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Mise à jour : 15/03/2014



Le marché

Le marché


Deuxième secteur de l’artisanat en nombre d’entreprises, le secteur de la coiffure est confronté à une quasi-stagnation de son chiffre d’affaires en valeur et à une baisse de son chiffre d’affaires en volume. Sur le plan structurel, le secteur poursuit sa concentration au profit des réseaux sous enseigne qui poursuivent leur politique de maillage territorial.

Il existe toutefois des disparités entre les professionnels. Les indépendants isolés souffrent d’une image de marque vieillissante face aux réseaux sous enseigne.

Le succès des réseaux repose sur leur capacité à s’adapter à l’évolution des modes de consommation qui touche aujourd’hui la coiffure. En outre, leur capacité d’investissement leur permet de moderniser leurs salons, de proposer des prestations plus techniques (politique de formation) ainsi que des espaces de soins et de détente qui intègrent toute une gamme de prestations à forte valeur ajoutée : massages, maquillages, soins,…

Cette évolution tend à stimuler la vente de produits de coiffage et de soins dont le potentiel reste très élevé puisque seulement 12% d’entre eux sont vendus en salons contre 75% dans la grande distribution.


Tendances :


Les indépendants du secteur exercent dans des conditions de plus en plus difficiles : les pressions concurrentielles devraient s’accroître.

Le chiffre d’affaires en volume du secteur poursuivra sa tendance baissière. Les réseaux sous enseigne semblent les mieux placés pour compenser cette baisse par des revalorisations tarifaires rendues possibles par le développement de prestations techniques, d’offres de soins complémentaires…

Les organisations professionnelles militent depuis des années pour l’application d’un taux de TVA à 5,5%.


L’organisation du marché :


- Les salons traditionnels sont très largement majoritaires mais sont fortement concurrencés par les réseaux sous enseigne,

- Les réseaux sous enseigne ne cessent de se développer,

- La coiffure à domicile attire beaucoup d’artisans qui ne souhaitent pas être salariés ou qui ont dû abandonner l’activité en salon traditionnel. Leur chiffre d’affaires est généralement très modeste. La clientèle concernée est le plus souvent les actifs pressés et les personnes à mobilité réduite.


Nombre d’entreprises du secteur en 2013 Chiffre d’affaires du secteur en 2011 Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur
(en milliards d’euros) (Indice ICA base 100 en 2005)
73 618 5,730 Md€ Coiffure
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2013 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2013) (Source : Insee, Esane) 2013 97,1
2012 98,0
2011 98,9
2010 98,7
2009 99,0
2008 100,6
(Source : Insee, Bulletin Statistique)


 


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Le métier et la règlementation

Les aptitudes professionnelles


L’accès à la profession est réglementé. Le coiffeur doit être titulaire du brevet professionnel ou du brevet de maîtrise de la coiffure. La profession est fortement féminisée. Le développement des réseaux organisés a attiré de nombreux investisseurs qui possèdent plusieurs salons. Ils ont l’obligation de mettre chaque établissement sous le contrôle d’une personne titulaire du brevet professionnel, du brevet de maîtrise ou d’une capacité professionnelle en coiffure.

Le professionnel doit établir un excellent contact avec sa clientèle. Il est notamment essentiel de fidéliser la clientèle féminine : disponibilité, amabilité, conseils, sont essentiels pour la séduire. Le coiffeur doit par ailleurs avoir une bonne résistance physique, en raison de la station debout. Il est présent en moyenne 50 heures par semaine au salon, pour 25 heures de travail effectif.

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

L’accès à la profession est réglementé, puisqu’il faut, pour exercer, détenir un brevet professionnel, un brevet de maîtrise de coiffure ou une capacité délivrée à partir d’un diplôme équivalent (décret 97-558 du 29 mai 1997). Toutefois, une personne non titulaire des diplômes requis peut ouvrir un salon si son conjoint collaborateur en est titulaire ou s’il conclut un contrat de gérance technique avec un salarié qui en est titulaire.

Pour la coiffure à domicile, l’activité doit être exercée par un salarié ou le conjoint collaborateur titulaires des diplômes requis.

Les principaux points de la règlementation professionnelle

Accueillant du public, le local doit répondre aux normes de sécurité relatives aux établissements recevant du public.

Les prix sont fixés librement et doivent être affichés à l’extérieur et à l’intérieur du salon.

Le secteur de la coiffure à domicile n’est pas concerné par le chèque emploi/service entré en vigueur au 1er janvier 2006.


Statut juridique et fiscal

Rendez-vous dans notre rubrique Mon guide pratique / Mes impôts & taxes pour connaître le taux de TVA qui s’applique à votre activité ainsi que le mode d’imposition de vos bénéfices.


Rendez-vous dans notre rubrique Mon guide pratique / Mon régime social pour connaître le montant des cotisations et des prestations de votre régime social obligatoire.

L’exercice de l’activité

L’installation


En cas de reprise, la valeur du fonds dépend essentiellement de la notoriété et de l’emplacement du salon. La valeur et l’état du matériel sont également à prendre en considération.

Les investissements


Le matériel doit être renouvelé en moyenne tous les 5 ans : bacs, postes de travail, fauteuils, rayonnages, séchoirs, matériel infrarouge, petit outillage. Les investissements en matériel sont beaucoup plus élevés dans les salons pour femmes ou mixtes.

Les investissements nécessaires à la mise en place d’une activité à domicile sont nettement moins élevés et plus rapidement amortis : accessoires de coiffure (sèche-cheveux, brosse…), véhicule, consommables, etc. …

La gestion


Le suivi au quotidien

Le nombre de coupes par personne et par mois, leur prix moyen, le pourcentage du chiffre d’affaires dû aux produits annexes ainsi que le cœfficient multiplicateur moyen sur les achats HT, sont les principaux critères suivis par le professionnel au quotidien.

Les recettes de l’activité

On constate des écarts importants entre salons urbains et ruraux, salons femmes/mixtes et salons hommes, salons indépendants et salons sous enseigne.

Les charges à surveiller

Les charges de personnel étant importantes. La plupart des professionnels cherchent à avoir en permanence des apprentis et ont recours au temps partiel. A noter qu’en centre-ville ou dans les centres commerciaux, les loyers peuvent être élevés.

La maîtrise du résultat

Le résultat dépend avant tout de la maîtrise des charges de personnel et du chiffre d’affaires réalisé par salarié. Le matériel doit être régulièrement renouvelé.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

La gestion de la trésorerie est facilitée par le paiement comptant des clients.

Evolution du nombre de création (1) Les ratios de gestion clefs
2013 6 570 Chiffre d’affaires moyen 123 K€
2012 6 874 Marge brute (en % du CA) 90,54 %
2011 6 615 Excédent brut d’exploitation (en % du CA) 25,25 %
2010 7 727 Rotation des stocks (en jours de CA) 170 J
2009 7 235 Crédit clients (en jours de CA) 7 J
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises) Crédit fournisseurs (en jours de CA) 54 J
Besoin en fonds de roulement (en jours de CA) 1 J
(Moyenne indicative élaborée à partir de données Insee "Données du compte de résultat et bilan pour les personnes physiques", 2009 & 2010)


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les difficultés du métier

Les difficultés du métier


Le secteur de la coiffure est risqué pour les indépendants isolés. A l’inverse, les salons des réseaux organisés jouissent d’une meilleure image auprès des consommateurs.

Les principales difficultés à prévoir pour les créateurs sont :

• La maîtrise des charges de personnel et des loyers :

Le recours aux apprentis et aux emplois temporaires est fréquent, mais il faut être vigilant car la clientèle n’apprécie pas les “turn-over” trop importants. Le montant des loyers est généralement élevé car l’emplacement doit être de premier ordre, et les surfaces importantes.


• L’insuffisance du chiffre d’affaires :

Les très petits salons sont fortement pénalisés car, contrairement à la coiffure à domicile, leur activité implique des charges et des investissements plus élevés. Il s’agit principalement de salons pour hommes ou des salons indépendants qui n’ont pas renouvelé leurs concepts.


• La stratégie et l’efficacité commerciale :

Le succès ou l’échec des grands salons de coiffure s’établissent sur leur notoriété qui dépend largement des aptitudes commerciales de l’exploitant. Une dégradation de l’image entraîne des baisses de fréquentation préjudiciables. L’accueil et la qualité du personnel sont essentiels pour réussir.


Dans ce contexte, seuls les professionnels de la coiffure disposant d’un emplacement de qualité et qui auront développé des relais de croissance (prestations en soins, vente de produits…) résisteront aux pressions grandissantes des réseaux sous enseigne.

Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 658 Coiffure 68,4 %
2009 600 Moyenne tous secteurs 51,9 %
2008 Nc
2007 432 (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2006 440
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)

Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


FNC
Fédération Nationale de la Coiffure
36, rue du Sentier - 75082 Paris Cedex 02
Tel : 01 42 61 53 24 - Fax : 01 42 60 02 08
http://www.fnc.fr

CNEC
Conseil National des Entreprises de Coiffure
39, boulevard Haussmann - 75008 Paris
Tel : 01 58 36 17 80
http://www.cnec.asso.fr

SNMAC
Syndicat National des Maîtres Artisans de la Coiffure
30, rue des Vinaigriers – 75010 Paris
Tel : 01 40 38 06 67 - Fax : 01 40 38 16 38


La presse spécialisée


Cosmétique Mag
http://www.cosmetiquemag.fr

L’Eclaireur des Coiffeurs
http://www.leclaireurhebdo.com


Autres sources d’informations


Rendez-vous dans notre rubrique Mes outils & services / Liens utiles pour accéder à d’autres sources d’information pouvant être utiles : données statistiques, données comptables et financières, études de marché et informations sur les réseaux sous enseigne.




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