Mise à jour : 01/02/2012
Concernant la demande en soins dentaires, le vieillissement de la population (les seniors représentant plus d’un tiers des français) est un facteur de croissance solide pour les professionnels, qui réalisent de plus en plus de soins prothétiques. En outre, l’évolution des pratiques alimentaires soutient la demande en soins dentaires (alimentation sucrée notamment).
En outre, l’évolution des techniques et des matériaux a permis aux dentistes de diversifier leur activité sur des soins non remboursables, bénéficiant de tarifs libres (soins esthétiques, implants, prothèses…). Ces actes sont de plus en plus répandus. Par ailleurs, sur le segment des soins remboursables, les dentistes continuent d’accroître le montant de leurs dépassements d’honoraires.
Toutefois, depuis quelques années, la croissance de la demande en soins dentaires tend à ralentir. En effet, les tensions sur le pouvoir d’achat et la faiblesse des taux de remboursements par les organismes de santé (notamment pour les soins les plus lourds), incitent certains patients à ne pas se soigner. D’autres encore préfèrent effectuer leurs soins à l’étranger. Ainsi, le "tourisme dentaire" dans les pays d’Europe de l’Est, notamment en Hongrie, se développe rapidement (bien que sa part soit pour le moment marginale).
Par ailleurs, les nombreux départs à la retraite et la faiblesse du numerus clausus ont entraîné une diminution notable du nombre de dentistes. De plus, les disparités géographiques posent également d’importants problèmes d’accès aux soins (les dentistes étant installés majoritairement en ville et notamment dans les régions IDF, PACA et Rhône-Alpes). Dans ce contexte, le gouvernement multiplie les mesures afin d’inciter les professionnels à exercer dans les zones où l’offre de soins est limitée (exonérations de charges, aides à l’installation,etc.).
La politique de maîtrise des dépenses de santé menée par les pouvoirs publics continuera de se renforcer, ce qui intensifiera la dépendance des professionnels aux systèmes de protection des patients (mutuelles). Dans ce contexte, la croissance de l’activité des chirurgiens dentistes sera plus particulièrement assurée par le vieillissement de la population, les personnes âgées nécessitant bien souvent des soins à forte valeur ajoutée (prothèses, interventions chirurgicales …) et effectuant plus fréquemment leurs soins dentaires.
Malgré le relèvement du numerus clausus, la pénurie de professionnels s’accentuera du fait des nombreux départs à la retraite. Par ailleurs les inégalités territoriales dans l’accès aux soins dentaires se creusera.
- Les omnipraticiens pratiquent tous les actes de chirurgie-dentaire. Certains d’entre eux ont même acquis leur propre laboratoire de prothèses dentaires.
- Les spécialistes qualifiés en orthodontie effectuent principalement des actes d’orthopédie dento-faciale.
| Nombre dE DENTISTES en 2007 | Honoraires des DENTISTES | ||
|---|---|---|---|
| 36 102 | (en milliards d’euros) | ||
| (Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral) | 2010 | 8,525 Md€ | |
| 2009 | 8,306 Md€ | ||
| 2008 | 8,211 Md€ | ||
| 2007 | 8,023 Md€ | ||
| (Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral) | |||
Le statut juridique
Les chirurgiens-dentistes peuvent exercer leur activité à titre individuel ou en groupe : au sein d’une société d’exercice libéral (SEL), d’une société civile professionnelle (SCP), d’une société en participation ou encore d’une société civile de moyen (SCM).
La catégorie d’imposition
A titre individuel, le chirurgien-dentiste est soumis au régime fiscal des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).
| Catégorie d’imposition des BNC | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | Régime Fiscal |
| Chiffre d’affaires < 33 300 € | Micro BNC |
| Chiffre d’affaires > 33 300 € | Déclaration contrôlée |
Le mode d’imposition
Les bénéfices réalisés par un professionnel dans le cadre de son activité à titre individuel sont soumis à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Les revenus de l’activité s’additionnent alors aux autres revenus du foyer fiscal.
Les bénéfices non commerciaux sont déterminés et imposés avec les particularités suivantes :
le bénéfice à retenir est toujours celui réalisé au cours de l’année civile,
les documents fiscaux ne comprennent pas de bilan,
les dépenses doivent être retenues pour leur montant réel. Toutefois, une évaluation forfaitaire est admise pour les frais de voiture.
Les cotisations sociales
| Tranches de revenus (1) | ||||
|---|---|---|---|---|
| 30 916 € (0,85 PSS) | 36 372 € (1 PSS) | 181 860 € (5 PSS) | 181 860 € (5 PSS) | |
| Assurance maladie maternité (praticiens conventionnés) | 0,11 % | 0,11 % | 0,11 % | / |
| Allocations familiales | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % |
| Allocations vieillesse | 8,6 % | 1,6 % | 1,6 % | / |
| Assurance invalidité décès | 1 158 € | |||
| Régime Avantages sociaux vieillesse (praticiens conventionnés) | 1 347 € + 0,375 % des revenus dans la limite de 181 860 € | |||
| Retraite complémentaire | Cotisations forfaitaires de 2 328 € + cotisation proportionnelle de 10,05 % des revenus compris entre 30 916 € et 181 860 € | |||
| Total + CSG + CRDS | 24,43 % + forfaits | 17,43 % + forfaits | 17,43 % + forfaits | 5,77 % + forfaits |
La protection sociale
| Auxilliaires médicaux | |
|---|---|
| Incapacité temporaire | A partir du 91ème jour d’arrêt et jusqu’au 365ème jour : 87,08 € par jour |
| Invalidité totale | Rente invalidité totale : 24 272 € /an Complément pour enfant à charge : 7 104 € /an |
| Décès : pour le conjoint | Rente de survie : 12 919 € /an |
| Décès : pour les enfants à charges | Rente éducation : 10 656 € /an |
La retraite
| RETRAITE DES AUXILLAIRES MEDICAUX | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Retraite de base |
Pension pleine : 65 ans quelle que soit la durée d’assurance (à partir de 65 ans en fonction du nombre de trimestres d’assurance cotisés)
Coût d’acquisition du point de la tranche 1 (au taux de 8,6%) : 5,90 € (450 points maximum par an)
Coût d’acquisition du point de la tranche 2 (au taux de 1,6%) : 24,15 € (100 points maximum par an) Valeur du point en 2012 : 0,5541 € |
|||||||||||||||
| Retraite complémentaire |
Pension pleine : 65 ans ou à partir de 60 ans sous conditions
Coût d’acquisition du point : 388 € (45,10 points maximum par an) |
|||||||||||||||
| Régimes Avantages sociaux vieillesse (praticiens conventionnés) |
La cotisation forfaitaire donne droit à 10 points par an Age requis : - 65 ans sans condition de cessation de l’activité libérale (entre 60 et 64 ans sous conditions) - entre 60 et 64 ans avec condition de cessation de toute activité pour inaptitude au travail
|
Le suivi au quotidien
Le professionnel suit le nombre d’actes et les coefficients qu’il réalise par an. Il suit également le montant moyen de ses actes.
Les honoraires
Les honoraires sont répartis entre honoraires conventionnés et dépassements. Les prothèses représentent l’essentiel des dépassements : elles sont faiblement remboursées par la Sécurité Sociale et leurs tarifs sont librement négociables.
Les charges à surveiller
Elles s’élèvent à environ 55% du chiffre d’affaires. Les plus importantes sont les achats et fournitures, suivies des frais de personnel (75% des dentistes emploient du personnel : assistant, secrétaire …).
La maîtrise du résultat
Le résultat dépend avant tout du nombre d’actes et du prix moyen/acte. Ce dernier est fortement influencé par le volume d’actes en P (Prothèse) qui, de loin, offre la meilleure marge au professionnel. Les investissements prennent une importance croissante, surtout en zone urbaine.
La gestion financière et les besoins en trésorerie
Un minimum de fonds propres est recommandé. Les délais de paiement de la Sécurité Sociale, ou ceux souvent accordés aux patients, peuvent engendrer quelques besoins de trésorerie.
| Evolution du nombre de création (1) | Répartition des professionnels par tranches d’honoraires en 2007 | ||
|---|---|---|---|
| Dentistes | < 45 000 € | 3,1 % | |
| 2010 | 1 344 | 45 000 € à 90 000 € | 7,7 % |
| 2009 | 1 292 | 90 000 € à 150 000 € | 19,1 % |
| 2008 | 1 396 | 150 000 € à 210 000 € | 23,7 % |
| 2007 | 1 218 | 210 000 € à 255 000 € | 14,7 % |
| 2006 | 966 | 255 000 € à 300 000 € | 10,7 % |
| (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2008 - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises au cours de l’année 2008) | 300 000 € à 450 000 € | 15 % | |
| > 450 000 € | 6 % | ||
| (Source : Cnamts, Démographie, activité et patientèle des professions de santé du secteur libéral) | |||
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.
"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :
1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;
2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;
3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.
On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)
| Evolution du nombre de DEFAILLANCE | TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années | ||
|---|---|---|---|
| 2010 | 62 | Dentistes |
72,8 % |
| 2009 | 46 | Moyenne tous secteurs | 51,9 % |
| 2008 | Nc | (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002) | |
| (Source : Insee, Défaillances d’entreprises) | |||
UJCD
Union des Jeunes Chirurgiens-Dentistes
14 rue Etex – 75 018 Paris
Tel : 01 44 85 51 21 - Fax : 01.46.27.55.34
http://www.ujcd.com
ADF
Association Dentaire Française
7 rue Mariotte, 75 017 Paris
Tel : 01 58 22 17 10 - Fax : 01.58.22.17.40
http://www.adf.asso.fr
- Ameli.fr : conventions, tarifs conventionnels, gestion de l’activité et informations sur la profession
- inst@LSanté : service dédié à l’installation des professionnels de santé : choix du lieu d’installation, les aides à l’installation, les aides à la pratique professionnelle et les démarches associées
- Unasa : Union Nationale des Associations Agréées
Xerfi
Plusdetudes.com : moteur de recherche d’études
Research & Markets : moteur de recherche d’études
- C@rtosanté : service de l’Union Régionales des Caisses d’Assurance Maladie détaillant l’offre et la consommation de soins au niveau de la région, du département, du canton et de la commune
- Statiss : STATistiques et Indicateurs de la Santé et du Social. Ce site présente les données départementales et régionales des Directions régionales des Affaires sanitaires et sociales (DRASS) au 1er janvier 2009 (et historique sur plusieurs années) : démographie, équipements sanitaires, les professionnels de santé (libéraux et autres).