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Commerce de détail de meubles de cuisine

Mise à jour : 01/02/2012



Le marché

Le marché


Après plusieurs années de forte croissance (bonne tenue de l’immobilier, engouement des consommateurs pour l’ameublement et la décoration), le secteur de la distribution de cuisine connaît des difficultés.

En effet, la baisse des mises en chantier dans le neuf et des transactions dans l’ancien, pénalise fortement les professionnels du secteur. Malgré une TVA réduite pour les logements de plus de 2 ans, le contexte économique est peu propice aux cuisinistes, victimes d’arbitrages budgétaires de la part des ménages.

Cette conjoncture renforce les vives pressions concurrentielles. En effet, les cuisinistes sont confrontés à la concurrence des enseignes d’ameublement généralistes (But, Conforama), du jeune habitat (Ikea) ainsi que des grandes surfaces de bricolage (Castorama, Leroy Merlin).

Dans ce contexte, les artisans indépendants seront contraints de rejoindre les réseaux sous enseigne afin d’améliorer leurs conditions d’approvisionnement et leurs stratégies commerciales.

Tendances


Le mouvement de concentration du secteur va s’intensifier.

Le potentiel de croissance du marché reste important, le taux d’équipement des Français en cuisines aménagées étant assez faible (58% des ménages).

L’organisation du marché



- Les spécialistes de la cuisine (indépendants ou sous enseigne). Ils dominent le marché avec 62% des ventes en valeur,


- Les grandes surfaces de bricolage (Leroy Merlin, Castorama,…),


- Les enseignes “jeune habitat” (Ikéa) gagnent des parts de marché. Elles sont positionnées sur l’entrée de gamme et le moyen de gamme,


- Les enseignes généralistes d’équipement du foyer (Conforama, But…) .


Nombre d’entreprises du secteur en 2010

Chiffre d’affaires du secteur en 2009

Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur

(en milliards d’euros)

(Indice ICA base 100 en 2000)

2 200

2,165 Md€

Commerce de détail de meubles

(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2010 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2010)

(Source : Insee, Esane)

2010 139,8
2009 134,9
2008 138,6
2007 136,8
2006 127,5
2005 122,2
2004 116,7
2003 110,0
(Source : Insee, Bulletin Statistique)


 


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Le métier et la règlementation

Les aptitudes professionnelles


Le professionnel est souvent issu des métiers de la vente, sauf en ce qui concerne les petits artisans.

Le professionnel doit être un excellent gestionnaire et développer des qualités de créativité et d’imagination dans l’organisation du point de vente. Il doit parfaitement maîtriser les relations avec ses fournisseurs, être un habile négociateur tant en amont (fournisseurs) qu’en aval (clientèle) de son activité.

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

Aucun diplôme n’est exigé pour exercer la profession. Le professionnel doit être inscrit au registre du commerce et des sociétés ainsi qu’au répertoire des métiers s’il a une activité de fabricant.

La loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 (2008-776) a débouché sur des mesures portant sur l’urbanisme commercial : le seuil d’autorisation d’implantation et d’extension des surfaces commerciales est relevé de 300 à 1 000m². Les critères de densité commerciale par zone (ratio de surfaces commerciales au m2/1 000 habitant) sont supprimés.


Les principaux points de la règlementation professionnelle

La loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 (2008-776) a débouché sur des mesures portant sur :


- Les délais de paiement aux fournisseurs : la LME plafonne les délais de paiement à 60 jours à compter de la date d’émission de la facture (ou 45 jours fin de mois). Un plan de négociation secteur par secteur permettra de réduire encore davantage les délais de paiement en 2010. Les collectivités territoriales vont progressivement aligner leurs délais de paiement avec ceux de l’Etat (40 jours à partir de 2009, 35 jours à partir du 1er janvier 2010, 30 jours à partir du 1er juillet 2010). Les sanctions en cas de dépassement de ces délais sont renforcées.


- Les baux commerciaux : les loyers des locaux commerciaux sont indexés sur un nouvel indice de révision des loyers (Indice des Loyers Commerciaux) intégrant une méthode de calcul pondéré (calculé pour 50% sur l’indice des prix à la consommation, pour 25% sur l’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail et pour 25% sur l’indice des prix à la consommation).


- Les soldes : tous les commerçants sont désormais autorisés à pratiquer deux semaines complémentaires de solde par an à des dates qu’ils choisiront. Les soldes nationales d’été et d’hiver sont raccourcies d’une semaine (5 semaines contre 6 semaines).


Le statut juridique et fiscal du professionnel


Le statut juridique

Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.

Dans le secteur, la plupart des entreprises sont exploitées sous forme de société.


La catégorie d’imposition

Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements)
Chiffre d’affaires Régime Fiscal
Chiffre d’affaires < 83 200 € Micro BIC ou Auto entrepreneur
Chiffre d’affaires < 793 000 € Réel simplifié
Chiffre d’affaires > 793 000 € Réel normal


Le mode d’imposition

- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.

Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).

- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).

Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).

Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.

Le taux de TVA

Le taux de TVA est de 19,6%. La pose de la cuisine dans un logement de plus de 2 ans, donne lieux à un taux de TVA réduit (pose et meubles). L’article 13 de la loi 2011-1977 de Finances rectificative pour 2011 du 28 décembre 2011 (JO du 29 décembre 2011) a porté ce taux de 5,5% à 7% à compter du 1er janvier 2012.

Le statut social du professionnel


Les cotisations sociales

  Auto entrepreneur (BIC, activité de vente) Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2)
Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 83 200 euros)
Tranches de revenus ou de rémunérations(3)
< 36 372 € (1 PSS) < 109 116 € (3 PSS) < 181 860 € (5 PSS) > 181 860 € (5 PSS)
Assurance maladie maternité 12 % 6,5  % 5,,9  % 5,9  % /
Indemnités journalières maladie 0,7  % 0,7  % 0,7 % /
Allocations familiales 5,4 % 5,4 % 5,4 % 5,4 %
Assurance vieillesse

16,65 %

/ / /
Assurance invalidité décès 1,3 % / / /
Participation formation 0,15 % / / /
Retraite complémentaire 6,5 % 6,5 % / /
Total + CSG + CRDS 45,2  % (4) 26,5  % (4) 20  % (4) 13,4  % (4)


(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).

(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.

(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.

(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %

La protection sociale

Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Incapacité temporaire Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans.
Invalidité partielle Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 911 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 €
Invalidité totale Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 7 355,77 €
Décès : pour le conjoint Capital : 7 274 €
Rente : néant
Décès : pour les enfants à charges Capital : néant
Rente : néant


La retraite

  Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Retraite de base

Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence)

Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012)

Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953)

Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012

Retraite complémentaire

La retraite complémentaire est obligatoire.

6,5% des revenus < 109 116 € (3 PSS)        

X valeur du point X nb d’années
Coût d’acquisition du point        
Coût d’acquisition du point : 15,808 €
Valeur du point : 1,138 €


L’exercice de l’activité

L’installation


Les créations se font principalement sous l’impulsion des réseaux sous enseigne.

En cas de reprise, la valeur du fonds dépend essentiellement de son emplacement et de sa surface.


Les investissements


Les principaux investissements portent sur l’agencement du point de vente qui doit être modifié régulièrement (tous les 3 à 5 ans). Les changements d’enseigne, assez fréquents, nécessitent des frais de réagencement élevés. Les véhicules de livraison doivent être renouvelés tous les 5 à 7 ans.

La gestion


Le suivi au quotidien

Le professionnel suit son chiffre d’affaires par personne occupée ainsi que la répartition de ses ventes selon ses produits (meubles montés, cuisines en kit, autres meubles…). Les taux de marge sont plus élevés sur les meubles montés.

Les recettes de l’activité

Le chiffre d’affaires du cuisiniste traditionnel est essentiellement constitué des ventes de meubles montés. A noter que beaucoup de ventes de meubles sont assorties d’un crédit à la consommation.

Les charges à surveiller

Les achats représentent plus de 50% du chiffre d’affaires. Viennent ensuite les charges de personnel et les loyers. Les autres charges spécifiques à l’activité concernent les frais de publicité, les dépenses d’aménagement du magasin et les redevances éventuelles à la tête de réseau.

La maîtrise du résultat

Le résultat est tributaire de la maîtrise des achats et des charges de personnel.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les besoins de trésorerie sont faibles, le commerçant encaissant des acomptes à la commande pour l’installation d’une cuisine. De plus, il ne fait fabriquer que lorsqu’il dispose de commande ferme, bénéficiant également d’un crédit fournisseurs.

Evolution du nombre de création (1) Les ratios de gestion clefs
2010 Nc Chiffre d’affaires moyen 690 K€
2009 Nc Marge brute (en % du CA) 51,9 %
2008 Nc Excédent brut d’exploitation (en % du CA) 8,3 %
2007 Nc Rotation des stocks (en jours de CA) 97 J
2006 Nc Crédit clients (en jours de CA) 18 J
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) Crédit fournisseurs (en jours de CA) 59 J
Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) 31 J
(Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006)


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les difficultés du métier

Les difficultés du métier



Très lié à la conjoncture économique, le secteur du commerce de détail de meubles de cuisine est risqué.

Les principales difficultés pour le créateur sont :

• L’intensité de la concurrence :

Une concurrence très vive existe entre les différents acteurs du secteur, très nombreux à se partager les parts de marché. Les indépendants ont de plus en plus de difficultés à maintenir un chiffre d’affaires suffisant pour assurer leur rentabilité.


• Le risque d’approvisionnement :

Les conditions négociées avec les fournisseurs sont essentielles pour assurer la rentabilité de l’activité. Elles portent sur les prix des produits, leurs dates de règlement et les conditions de livraison. Seuls les grands réseaux sont à même d’obtenir les meilleures conditions tout en diversifiant leurs fournisseurs (importation notamment).


• Le risque lié à la stratégie de prix :

Les indépendants devant faire face à une baisse de leur chiffre d’affaires, ces derniers sont dans l’obligation d’augmenter leur prix de vente afin de s’assurer une marge suffisante pour faire face à l’ensemble de leurs charges. Ils doivent se positionner sur un marché plus haut de gamme et sur mesure, en offrant une qualité de prestations et de services irréprochables.


Dans ce contexte, les indépendants ne peuvent subsister que s’ils sont eux-mêmes fabricants de produits très originaux de grande qualité et jouissent d’une excellente notoriété. Pour les autres professionnels, l’adhésion à un réseau sous enseigne conditionne le maintien de l’activité.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 Nc

Commerce de meubles de cuisine

Nc
2009 Nc Commerce et réparation 46,1 %
2008 Nc Moyenne tous secteurs 51,9 %
2007 Nc (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2006 Nc
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)

Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


SNEC
Syndicat National Equipement Cuisine
10 rue du Débarcadère - 75 852 Paris Cedex 17
Tel : 01 40 55 13 76
http://www.snec.org

UNIFA
Union Nationale des Industries Françaises de l’Ameublement
28 bis avenue Daumesnil - 75012 Paris
Tel : 01 44 68 18 00
http://www.unifa.org

FNAEM
Fédération Nationale du Négoce de l’Ameublement et de l’Equipement de la Maison
59 rue St Lazare - 75009 Paris
Tel : 01 42 85 87 55
http://www.fnaem.fr

IPEA
Institut de Promotion et d’ Etudes de l’Ameublement
37 avenue Daumesnil - 75012 Paris
Tel : 01 46 28 21 21
http://www.ipea.fr


Le commerce indépendant organisé dans le secteur


Franchise Magazine
http://www.franchise-magazine.com

Ac Franchise
http://www.ac-franchise.com

Observatoire de la Franchise
http://www.observatoiredelafranchise.fr

Fédération Française de la Franchise
http://www.franchise-fff.com

Fédération du Commerce Associé
http://www.commerce-associe.fr


Les données statistiques


Insee, Fiches sectorielles (ESA, enquête sectorielle annuelle)
http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=fiche-sectorielle.htm


Les données de gestion


- Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises



Les études sectorielles


- Xerfi


- Dafsa


- Eurostaf


- Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études


- Research & Markets : moteur de recherche d’études


Votre zone de chalandise


- Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…


- Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale


Vos interlocuteurs pour vos cotisations, votre protection sociale et votre retraite


- Le Régime Social des Indépendants, RSI



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