématique…) et par la presse gratuite. Dans ce contexte, les professionnels du secteur souffrent de la stagnation des ventes et de la part des invendus qui augmente. En outre, les taux de commission sont jugés insuffisants par la profession.

Malgré ce contexte difficile, des facteurs favorables (le plan "Défi 2010" initié en 2007 notamment) permettent de soutenir l’activité des diffuseurs :


- hausse des taux de commission : mise en place d’une rémunération plus élevée en faveur des diffuseurs,


- formation : mise en place d’une formation de quatre jours visant à accompagner les professionnels dans le développement de leurs chiffres d’affaires (diversification),


- aide à la modernisation : les pouvoirs publics accordent des aides (jusqu’à 10 000 €) afin de moderniser les points de vente ,

Dans ce contexte, la diversification de l’activité (téléphone, jeux, papeterie, carterie) et la modernisation des points de vente (informatisation) sont incontournables.


Tendances


La mutation structurelle du secteur va se poursuivre.

Les réseaux sous enseigne se développeront (Relay, Maison de la Presse, Mag Presse) au détriment des indépendants isolés.


L’organisation du marché


- Presse-tabacs : plus de 28% des diffuseurs de presse sont aussi débitants de tabac.


- Magasins spécialisés : la presse est leur activité principale. Ils constituent les seconds acteurs du secteur en terme de points de vente (23%).


- Bars-presse : Il représentent environ 23% des points de vente de presse.


- Grands Magasins Spécialisés : les rayons intégrés des GMS constituent 6,5% des points de vente de presse.


- Kiosques : leur nombre reste faible (600 kiosquiers qui détiennent 2% des points de vente de presse).


Nombre d’entreprises du secteur en 2011 Chiffre d’affaires du secteur en 2010 Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur

(en milliards d’euros)

(Indice ICA base 100 en 2000)
29 291 2,1 Md€

Commerce de détail de journaux et papeterie en magasin spécialisé

(Source : Presstalis)

(Source : Presstalis)

2010

113,1

2009

112,3

2008

118,5

2007

118,2

2006

116,6

2005

115,4

2004

116,4

2003

113,5

(Source : Insee, Bulletin Statistique)


 


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Le métier et la réglementation

Les aptitudes professionnelles


Le métier attire des profils très différents, notamment d’anciens cadres. Le stage de 4 jours d’initiation au métier de diffuseur de presse est obligatoire pour obtenir les aides et subventions de l’Etat.

Outre des aptitudes commerciales et relationnelles importantes, le diffuseur doit savoir mettre en valeur ses titres en fonction de la typologie de sa clientèle. Le professionnel doit également être excellent gestionnaire (gestion des invendus lourde). Le métier de diffuseur est très exigeant, tant par ses amplitudes horaires importantes que par ses contraintes physiques (manipulation de la presse et des magazines).


L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

Le diffuseur doit obtenir un agrément de la Commission d’Organisation de la Vente. Après obtention de l’agrément, il doit s’inscrire sur le fichier des agents de vente tenu par le Conseil Supérieur des Messageries de Presse.

L’inscription au registre du commerce et des sociétés est obligatoire.

Les principaux points de la règlementation professionnelle

La distribution de la presse est régie par la loi 47-585 du 2 avril 1947.

Les taux de commissions sont fixés par décret (décret 88-136 du 9 février 1988)


- Pour les magasins de presse classiques, ils varient de 14 à 18,4% dans les grandes villes (dont de 17% à 18,4% à Paris), de 13 à 14% en province.


- Pour les kiosques, ils varient de 18 à 21 %


- Pour les points de vente complémentaires, points de vente quotidiens et points de vente thématiques, ils sont fixés à 10%


- Pour les spécialistes "petites surfaces" ils varient de 15,5 à 21 %.


Le statut juridique et fiscal du professionnel


Le statut juridique

Le professionnel, qui est un artisan, opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.

Dans le secteur, la plupart des entreprises sont exploitées sous forme de société.

La catégorie d’imposition

Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements)
Chiffre d’affaires Régime Fiscal
Chiffre d’affaires < 83 200 € Micro BIC ou Auto entrepreneur
Chiffre d’affaires < 793 000 € Réel simplifié
Chiffre d’affaires > 793 000 € Réel normal


Le mode d’imposition

- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.

Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).

- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).

Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).

Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.

Le taux de TVA

Dans ce secteur, la TVA est de 2,1%.

Le statut social du professionnel


Les cotisations sociales

  Auto entrepreneur (BIC, activité de vente) Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2)
Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 83 200 euros)
Tranches de revenus ou de rémunérations(3)
< 36 372 € (1 PSS) < 109 116 € (3 PSS) < 181 860 € (5 PSS) > 181 860 € (5 PSS)
Assurance maladie maternité 12 % 6,5  % 5,,9  % 5,9  % /
Indemnités journalières maladie 0,7  % 0,7  % 0,7 % /
Allocations familiales 5,4 % 5,4 % 5,4 % 5,4 %
Assurance vieillesse

16,65 %

/ / /
Assurance invalidité décès 1,3 % / / /
Participation formation 0,15 % / / /
Retraite complémentaire 6,5 % 6,5 % / /
Total + CSG + CRDS 45,2  % (4) 26,5  % (4) 20  % (4) 13,4  % (4)


(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).

(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.

(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.

(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %

La protection sociale

Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Incapacité temporaire Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans.
Invalidité partielle Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 911 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 €
Invalidité totale Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 7 355,77 €
Décès : pour le conjoint Capital : 7 274 €
Rente : néant
Décès : pour les enfants à charges Capital : néant
Rente : néant


La retraite

  Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Retraite de base

Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence)

Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012)

Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953)

Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012

Retraite complémentaire

La retraite complémentaire est obligatoire.

6,5% des revenus < 109 116 € (3 PSS)        

X valeur du point X nb d’années
Coût d’acquisition du point        
Coût d’acquisition du point : 15,808 €
Valeur du point : 1,138 €

L’exercice de l’activité

L’installation


La reprise est le mode d’installation le plus répandue. La qualité de l’emplacement et la fréquentation sont déterminantes pour déterminer la valeur du fonds.

Les investissements


 (espace de vente et informatique) en 2004. L’aide représente 40 % du montant total hors taxe des dépenses, avec un plafond fixé respectivement à 5 600 € pour les projets de modernisation de l’espace de vente et à 4 500 € pour les projets de modernisation informatique.

La gestion


Le suivi au quotidien

Le professionnel suit ses recettes journalières en dissociant les recettes provenant de la vente de marchandises (papeterie, tabac confiserie, téléphonie…), des ventes liées à la presse. Pour la presse, il suit l’évolution de ses ventes par rayon (le diffuseur propose en moyenne 1 000 à 1 500 références). En outre, le professionnel doit gérer ses invendus.

Les recettes de l’activité

Le chiffre d’affaires est constitué du produit des ventes de marchandises d’une part (papeterie, tabac, confiserie, téléphonie…) et de la commission presse d’autre part.

Les taux de commissions sont fixés par décret (décret 88-136 du 9 février 1988)


- Pour les magasins de presse classiques, ils varient de 14 à 18,4% dans les grandes villes (dont de 17% à 18,4% à Paris), de 13 à 14% en province.


- Pour les kiosques, ils varient de 18 à 21 %


- Pour les points de vente complémentaires, points de vente quotidiens et points de vente thématiques, ils sont fixés à 10%


- Pour les spécialistes "petites surfaces" ils varient de 15,5 à 21 %.

Les professionnels bénéficient également de compléments de rémunération. Le premier plan de complément de rémunération permet aux diffuseurs éligibles de bénéficier d’une rémunération nette de 15% sur la vente des quotidiens, publications, produits multimédias et encyclopédie (13 200 diffuseurs bénéficient de ce plan). Le second plan (2006) permet aux diffuseurs de bénéficier d’un autre complément de revenus (6 000 diffuseurs en bénéficient). Il est calculé sur la base de 3 éléments : le mètre linéaire développé, la performance commerciale et la localisation.


Les charges à surveiller

Elles sont essentiellement constituées des charges de personnel et du loyer.

La maîtrise du résultat

Le résultat dépend de la maîtrise des différents postes de charges et des recettes hors presse. Une gestion rigoureuse des stocks est essentielle.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les diffuseurs de pression ont souvent des difficultés de trésorerie malgré les possibilités de paiements différés accordées par les éditeurs et le remboursement des invendus. Les diffuseurs vendant une part importante de magazines spécialisés à longue périodicité ont plus de difficultés.

Evolution du nombre de création (1) Les ratios de gestion clefs
2010 Nc Chiffre d’affaires moyen 238 K€
2009 Nc Marge brute (en % du CA) 66,4 %
2008 Nc Excédent brut d’exploitation (en % du CA) 26,1 %
2007 Nc Rotation des stocks (en jours de CA) 101 J
2006 Nc Crédit clients (en jours de CA) 13 J
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) Crédit fournisseurs (en jours de CA) 98 J
Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) - 27 J
(Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006)


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les difficultés du métier

Les difficultés du métier



Les principales difficultés pour le créateur sont :

• L’absence de diversification :

Les commissions sur la presse n’étant pas suffisantes, il est indispensable de développer des activités complémentaires ( librairie, papeterie, jeux, téléphonie, photos, cadeaux, point colis…).


• Une mauvaise gestion de la trésorerie :

Les taux d’invendus élevés (45% en moyenne) peuvent entraîner des difficultés de gestion de la trésorerie.


• Le faible niveau de rentabilité :

Les taux de commission étant modestes, les diffuseurs dont l’activité n’est pas suffisamment diversifiée connaissent des difficultés.


Dans ce contexte, les commerces qui réussiront le mieux sont ceux qui ont une activité complémentaire et qui proposent une offre de presse adaptée à leurs clientèles.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 Nc

Commerce de détail de livres, journaux et papeterie

61,6 %
2009 Nc Construction 46,1 %
2008 Nc Moyenne tous secteurs 51,9 %
2007 Nc (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2006 Nc
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)

Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


UNDP
Union Nationale des Diffuseurs de Presse
16 place de la République - 75 010 Paris
Tel : 01 42 40 27 15
http://www.unionpresse.fr

CSMP
Conseil Supérieur des Messageries de Presse
103 rue Réaumur - 75002 Paris
Tel : 01 55 34 75 80
http://www.csmpresse.fr

SNDP
Syndicat National des Dépositaires de Presse
7 rue du Quatre septembre - 75002 Paris
Tel : 01 44 50 53 20
http://www.sndp.fr


Les données statistiques


Insee, Fiches sectorielles (ESA, enquête sectorielle annuelle)
http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=fiche-sectorielle.htm


Les données de gestion


- Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises


Les études sectorielles


- APCE : "Diffuseur de presse"


- Xerfi


- Dafsa


- Eurostaf


- Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études


- Research & Markets : moteur de recherche d’études


Votre zone de chalandise


- Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…


- Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale


Vos interlocuteurs pour vos cotisations, votre protection sociale et votre retraite


- Le Régime Social des Indépendants, RSI



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