Mise à jour 01/02/2012
Les professionnels continueront d’évoluer dans un contexte difficile en raison de la conjoncture économique qui nuira à l’activité du secteur en volume. Cette baisse d’activité en volume sera difficilement compensable par un effet prix. Dans ce contexte, le concentration du secteur tendra à s’accélérer.
- Les concessionnaires exercent leur activité dans le cadre d’un contrat avec un constructeur en assurant la vente et l’après-vente des véhicules de leur marque
- Les agents de marque sont liés par un contrat avec un concessionnaire pour la vente de véhicules sur lesquels ils sont commissionnés
- Les indépendants, essentiellement positionnés sur le segment de l’occasion, sont, soit des garagistes, soit des distributeurs de carburants, soit des propriétaires d’un dépôt-vente
- Les mandataires, achètent des véhicules au nom de leurs clients, en particulier au sein de l’union européenne.
- La grande distribution : depuis le 1er octobre 2003, la grande distribution peut commercialiser des véhicules neufs.
- Internet : c’est un outil de plus en plus utilisé par les ménages sur le segment du neuf et de l’occasion.
| Nombre d’entreprises du secteur en 2010 | Chiffre d’affaires du secteur en 2009 | Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliards d’euros) | (Indice ICA base 100 en 2000) | ||||
| 27 554 | 112,179 Md€ |
Commerce de voitures et de véhicules automobiles légers |
|||
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2010 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2010) | (Source : Insee, Esane) | 2010 | 133,5 | ||
| 2009 | 129,9 | ||||
| 2008 | 136,7 | ||||
| 2007 | 137,2 | ||||
| 2006 | 128,9 | ||||
| 2005 | 125,7 | ||||
| 2004 | 119,3 | ||||
| 2003 | 111,5 | ||||
| (Source : Insee, Bulletin Statistique) | |||||
Le statut juridique
Le professionnel opte soit pour le statut d’entrepreneur individuel soit pour la constitution d’une société.
La plupart des concessions sont constituées sous forme de sociétés anonymes, tandis que les agents de marques choisissent la SARL.
La catégorie d’imposition
Le professionnel du secteur est soumis au régime fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
| Catégorie d’imposition des BIC (ventes de biens ou fournitures de logements) | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 83 200 € | Micro BIC ou Auto entrepreneur |
| Chiffre d’affaires < 793 000 € | Réel simplifié |
| Chiffre d’affaires > 793 000 € | Réel normal |
Le mode d’imposition
- à l’impôt sur le revenu (IR), si le professionnel opte pour la création d’une entreprise individuelle. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Dans le cas des auto-entrepreneurs, l’impôt sur le revenu généré par l’activité peut faire l’objet d’un versement forfaitaire libératoire si le revenu fiscal de référence du foyern’excède pas (pour 2009) 26 030 € par part (le taux est fixé à 1 % pour les activités d’achat-revente de marchandises). Si l’option n’est pas souscrite, le bénéfice net qui sera intégré au revenu imposable sera calculé par l’administration après un abattement forfaitaire (71% pour les activités d’achat-revente de marchandises).
- à l’impôt sur les sociétés (IS), si le professionnel opte pour la création d’une société. Le bénéfice est imposé au nom de la société à un taux de 33,33% (15% dans la limite des premiers 38 120 € pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 €).
Les dividendes sont intégrés au revenu imposable après un abattement de 40% et un abattement forfaitaire de 1 525 € pour une personne seule, 3 050 € pour un couple. Depuis la loi de Finances de 2008, il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (21% hors prélèvements sociaux).
Dans le cas de la gérance (minoritaire ou majoritaire), le revenu imposable est majoré de la rémunération que le gérant perçoit, le cas échéant.
Le taux de TVA
Dans ce secteur, la TVA est de 19,6%.
Les cotisations sociales
| Auto entrepreneur (BIC, activité de vente) | Entrepreneur individuel (1) ou Gérant majoritaire de SARL (2) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sur l’ensemble du chiffre d’affaires (limité à 83 200 euros) | |||||
| Tranches de revenus ou de rémunérations(3) | |||||
| < 36 372 € (1 PSS) | < 109 116 € (3 PSS) | < 181 860 € (5 PSS) | > 181 860 € (5 PSS) | ||
| Assurance maladie maternité | 12 % | 6,5 % | 5,,9 % | 5,9 % | / |
| Indemnités journalières maladie | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | / | |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | |
| Assurance vieillesse |
16,65 % |
/ | / | / | |
| Assurance invalidité décès | 1,3 % | / | / | / | |
| Participation formation | 0,15 % | / | / | / | |
| Retraite complémentaire | 6,5 % | 6,5 % | / | / | |
| Total + CSG + CRDS | 45,2 % (4) | 26,5 % (4) | 20 % (4) | 13,4 % (4) | |
(1) : L’assiette de cotisation est calculée sur la base du revenu brut professionnel. Les taux de cotisations peuvent varier en fonction de la tranche de revenu (déterminée en fonction du plafond de la Sécurité Sociale fixé chaque année au 1er janvier).
(2) : La rémunération des gérants minoritaires est soumise aux mêmes cotisations que les salariés.
(3) : En début d’activité le gérant majoritaire doit payer des cotisations sociales forfaitaires, même s’il ne perçoit aucune rémunération. Par la suite, même en l’absence de rémunération, le gérant majoritaire devra s’acquitter d’une cotisation minimale au titre de l’assurance maladie et de la retraite.
(4) : Les dividendes qui peuvent être distribués aux associés d’une société sont soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social, à la contribution additionnelle et à la contribution pour le revenu de solidarité active, soit un taux total de 13,5 %
La protection sociale
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | Indemnité journalière : 1/730ème du revenu professionnel moyen avec un minimum de 19,9 € (1/730ème de 40% de 1 PSS) et un maximum de 49,8 € (1/720ème de 1 PSS). Leur versement est limité à 360 indemnités journalières sur une période de 3 ans. |
| Invalidité partielle | Rente : 30 % du revenu annuel limité à 30% de 1 PSS (soit 10 911 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 3 248,48 € |
| Invalidité totale | Rente : 50 % du revenu annuel limité à 50% de 1 PSS (soit 18 186 € en 2012) jusqu’au 60ème anniversaire + majoration pour tierce personne de 12 722,03 €. Minimum versé = 7 355,77 € |
| Décès : pour le conjoint | Capital : 7 274 € Rente : néant |
| Décès : pour les enfants à charges | Capital : néant Rente : néant |
La retraite
| Entrepreneur individuel ou gérant majoritaire de SARL | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Revenu annuel moyen X Taux X (nbre de trimestres/durée de référence) Revenu annuel moyen = moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années dans la limite de 1 PSS (36 372 € pour 2012) Retraite de base maximum = 50 % de 1 PSS, soit 18 186 € pour 2012 |
|||||||||||||||
| Retraite complémentaire |
La retraite complémentaire est obligatoire.
Valeur du point : 1,138 € |
Le suivi au quotidien
Le concessionnaire suit l’évolution et la répartition des ventes entre véhicules neufs et d’occasion, le niveau des ventes de pièces détachées et le volume des facturations de services rapides et des prestations forfaitaires. L’amélioration de la qualification du personnel d’atelier devient ainsi une contrainte de gestion incontournable. L’agent de marque, le plus souvent rémunéré à la commission, suit en priorité la répartition de son chiffre d’affaires entre reventes (véhicules et pièces détachées) et prestations de service.
Les recettes de l’activité
Il existe d’importantes disparités entre concessionnaires et agents, le chiffre d’affaires des premiers étant surtout constitué par des ventes de véhicules alors que la vente de pièces détachées et les réparations représentent la principale activité des seconds.
Les charges à surveiller
La maîtrise des charges repose essentiellement sur la rationalisation des coûts de distribution et la maîtrise de la gestion des stocks afin de réduire les frais financiers liés à leur financement.
La maîtrise du résultat
Dans un contexte de plus en plus concurrentiel, le résultat dépend, pour un concessionnaire, de la capacité à maintenir une marge brute suffisante sur la vente de véhicules neufs et la reprise de véhicules d’occasion. L’agent de marque doit suivre plus particulièrement la rentabilité de son atelier face à la concurrence croissante des constructeurs (Renault minute, Peugeot rapide…) et des centres auto. La gestion optimale des stocks doit être également recherchée, qu’il s’agisse des véhicules ou des pièces détachées dont les acquisitions sont désormais libéralisées.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Compte tenu de l’importance de l’actif circulant, les capitaux permanents doivent être élevés avec, si possible, une part de fonds propres supérieure à 40% des ressources stables. En effet, malgré un crédit fournisseurs significatif, le besoin en fonds de roulement représente en moyenne 1 à 1,5 mois de chiffre d’affaires.
| Evolution du nombre de création (1) | Les ratios de gestion clefs | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 5 597 | Chiffre d’affaires moyen | 482 K€ |
| 2009 | 4 416 | Marge brute (en % du CA) | 39,32 % |
| 2008 | 2 810 | Excédent brut d’exploitation (en % du CA) | 13,24 % |
| 2007 | 2 661 | Rotation des stocks (en jours de CA) | 96 J |
| 2006 | 1815 | Crédit clients (en jours de CA) | 13 J |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) | Crédit fournisseurs (en jours de CA) | 47 J | |
| Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) | 43 J | ||
| (Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2007 ou 2006) | |||
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
• Le montant des investissements :
Les encours crédits générés par ce secteur sont importants. En effet, les constructeurs ou les têtes de réseaux sont de plus en plus exigeants sur la qualité des normes et les superficies des points de vente, ce qui nécessite des investissements importants.
• L’importance des stocks :
L’importance des stocks, aussi bien en véhicules neufs ou d’occasion qu’en pièces détachées, nécessite un besoin en fonds de roulement élevé (de 30 à 40 jours de chiffre d’affaires HT).
• L’importance des variations cycliques du secteur :
Le marché de la vente des véhicules neufs est extrêmement cyclique, amplifiant les problèmes de trésorerie. Pour les entreprises saines financièrement, la diversification dans des activités complémentaires (contrats d’entretien, pièces détachées, ventes d’équipements…) permet de mieux réguler les variations.
• L’évolution de la concurrence :
Sur le segment du véhicule neuf, l’ouverture de la distribution automobile à de nouveaux entrants (dont la grande distribution) et le multimarquisme entraînent une forte intensification des pressions concurrentielles sur la vente de véhicules. Concernant le segment des véhicules d’occasion, la concurrence est forte, constituée des particuliers, des grandes surfaces alimentaires ainsi que des spécialistes de la réparation automobile. Les relais de croissance que constituent les services de réparations sont eux aussi de plus en plus exposés à la concurrence des réseaux spécialisés (services de réparations rapides, centres autos……).
Dans ce contexte, seules les entreprises ayant une situation financière solide et une forte notoriété pourront s’adapter au nouveau contexte qui s’impose aux professionnels du secteur.
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 558 |
Commerce automobile |
43,9 % |
| 2009 | 528 | Commerce et réparation | 46,1 % |
| 2008 | 574 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2007 | 551 | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| 2006 | 539 | ||
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
Insee, Fiches sectorielles (ESA, enquête sectorielle annuelle)
http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=fiche-sectorielle.htm
Insee, Alisse : Accès en LIgne aux Statistiques Structurelles d’Entreprises
Xerfi
Dafsa
Eurostaf
Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études
Research & Markets : moteur de recherche d’études
Insee, statistiques locales : population, logement, revenu net imposable, emploi, taux de chômage, activité économique…
Insee, ODIL : outil d’aide au diagnostic d’implantation locale
Le Régime Social des Indépendants, RSI