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Auto-Ecole

Mise à jour : 15/04/2014



Le marché

Le marché


Le chiffre d’affaires du secteur des auto-écoles est soutenu par un effet prix (le prix à la consommation en services d’apprentissage de la conduite a augmenté de plus de 50% en 10 ans). Sur le volume d’activité, la profession est confronté à une diminution de la demande.

Sur le segment de l’apprentissage de la conduite, plusieurs facteurs pénalisent la profession :

- l’évolution démographique : la tranche d’âge 18/25 ans (qui recouvre les principaux clients des auto-écoles) est en diminution,


- le pouvoir d’achat limité des consommateurs (notamment des jeunes) freine la demande des écoles de conduite. Le critère prix reste déterminant dans le choix du centre de formation par le consommateur. Dans ce contexte les professionnels peinent à répercuter l’intégralité des hausses de leurs charges (véhicules, carburant, charges sociales) au détriment de leurs marges,

- les réformes du permis de conduire menées par les pouvoirs publics : le taux de réussite à la nouvelle épreuve théorique générale (ETG, anciennement « Code ») et à l’examen pratique de conduite a chuté de façon vertigineuse. La hausse conséquente du budget consacré à l’obtention du permis de conduire incite les jeunes à repousser son échéance ou à conduire sans permis. De leur côté, les professionnels sont tentés de proposer des forfaits attractifs au risque de mettre en péril leur rentabilité,

- le nouveau système d’attribution des places : l’insuffisance des places d’examen constatée depuis de nombreuses années (manque d’examinateurs) est aujourd’hui gravement accentuée par la réforme de leur système d’attribution. Les places aux examens sont désormais attribuées en fonction du taux de réussite des auto-écoles alors qu’auparavant elles étaient attribuées en fonction du nombre de dossiers déposés en préfecture.

Malgré ces difficultés, certains éléments sont favorables à la profession :

- le développement de la conduite accompagnée,

- l’allongement des délais d’attente au permis obligent les candidats en attente à prendre des heures de conduite supplémentaires pour maintenir leur niveau,

- la création de l’ASSR (attestation scolaire de sécurité routière). L’ASSR est obligatoire pour passer le permis A et B et constitue pour les professionnels une occasion de se faire connaître et de fidéliser leur future clientèle,

- les stages de récupération de points : le durcissement de la réglementation en matière de sécurité routière (installation des radars automatiques, permis probatoire…) est à l’origine d’un accroissement du nombre de permis invalidés et des points retirés, d’où une hausse de la fréquentation des auto-écoles. Pour éviter le retrait de permis, des stages de sensibilisation ont été créés afin de pouvoir récupérer des points sur le permis (possibilité de récupérer 4 points dans la limite d’un stage tous les deux ans) : l’essor de ces stages est tel que plus de 85% des participants aux divers stages répertoriés par la préfecture ont pour finalité de récupérer leur capital de points. De plus, la perte rapide des points entraîne un accroissement du nombre d’annulations de permis, ce qui explique l’apparition d’une clientèle plus âgée désirant repasser son permis de conduire.

Tendances


Les réformes du permis de conduire engagées depuis 2010 contribueront à baisser le coût du permis (mises en place d’aides financières de l’Etat), à diminuer le délai d’attente pour passer l’examen (plus d’examinateurs) et à améliorer le taux de réussite (réforme de l’examen du code de la route). Ces réformes auront un impact positif sur le volume d’activité des professionnels du secteurs mais nuiront au niveau de leurs marges (moins d’heures d’enseignement par client, moins d’heures hors des forfaits proposés).

Les professionnels du secteur poursuivront leurs efforts d’innovation pour se différencier des concurrents et améliorer leur rentabilité (simulateur de conduite pour apprentissage en autonomie par exemple).

De plus en plus de professionnels intégreront un groupement pour améliorer leur notoriété et bénéficier d’économies d’échelles (véhicules, supports de formations etc.).


L’organisation du marché


- les exploitants indépendants constituent l’essentiel des professionnels du secteur. En effet, la majorité des entreprises sont de petites tailles (l’exploitant ne possédant souvent aucun salarié).

- les groupements d’auto-écoles, qui sont encore peu nombreux.


Nombre d’entreprises du secteur en 2013 Chiffre d’affaires du secteur en 2011 Evolution du chiffre d’affaires du secteur en valeur
(en milliards d’euros) (Indice ICA base 100 en 2005)
10 592   1,677 Md€

 

(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements 2013 - champ marchand non agricole, Stocks d’entreprises au 1er janvier 2013)

(Source : Insee, Esane)

2013 Nc
2012 Nc
2011 Nc
2010 Nc
2009 Nc
(Source : Insee, Bulletin Statistique)

 


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Le métier et la règlementation

Les aptitudes professionnelles


Le moniteur d’auto-école doit détenir le BEPECASER (Brevet pour l’Exercice de la Profession d’Enseignant de la Conduite Automobile et de la Sécurité Routière) ou le CAPEC (Certificat d’Aptitude Professionnelle à l’Enseignement de la Conduite des véhicules terrestres à moteur, et être titulaire du permis B depuis plus de 3 ans. Les moniteurs d’auto-école peuvent également d’élargir leurs compétences en obtenant le Brevet d’Aptitude à la Formation des Moniteurs (formation des futurs enseignants à la conduite, intervention en milieu scolaire ainsi qu’auprès des entreprises dans le cadre de stages de prévention, organisation de stages pour les conducteurs responsables d’infractions) ou le Brevet d’Animateur pour la Formation des Conducteurs Responsables d’Infractions crée en 1992.

Le moniteur doit faire preuve de qualités pédagogiques, de courtoisie, de patience et de maîtrise de soi. Il doit savoir s’adapter à chacun de ses élèves, dont la plupart sont âgés de 18 à 25 ans. Une bonne condition physique est nécessaire.

L’environnement règlementaire


Les contraintes à l’installation

L’accès à la profession est réglementé par un arrêté du 8 janvier 2001. D’une part, l’exploitation d’un établissement nécessite un agrément du préfet (délivré pour une durée de 5 ans) et le respect d’obligations concernant le personnel employé, les locaux et les véhicules. L’exploitant doit être âgé d’au moins 23 ans, être titulaire depuis 3 ans minimum du permis de conduire de la catégorie B et justifier d’une expérience professionnelle de 2 ans (ou 3 200 heures) dans dans l’enseignement de la conduite. De plus, il ne doit pas avoir fait l’objet d’une condamnation au bulletin 2 du casier judiciaire.

Le professionnel doit être titulaire du BEPECASER (Brevet pour l’Exercice de la Profession d’Enseignant de la Conduite Automobile et de la Sécurité Routière) ou du CAPEC (Certificat d’Aptitude Professionnelle à l’Enseignement de la Conduite des véhicules terrestres à moteur).

Si le professionnel enseigne la conduite, il doit s’enregistrer auprès de l’Urssaf (s’il n’enseigne pas lui-même la conduite, il doit s’inscrire à la Chambre de Commerce et d’Industrie).

Les principaux points de la règlementation professionnelle

La réglementation relative à l’activité est fixée par l’article R213-2 du Code de la Route et par les articles 4,5 et 6 de l’arrêté du 8 janvier 2001.

Chaque permis de conduire impose un nombre minimum d’heures de formation individuelle. Les prix sont librement fixés mais les conditions d’affichage et la publicité sont réglementées par un arrêté du 19 juin 1987.

La superficie du local doit être au minimum de 25 m2.

Depuis avril 2010, certaines mesures visant à simplifier l’accès au permis de conduire sont entrées en vigueur :


- réduction des délais de passage du permis (hausse du nombre d’inspecteurs et d’examens, etc).


- changement du contenu des programmes en vue de renforcer la sécurité routière (modification du code, rendez-vous post-permis, etc).


- mise en place de la conduite supervisée (pour les plus de 18 ans, sur 3 mois et 1000 kms) qui permet aux élèves d’avoir davantage d’expérience à moindre coût.

Dans le cadre de l’harmonisation européenne du permis de conduire (directive 2006/126/CE), un permis unifié (unification des catégories) et sécurisé au niveau européen sera mis en place en janvier 2013. A cette même date, sera déployé le nouveau système d’échange d’information au niveau européen, à savoir FAETON (dématérialisation des flux de données entre usagers, écoles de conduite, inspecteurs, force de l’ordre, centres de stage etc.). Les auto-écoles ont jusqu’au 30 octobre 2012 pour s’enregistrer auprès de FAETON.


Statut juridique et fiscal

Rendez-vous dans notre rubrique Mon guide pratique / Mes impôts & taxes pour connaître le taux de TVA qui s’applique à votre activité ainsi que le mode d’imposition de vos bénéfices.


Rendez-vous dans notre rubrique Mon guide pratique / Mon régime social pour connaître le montant des cotisations et des prestations de votre régime social obligatoire.

L’exercice de l’activité

L’installation


La création est le mode d’installation le plus courant. L’emplacement est important : la proximité d’une faculté ou de zones d’enseignement secondaire est très recherchée.

En cas de reprise, la valeur du fonds dépend essentiellement de l’emplacement, de la notoriété, du nombre d’inscriptions et de l’état d’entretien du matériel dont l’entreprise est propriétaire.


Les investissements


L’investissement le plus important est le parc automobile et/ou moto. A noter que de plus en plus de véhicules sont achetés en leasing (crédit-bail, location avec option d’achat). Le professionnel doit également investir dans du matériel de bureau ainsi que dans différents outils techniques nécessaires à l’enseignement théorique : équipement vidéo, TV…

La gestion


Le suivi au quotidien

Le professionnel suit l’évolution de son chiffre d’affaires mensuel et l’activité de ses moniteurs. Il suit également le produit moyen par formation et le taux de réussite au passage du permis de ses “élèves”.

Les recettes de l’activité

Le taux d’activité minimum pour une entreprise familiale (couple exploitant) est de 1 800 h de cours /an). Les auto-écoles sont souvent de petites entreprises : près de 40% d’entre elles réalisent moins de 61 K€ de chiffre d’affaires.

Les charges à surveiller

Pour les entreprises de petites tailles, les charges les plus importantes sont constituées des frais d’essence, d’entretien et réparation des véhicules (150 €/mois/voiture pour ces deux derniers), des assurances professionnelles obligatoires (1 500 €/an minimum par voiture) et de l’amortissement des véhicules. Pour les entreprises plus importantes, le principal poste de charges est constitué des charges de personnel et de cotisations sociales, qu’il convient de bien maîtriser.

La maîtrise du résultat

Le résultat dépend essentiellement de la capacité du professionnel à générer un volume d’activités suffisant pour rentabiliser ses investissements et ses charges fixes. Pour les entreprises employant du personnel, l’activité par moniteur doit être étroitement suivie.

La gestion financière et les besoins en trésorerie

Les investissements d’installation sont peu élevés : entre 150 et 300 K€, pas-de-porte inclus. Toutefois, la rentabilité du secteur étant faible, ils doivent être largement auto-financés. A l’installation, une réserve en fonds propres est également nécessaire pour passer le cap des 3 premières années, souvent déficitaires du fait d’une activité réduite et des dépenses nécessaires à la communication et la publicité. Après cette période (à l’exception de quelques opérations spécifiques), l’activité ne génère pas de besoin de trésorerie. En effet, en régime de croisière, le besoin en fonds de roulement est réduit, les clients versant souvent un acompte à l’inscription et réglant régulièrement les heures de cours qu’ils prennent.


Evolution du nombre de création (1)  
2013 999    
2012 821    
2011 863    
2010 821    
2009 661    
(Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d’entreprises )    
   
 


(1) : Jusqu’en 2006 : le nombre de créations correspond aux créations pures.

"Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d’entreprise s’appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons : une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Par rapport aux immatriculations dans Sirene, on retient comme création pour satisfaire au concept harmonisé :

- 1 : les créations d’entreprise correspondant à la création de nouveaux moyens de production (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) ;

- 2 : les cas où l’entrepreneur (il s’agit en général d’un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d’un an (il n’y a pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l’ancien numéro Siren) ;

- 3 : les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d’une autre entreprise (il y a nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu’il n’y a pas continuité de l’entreprise reprise.

On considère qu’il n’y a pas continuité de l’entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l’entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l’unité légale contrôlant l’entreprise, l’activité économique et la localisation." (Insee)

Les difficultés du métier

Les difficultés du métier


Les principales difficultés pour le créateur sont :

• Les pratiques tarifaires :

Les professionnels font un usage excessif de tarifs promotionnels. L’importance de leurs charges (carburants, assurances, salaires, cotisations…) est pourtant incompatible avec ces stratégies de prix. Beaucoup d’entreprises travaillent à perte.


• Le manque de places d’examen :

Les taux de réussite à l’ETG (épreuve théorique générale) et à l’examen pratique de conduite ayant chuté, les candidats sont souvent contraints de se représenter plusieurs fois. Or, le délai d’attente pour l’obtention d’une place à l’examen s’allonge du fait de la pénurie d’inspecteurs et de l’application de la réglementation européenne (augmentation de la durée de l’examen). Dans les régions où les attributions de places aux examens sont déjà conditionnées par les taux de réussite des auto-écoles, les inégalités entre auto-écoles se creusent.


Dans ce contexte, un bon emplacement, un excellent professionnalisme et une stratégie commerciale adaptée (diversification et pratiques tarifaires) sont des atouts indispensables pour réussir.


Evolution du nombre de DEFAILLANCE TAUX DE SURVIE AU DELà DES 5 premieres années
2010 73

Auto-écoles

59,0 %
2009 84 Moyenne tous secteurs 51,9 %
2008 102
2007 96 (Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002)
2006 84
(Source : Insee, Défaillances d’entreprises)


Pour aller plus loin

Les principales organisations professionnelles


CNPA
Conseil National des Professions de l’Automobile
50 rue Rouget de Lisle - 92158 Suresnes Cedex
Tel : 01 40 99 55 00
http://www.fnbois.com

UNIDEC
Union Nationale des Enseignants de la Conduite
58 cours Gambetta - 34000 Montpellier
Tel : 04 99 74 22 00
http://unidec.org/


La presse spécialisée


La Tribune des Auto-Ecoles
http://www.tribune-auto-ecoles.fr


Autres sources d’informations


Rendez-vous dans notre rubrique Mes outils & services / Liens utiles pour accéder à d’autres sources d’information pouvant être utiles : données statistiques, données comptables et financières, études de marché et informations sur les réseaux sous enseigne.




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