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Commerce de détail de bricolage et quincaillerie

Mise à jour : 01/02/2012



Le marché

Le marché


Ces dernières années, le secteur du bricolage et de la quincaillerie a bénéficié d’une hausse continue de la consommation des ménages. L’engouement des ménages pour le bricolage, conjugué aux évolutions démographiques, a favorisé le marché : le vieillissement de la population et l’augmentation des retraités et des inactifs renforcent la consommation dans ce secteur.

Aujourd’hui, le secteur fait face à d’importantes difficultés : crise économique, mauvaise tenue du marché immobilier, réduction des délais de paiement aux fournisseurs. Les professionnels du secteur sont confrontés à un ralentissement de la croissance de leur chiffre d’affaires en volume, mais aussi en valeur.

Toutefois, il existe des disparités entre les différents circuits de distribution qui connaissent des évolutions contrastées :


- le segment des surfaces supérieures à 400 m2 : il est porté par les grandes surfaces de bricolage (Leroy Merlin, Castorama…) dont les parts de marché s’accroissent. Elles bénéficient de nombreux avantages concurrentiels (attractivité des prix, élargissement de l’offre…) qui leur permettent de s’imposer face à leurs concurrents non spécialistes. Les négociants (Gédimat, Point P…) sont plus exposés aux conséquences des chutes de mises en chantier et des transactions immobilières dans l’ancien. Les acteurs positionnés sur le hard discount (Brico Dépôt..) restent très attractifs en raison des prix qu’ils proposent.


- le segment des surfaces inférieures à 400 m2 est le plus touché par ces évolutions. Fragiles, les quincailleries disposent d’une offre plus restreinte et ne parviennent pas à maintenir une politique tarifaire concurrentielle : elles perdent donc des clients au profit des puissants groupes du secteur.

Dans un environnement concurrentiel difficile, les difficultés des indépendants isolés sont accentuées par la réduction des délais de paiement qui pèse sur leur trésorerie. Dans ce contexte, ils sont de plus en plus contraints de rejoindre les groupements et de se différencier par un service et des conseils personnalisés.

Tendances :


La concentration du secteur va s’accentuer. Les acteurs du marché adopteront pour la plupart une politique d’extension des surfaces de vente (le maillage territorial étant souvent atteint).

Malgré l’impact de la crise économique et immobilière, le secteur continuera de bénéficier de solides facteurs de croissance : attrait des Français pour l’amélioration de leur habitat, développement du "faire soi-même" lié aux plus grandes contraintes budgétaires…

Enfin, l’intérêt porté au développement durable stimulera aussi le secteur : développement des ventes de produits "verts" ou à faible consommation énergétique.


L’organisation du marché :


- Les surfaces supérieures à 400 m2


- Les GSB (Grandes Surfaces de Bricolage) représentent plus de 70% du chiffre d’affaires du secteur, réalisés auprès d’une large clientèle. Elles se répartissent entre 10 têtes de réseaux sour forme de succursales (Castorama, Brico Dépôt, Leroy Merlin…), franchise (Bricorama, BHV…) ou le groupement coopératif (Mr Bricolage, Weldom …).


- Les magasins de taille moyenne (400 à 1000 m², moins de 10 000 références) qui sont principalement adhérents à des groupements coopératifs.


- Les surfaces inférieures ou égales à 400 m2 correspondent aux petits magasins traditionnels. Ils sont situés généralement en centre-ville et ont tendance à disparaître ou à intégrer les groupements de commerces organisés.



Nombre d’entreprises du secteur en 2010 Chiffre d’affaires du secteur en 2009 Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur
(en milliards d’euros) (Indice ICA base 100 en 2000)
Commerce de détail de quincaillerie, peintures et verres en petites surfaces (moins de 400 m²) 6 567 Commerce de détail de quincaillerie, peintures et verres en petites surfaces (moins de 400 m²) 3,338 Md€ Commerce de détail de quincaillerie, peintures et verres en petites surfaces (moins de 400 m²) Commerce de détail de quincaillerie, peintures et verres en grandes surfaces (400 m² et plus)
Commerce de détail de quincaillerie, peintures et verres en grandes surfaces (400 m² et plus) 3 046 Commerce de détail de quincaillerie, peintures et verres en grandes surfaces (400 m² et plus) 14,000 Md€ 2010 138,6 178,7
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2010 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2010) Total 17,338 Md€ 2009 138,4 173,8
(Source : Insee, Esane) 2008 142,1 173,9
2007 138,3 166,8
2006 130,3 153,7
2005 125,7 143,9
2004 121,7 136,8
2003 114,0 120,7
(Source : Insee, Bulletin Statistique)


 


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Le métier et la réglementation

Les aptitudes professionnelles


Aucune formation n’est obligatoire mais il existe un Brevet Professionnel et un CAP spécifiques de quincaillerie. Les grandes surfaces de bricolage ont également créé leurs propres organismes de formation interne. Les profils sont extrêmement différents entre le quincaillier traditionnel indépendant et le dirigeant d’une GSB. Le premier est la plupart du temps issu d’un métier du commerce ou de l’artisanat (réparateur, plombier…), le second est le plus souvent un financier et un gestionnaire.

Le professionnel doit être bricoleur, disponible et pragmatique. Le goût du service, du conseil et du contact humain sont essentiels. Il faut également être très rigoureux et avoir des aptitudes pour la gestion (la gestion des stocks est très importante dans l’activité).

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

Pour les créations, une étude de marché et une autorisation préalable d’ouverture sont nécessaires. La Loi de Modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 a profondément modifié les règles de l’urbanisme commercial. Le seuil d’autorisation d’implantation et d’extension des surfaces commerciales est relevé de 300 à 1 000m².

L’inscription au registre du commerce et des sociétés est obligatoire.

Les principaux points de la règlementation professionnelle

Accueillant du public, le local doit répondre aux normes de sécurité relatives aux établissements recevant du public.

Elle porte essentiellement sur les normes applicables aux produits vendus. Une charte des produits a été mise au point par la Fédération Française du Bricolage : elle précise la liste des règles à appliquer à tout produit vendu (étiquetage, information, conditionnement, …).

Le statut juridique et fiscal du professionnel


Le statut juridique

Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.

Dans le secteur du commerce de détail de bricolage et de quincaillerie, 40% des magasins dont la surface est inférieure à 400m² sont exploités sous forme de société. Cette proportion atteint 80% pour les surfaces de ventes supérieures à 400m².

La SARL est la forme de société la plus répandue dans ce secteur. Depuis le 1er août 2003 (loi 2003-721), l’obligation d’un capital minimum pour constituer ce type de société est supprimée.

La catégorie d’imposition

Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements)
Chiffre d’affaires Régime Fiscal
Chiffre d’affaires < 83 200 € Micro BIC ou Auto entrepreneur
Chiffre d’affaires < 793 000 € Réel simplifié
Chiffre d’affaires > 793 000 € Réel normal


Le mode d’imposition

- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.

Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).

- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).

Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).

Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.

Le taux de TVA

Dans ce secteur, la TVA est de 19,6%.

Le statut social du professionnel


Les cotisations sociales

  Auto entrepreneur (BIC, activité de vente) Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2)
Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 83 200 euros)
Tranches de revenus ou de rémunérations(3)
< 36 372 € (1 PSS) < 109 116 € (3 PSS) < 181 860 € (5 PSS) > 181 860 € (5 PSS)
Assurance maladie maternité 12 % 6,5  % 5,,9  % 5,9  % /
Indemnités journalières maladie 0,7  % 0,7  % 0,7 % /
Allocations familiales 5,4 % 5,4 % 5,4 % 5,4 %
Assurance vieillesse

16,65 %

/ / /
Assurance invalidité décès 1,3 % / / /
Participation formation 0,15 % / / /
Retraite complémentaire 6,5 % 6,5 % / /
Total + CSG + CRDS 45,2  % (4) 26,5  % (4) 20  % (4) 13,4  % (4)


(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).

(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.

(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.

(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %

La protection sociale

Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Incapacité temporaire Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans.
Invalidité partielle Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 911 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 €
Invalidité totale Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 7 355,77 €
Décès : pour le conjoint Capital : 7 274 €
Rente : néant
Décès : pour les enfants à charges Capital : néant
Rente : néant


La retraite

  Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL
Retraite de base

Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence)

Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012)

Taux plein = 50 % (65 ans ou 164 trimestres pour les personnes nées à partir de 1953)

Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012

Retraite complémentaire

La retraite complémentaire est obligatoire.

6,5% des revenus < 109 116 € (3 PSS)        

X valeur du point X nb d’années
Coût d’acquisition du point        
Coût d’acquisition du point : 15,808 €
Valeur du point : 1,138 €


L’exercice de l’activité

L’installation


La création est le mode d’installation le plus répandu. Les secteurs des villes de moins de 25 000 habitants sont les plus recherchés car ils sont délaissés par les GSB qui s’installent à la périphérie de villes plus importantes.

Les investissements


Les principaux investissements de départ portent sur les aménagements (renouvelés périodiquement) et sur les équipements (informatique, matériel de découpe…). A noter que la plupart des têtes de réseaux proposent des formules de financement et/ou des sociétés de caution mutuelle. Pour les stocks initiaux, le professionnel peut négocier avec une centrale d’achat ou son groupement des délais de paiement.

La gestion


Le suivi au quotidien

Le professionnel suit l’évolution de son chiffre d’affaires et de son niveau de marge. Il suit également ses stocks, qui représentent 4 à 5 mois de chiffre d’affaires. Il doit veiller en permanence à leurs réassortiments (les ruptures de stock étant très préjudiciables commercialement dans ce secteur d’activité).

Les recettes de l’activité

Les recettes sont plus élevées au printemps et nettement moins importantes en hiver, surtout si le secteur bricolage est très développé. Le nombre de produits vendus est particulièrement important, allant des petits articles (clous, vis, boulons… sur lesquels les marges sont les plus élevées) aux gros articles (matériel de bricolage, de jardinerie…).

Les charges à surveiller

Les principales charges sont les achats qui représentent en moyenne 65 % du chiffre d’affaires. L’adhésion à une centrale d’achat ou à une enseigne permet de mieux les gérer et d’accéder à de meilleures conditions d’achats. L’approvisionnement direct auprès des grossistes est d’autant plus difficile que ceux-ci sont très nombreux et très dispersés. Les charges de personnel constituent le second poste de charges. Enfin, les loyers sont souvent élevés pour les commerces situés en centre-ville.

La maîtrise du résultat

Dans les petites structures de quincaillerie, le résultat dépend surtout de la maîtrise des achats et des stocks. Le professionnel doit également veiller à ce que les loyers ne soient pas trop élevés. Dans les commerces plus importants (à partir de 300 m²), la maîtrise des charges de personnel et une gestion rigoureuse des stocks sont essentielles.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les fonds propres doivent être élevés afin de financer les investissements et le besoin en fonds de roulement (supérieur à 30 jours de chiffre d’affaires HT). La gestion de la trésorerie doit être rigoureuse compte tenu des effets conjugués de l’importance des stocks et de la saisonnalité de l’activité (surtout pour les rayons Bricolage et Jardinerie).


Evolution du nombre de création (1) Les ratios de gestion clefs - Quincaillerie (- de 400 m²)
Quincaillerie, droguerie (- de 400 m²) Bricolage (+ de 400 m²) Chiffre d’affaires moyen 126 K€
2010 823 140 Marge brute (en % du CA) 43,23 %
2009 786 160 Excédent brut d’exploitation (en % du CA) 13,95 %
2008 651 252 Rotation des stocks (en jours de CA) 147 J
2007 773 499 Crédit clients (en jours de CA) 21 J
2006 602 407 Crédit fournisseurs (en jours de CA) 70 J
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) 38 J
(Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006)


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les diffcultés du métier

Les difficultés du métier


Le secteur du commerce de détail de quincaillerie et bricolage est particulièrement risqué pour les petites structures traditionnelles.

Les principales difficultés à prévoir pour les créateurs sont :

• L’essor des magasins de hard discount :

La part des enseignes discounts ne cesse d’augmenter et ce phénomène devrait se poursuivre dans les années à venir, pénalisant les professionnels, qui ne peuvent concurrencer les "petits prix" de ces enseignes.


• La diminution du chiffre d’affaires :

La plupart du temps provoquée par la concurrence d’une grande surface de bricolage, elle a pour effet immédiat d’allonger la durée de rotation des stocks avec pour conséquence un déséquilibre de la trésorerie.


• L’inadaptation de la surface de vente :

Les petites structures traditionnelles situées en centre-ville, où les loyers sont très élevés, ne disposent pas de surface suffisante pour diversifier leurs rayonnages et proposer un large choix de produits.


• Le manque de qualification :

La compétence et le conseil sont des atouts essentiels pour se différencier des grandes surfaces de bricolage. Une bonne expérience professionnelle est également nécessaire pour anticiper les besoins de la clientèle et orienter la politique d’achats.


• La réduction des délais de paiement aux fournisseurs :

Instaurée par la Loi de Modernisation de l’Économie de 2009, la réduction des délais de paiement aux fournisseurs fragilise les indépendants du secteur. Ces derniers sont contraints de modifier leur politique d’achats pour limiter la quantité d’invendus : réduction de la gamme de produits proposés, limitation des nouveautés…


• un secteur dépendant du marché immobilier :

L’activité du secteur reste très dépendante du marché immobilier. En effet, un marché immobilier dynamique stimule les ventes de produits de bricolage émanant des aussi bien des professionnels du bâtiment que des particuliers.

Dans ce contexte, les entreprises de taille moyenne (300 à 1 000 m²) situées dans des secteurs non concurrencés par des grandes surfaces de bricolage, développant une stratégie de conseil et de fidélisation de la clientèle (SAV, cartes de fidélité …) sont les mieux placées pour réussir. L’adhésion à un groupement d’achat ou à une tête de réseau est un atout supplémentaire.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
Quincaillerie Bricolage Quincaillerie 59,7 %
2010 180 109 Bricolage 54,1 %
2009 249 114 Commerce et réparation 46,1 %
2008 Nc Nc Moyenne tous secteurs 51,9 %
2007 148 98 (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2006 161 77
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)

Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


UNIBAL
Union Nationale des Industriels du Bricolage, du Jardinage et de l’Aménagement du Logement
61 rue de l’Arcade, 75008 PARIS
Tél. 01.53.42.36.42
http://www.unibal.org

CFQ
Confédération Française de la Quincaillerie, Fournitures industrielles, Bâtiment, Habitat
91 Rue de Miromesnil, 75008 PARIS
Tél. 01.45.61.99.44
http://www.francequincaillerie.com

FMB
Fédération des Magasins de Bricolage
5 rue de Maubeuge, 75009 PARIS
Tél. 01.42.82.15.00.
http://www.fmbricolage.org


La presse spécialisée


BRICOMAG
http://www.bricomag-news.com


Le commerce indépendant organisé dans le secteur


Franchise Magazine
http://www.franchise-magazine.com

Ac Franchise
http://www.ac-franchise.com

Observatoire de la Franchise
http://www.observatoiredelafranchise.fr

Fédération Française de la Franchise
http://www.franchise-fff.com

Fédération du Commerce Associé
http://www.commerce-associe.fr


Les données statistiques


Insee, Fiches sectorielles (ESA, enquête sectorielle annuelle)
http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=fiche-sectorielle.htm


Les données de gestion


- Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises


Les études sectorielles


- Xerfi : "Articles de bricolage"


- Dafsa


- Eurostaf


- Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études


- Research & Markets : moteur de recherche d’études


Votre zone de chalandise


- Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…


- Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale


Vos interlocuteurs pour vos cotisations, votre protection sociale et votre retraite


- Le Régime Social des Indépendants, RSI



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